Samedi 5 décembre 2020
Édition Internationale
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Sacha Lazimi : « La cible de Yubo, c’est la génération Z ! »

Par Némo Empis | Publié le 08/11/2020 à 18:00 | Mis à jour le 10/11/2020 à 09:37
Yubo réseau social

Avec pas moins de 40 millions d’utilisateurs à travers le monde, le réseau social français Yubo fait un véritable carton à l’étranger. Différente des plateformes de messagerie classiques, l’application se démarque par sa manière d’améliorer l’interaction entre les jeunes de la génération Z.

Finie la génération Y, aux oubliettes la génération X : place à la génération Z. C’est en tout cas la ligne de conduite du réseau social Yubo, et de son CEO et co-fondateur, Sacha Lazimi. Au départ, Yubo, c’est une simple histoire de copains soucieux d’améliorer la façon dont les gens interagissent en ligne. « Cela fait 10 ans qu’on fait des applications sociales, nous avons commencé à 18 ans avec un premier projet à la fac, puis un deuxième en école d’ingénieurs, et Yubo a vu le jour alors que nous étions encore étudiants. » Reproduire la manière dont les gens communiquent et socialisent dans la vraie vie, c’est l’objectif annoncé du réseau social, « ajoutez à cela le pouvoir de la technologie qui permet aux utilisateurs de se connecter instantanément avec un groupe de personnes qui leur correspond, et de la manière la plus sécurisée possible », décortique Sacha Lazimi.

Aux origines de Yubo

Et si l’inspiration était venue de l’application Snapchat ? Plateforme dédiée à l’échange de photos et vidéos entre amis, elle a intrigué Sacha Lazimi. « Des millions de personnes partagent leur pseudo Snapchat pour se faire de nouveaux amis lance-t-il, or, initialement, c’est une application de messagerie entre amis. Nous avons donc voulu savoir qui faisait ça, et pourquoi. » Une fois identifiée, cette part d’utilisateurs est devenue la cible principale de Yubo. Et cette cible, c’est la génération Z, autrement dit, les personnes nées à partir de l’année 2000 et qui n’ont jamais connu le monde sans réseaux. « Cette génération ne fait pas la différence entre le hors ligne et le en ligne et elle a un besoin très fort de socialiser », détaille Sacha, ainsi a vu le jour le réseau social. Aujourd’hui, il fonctionne avec des groupes de discussion d’une dizaine de personnes environ qui échangent autour de sujets divers et variés, et en fonction de leurs intérêts. En bref, comme dans la « vraie vie ».

Nous ne sommes pas en compétition, nous sommes là en complément et permettons de répondre à d’autres besoins

Née il y a cinq ans, l’application Yubo est arrivée en plein avènement des mastodontes des applications de messagerie que l’on connaît aujourd’hui. Pourtant, les co-fondateurs ne veulent pas entendre parler de concurrence avec les WhatsApp, Messenger, Instagram ou plus récemment TikTok. « Ces applications sont tournées autour du contenu, de la performance et des comportements individualistes lance Sacha Lazimi, en clair, tout ce qui s’échange sur ces plateformes sont des likes, des vues et des commentaires. » Et c’est ce que voulait à tout prix éviter Yubo.

Au contraire, la découverte de personnalités et l’ouverture d’esprit sont des spécificités du réseau français, « c’est ce qui nous différencie, Yubo accorde beaucoup d’importance à ne pas laisser de place à l’individualisme insiste-t-il, c’est en ce sens que nous ne sommes pas en compétition, nous sommes là en complément et permettons de répondre à d’autres besoins. »

Un franc succès à l’étrangerApplication messagerie rencontres

L’application ne compte pas moins de 40 millions d’utilisateurs à travers le monde. Et les créateurs entendent bien faire augmenter ce chiffre. Pur produit de l’innovation française, Yubo a dans un premier temps été développé en anglais. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard quand on suit la logique des choses, « puisque la cible correspondait à de nombreux utilisateurs de Snapchat, nous avons regardé où est-ce que l’application était bien implantée », justifie Sacha Lazimi. Sont sortis du lot les États-Unis, l’Angleterre, l’Australie et les pays nordiques. Des pays où se sont installés une certaine masse critique, du bouche à oreille et une croissance organique qui ont permis à la jeune entreprise de s’y développer rapidement.

Une équipe basée à Paris

Avec un tel succès outre-Atlantique et outre-Manche, ouvrir des bureaux à Jacksonville et à Londres sonnait comme une évidence. « Nous allons potentiellement en ouvrir un à New-York et dans d’autres pays en fonction de nos collaborateurs », s’enthousiasme Sacha Lazimi. Pourtant, le bureau principal du groupe se trouve à Paris, « et cela ne changera pas, on est Français, la majorité de l’équipe est ici et notre communauté tricolore représente tout de même 5% de nos utilisateurs », poursuit-il. Grâce à une bonne base d’inscrits et de la croissance organique, les fondateurs comptent croître davantage dans leur pays d’origine. Mais Yubo ne veut pas s’arrêter là et ne cache pas ses autres ambitions internationales. « Nous voulons étendre notre champ d’action et avons quelques idées en tête assure Sacha, la croissance a été forte en Amérique latine ces derniers mois, elle a été la troisième région la plus active du groupe pendant le confinement. » L’Amérique du Sud intéresse donc, mais aussi le marché asiatique avec le Japon, Taiwan ou les Philippines en première ligne.

 Plus notre plateforme est sécurisée, plus nos utilisateurs bénéficient d’une bonne expérience et sont engagés 

Le réseau social veut grandir certes, mais n’oubliera pas pour autant ses valeurs. L’une d’elle s’avère être la sécurité. Yubo s’engage pour assurer à ses utilisateurs la meilleure des expériences. « Qu’ils soient hors ligne ou en ligne, nous tenons à ce qu’ils se comportent de la même façon souligne Sacha, d’où la volonté de reproduire sur Yubo, la façon dont les jeunes socialisent dans la vie réelle. » Aujourd’hui, la plateforme fait partie des leaders en terme de sécurité, et compte bien le rester. « Dans cette optique, nous travaillons main dans la main avec les gouvernements, la commission européenne et des associations internationales de protection des données », dévoile-t-il. Avec une politique pro-régulation adoptée, Yubo est véritablement à l’opposé des modèles des géants américains. Pour Sacha, tous les problèmes récurrents sur Internet - et notamment le harcèlement - sont transposables aux problèmes de la société. « Notre force, et c’est celle du web, c’est qu’on peut agir beaucoup plus rapidement avec Internet, mieux encore, il nous permet parfois d’intervenir en amont. » Yubo a donc toutes les cartes en main pour permettre à cette génération Z de s’exprimer elle-même, avec, ou sans téléphone.

Pour toutes informations complémentaires, rendez-vous sur : yubo.live/fr. L'application est disponible sur Android et iOS.

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Némo Empis

Némo Empis

Diplômé d'un master de journalisme, il a rejoint la rédaction parisienne de lepetitjournal.com. Némo est passé par Casablanca pour un stage de deux mois chez RadioMars.
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