À Phnom Penh, 100 femmes scientifiques d'Asie et d'Inde unissent leurs forces face au climat. Découvrez leurs revendications et priorités.


À Phnom Penh, des experts réunis mercredi 8 juillet ont appelé les gouvernements à renforcer la place des femmes scientifiques afin de mieux répondre aux défis liés au réchauffement climatique et à la sécurité alimentaire dans un contexte de changement climatique.
Une coopération régionale ASEAN-Inde
Le conclave, organisé du 8 au 10 juillet à Phnom Penh autour du thème « Construire une communauté inclusive dans les sciences, les technologies et l’innovation », réunit environ 100 femmes scientifiques, chercheuses et innovatrices issues des États membres de l’ASEAN et de l’Inde.
L’événement est porté par le ministère cambodgien de l’Industrie, des Sciences, des Technologies et de l’Innovation (STI). Le secrétaire du Département indien des sciences et technologies, le professeur Umesh Waghmare, a insisté sur la nécessité d’une approche inclusive pour l’avenir du secteur :
« Les femmes scientifiques, innovatrices et entrepreneures apportent des contributions majeures dans tous les domaines scientifiques et technologiques. Pourtant, elles continuent de faire face à des obstacles qui nécessitent un soutien institutionnel accru, des réseaux professionnels plus solides et davantage d’opportunités de collaboration. »
Un appel pour des politiques plus inclusives
Les participants ont également plaidé pour la mise en œuvre de programmes favorisant un meilleur équilibre de genre, afin d’encourager la participation féminine dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation.
Le secrétaire d’État permanent du ministère cambodgien de l’Industrie, des Sciences, des Technologies et de l’Innovation, le Dr Nhim Khemara, a souligné le rôle central des femmes dans la résolution des enjeux socio-économiques :
« Nous devons faire face aux défis liés au changement climatique et à la sécurité alimentaire, tout en promouvant la durabilité environnementale et la transformation numérique. Les nations ne pourront pas relever ces défis si elles laissent de côté les talents féminins. Nous devons autonomiser les femmes et soutenir leur progression dans les sciences, les technologies et l’innovation. »
Quatre priorités au cœur des échanges
Durant les trois jours, le Cambodge pilote des discussions et des compétitions portant sur quatre axes prioritaires à l’échelle mondiale : la sécurité alimentaire, les solutions énergétiques durables, l’accès équitable à l’éducation et les technologies émergentes.
En parallèle des sessions techniques, les participantes effectuent des visites d’étude à l’Institut de technologie du Cambodge ainsi qu’à l’Université royale de Phnom Penh, afin de favoriser les échanges d’expériences et de renforcer les capacités de recherche collaborative au sein de l’espace ASEAN-Inde.
L’égalité de genre comme levier régional
Dans le même esprit, la secrétaire adjointe aux affaires administratives et juridiques du Département des sciences et technologies des Philippines, la Dr Diana L. Ignacio, a mis en avant l’importance de l’égalité de genre pour le développement régional :
« Nous devons renforcer le cadre régional en matière de genre afin de toucher davantage de femmes dans la communauté MISTI. Sans cela, 50 % des femmes resteront exclues. »
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