Au Forum de l’OCDE à Paris, le Cambodge a réaffirmé ses engagements en matière de droit du travail dans le secteur textile. Un enjeu stratégique à l’approche de la sortie du statut de PMA et de l’évolution des préférences commerciales européennes.


À l’occasion du Forum de l’OCDE sur le devoir de diligence dans le secteur de l’habillement et de la chaussure, organisé les 11 et 12 février à Paris, le Cambodge a réaffirmé ses engagements en matière de droit du travail.
Le ministre du Travail et de la Formation professionnelle, HENG Sour, conduisait une délégation tripartite composée de représentants de l’État, des employeurs et des syndicats. Cette participation visait à présenter les efforts engagés pour améliorer les normes sociales et promouvoir des pratiques responsables dans le secteur textile.
Un secteur clé pour l’économie cambodgienne
L’industrie de l’habillement et de la chaussure emploie environ un million de personnes au Cambodge. Elle constitue une référence nationale pour la fixation des normes sociales, notamment en matière de salaire minimum.
Celui-ci est actuellement fixé à 210 dollars américains, hors avantages et primes. Les évolutions dans ce secteur ont donc un effet d’entraînement sur l’ensemble du marché du travail.
Convaincre les donneurs d’ordres internationaux
Pour Phnom Penh, l’enjeu est double. Il s’agit d’une part de rassurer les donneurs d’ordres internationaux sur le respect effectif des normes sociales et environnementales. D’autre part, le pays anticipe la sortie programmée de son statut de pays les moins avancés, prévue en décembre 2029.
Cette transition aura des conséquences commerciales. En décembre 2032, le Cambodge devrait perdre le bénéfice du régime européen « Tout sauf les armes ». Son éventuel remplacement par le Système de préférences généralisées plus (SPG+) – régime commercial qui demeure favorable – impliquera le respect strict des conventions internationales du travail, notamment celles de l’Organisation internationale du travail.
Dans ce contexte, le renforcement du droit du travail apparaît comme un levier stratégique pour préserver l’accès aux marchés et maintenir l’attractivité du secteur textile cambodgien.





















