Disparu depuis dix ans des eaux cambodgiennes, un mammifère marin menacé refait une apparition inattendue à Kep.


PHNOM PENH – Le dugong, mammifère marin et espèce menacée, a été observé dans une zone marine protégée de la province de Kep. Cette présence inattendue témoigne d’une amélioration des écosystèmes marins ainsi que de l’impact des mesures de protection mises en place ces dernières années.
Le dugong passe une grande partie de son temps à brouter les herbiers marins, ce qui lui vaut son surnom de « vache marine ». Cet herbivore figure sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en tant qu’espèce vulnérable depuis 1982. À l’échelle mondiale, sa population continue de diminuer, principalement en raison des activités humaines qui dégradent son habitat naturel.
Des efforts de conservation renforcés
Pour favoriser le retour de cette espèce rare, plusieurs initiatives ont été déployées au Cambodge. Une campagne de mise en place de sanctuaires artificiels pour poissons a été lancée afin de restaurer les herbiers marins, indispensables à la survie des dugongs.
Ces actions sont menées par la Direction générale des pêches, l’organisation Marine Conservation Cambodia ainsi que les autorités locales.
Au-delà de la protection du dugong, ces initiatives contribuent à préserver la biodiversité, restaurer les herbiers marins et maintenir des écosystèmes en bon état. Elles participent également à la durabilité des ressources halieutiques et à l’augmentation des prises pour les pêcheurs.
Un retour après dix ans d’absence
Après une décennie sans observation confirmée, le dugong a été aperçu de nouveau dans l’archipel de Kep en septembre dernier.
Proche parent du lamantin, mais distinct par son mode de vie strictement en eau de mer, il évolue uniquement en milieu côtier. Il se caractérise par une queue semblable à celle des dauphins et une couleur variant du gris au brun. L’animal peut atteindre trois mètres de long et peser jusqu’à 400 kilogrammes.
On estime qu’environ 100 000 dugongs vivent dans les eaux d’une quarantaine de pays, exclusivement en milieu marin.
Rédigé par : Rin Ousa
Avec l'aimable autorisation de Cambodianess, qui a permis la traduction de cet article et ainsi de le rendre accessible au lectorat francophone.
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