Au sommet d'Oudong, un temple devenu musée rouvre ses portes et révèle des siècles d'histoire cambodgienne. Un lieu unique entre patrimoine royal et mémoire vivante.


PHNOM PENH – Le musée Arthoross, récemment rénové et situé au sommet d'Oudong dans la province de Kandal, a officiellement ouvert ses portes au public. Il offre aux visiteurs comme aux chercheurs un accès à plusieurs siècles d'héritage culturel et religieux du Cambodge.
Préserver et transmettre le patrimoine
Dans un message publié sur sa page Facebook officielle, Hun Manet a indiqué que l'ouverture du musée a pour objectif de protéger et promouvoir le patrimoine culturel du pays, tout en offrant un espace dédié à l'apprentissage du public et à la recherche académique.
« La transformation du temple en musée permet aux visiteurs d'observer des statues de Bouddha, des sculptures de divinités ainsi que d'autres objets religieux provenant des stupas des rois Ang Eng et Ang Satha, ainsi que divers artefacts archéologiques datant de la période d'Oudong », a-t-il écrit.
Selon le ministère de la Culture et des Beaux-Arts, la conversion de cet ancien temple vise à renforcer la conservation de la structure historique et de son imposante statue de Bouddha, tout en développant la sensibilisation du public à la richesse du patrimoine culturel cambodgien.
Un espace dédié aux artefacts archéologiques
Le musée sert également de lieu d'exposition pour des objets archéologiques majeurs issus des stupas royaux et de l'ancienne capitale royale d'Oudong.
Construit à l'origine au XVII^e siècle durant la période d'Oudong, le temple Arthoross repose sur les fondations d'un édifice angkorien du XI^e siècle. L'édifice mesure 39,2 mètres de long, 22,3 mètres de large et 23,6 mètres de haut.
En son centre se dresse une statue monumentale de Bouddha d'environ 16,79 mètres avec son socle. Le nom « Arthoross » provient d'ailleurs de la hauteur de cette statue.
Une restauration après des décennies de dégradations
Le temple a subi d'importants dommages au fil des décennies de conflit avant de faire l'objet de plusieurs campagnes de restauration. La plus récente, achevée en 2025, a été menée par le ministère de la Culture et des Beaux-Arts pour le compte du gouvernement royal, avec le soutien de nombreux donateurs.
Rédigé par : Phoeurng Pherak
Avec l'aimable autorisation de Cambodianess, qui a permis la traduction de cet article et ainsi de le rendre accessible au lectorat francophone.
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