Édition internationale

Un cadre de Prince Holding Group interpellé au Japon

Arrestation au Japon d’un cadre lié à Prince Holding Group, soupçonné de fraude et d’activités criminelles transnationales.

Un cadre de Prince Holding Group interpellé au JaponUn cadre de Prince Holding Group interpellé au Japon
Un bâtiment du groupe Prince situé sur le boulevard de Russie à Phnom Penh, (CamboJA/Pring Samrang)
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 23 juin 2026

Un membre dirigeant d’un réseau criminel basé au Cambodge, Hu Shi, a été arrêté au Japon. Il était aux côtés de deux autres ressortissants chinois, Li Yinhong et Hao Fengzhi, selon des sources proches de l’enquête relayées par la presse japonaise le 22 juin.

La police de Tokyo soupçonne les trois individus d’avoir déposé une fausse déclaration de changement d’adresse, en infraction avec la législation relative à la création et à l’usage de documents officiels falsifiés.

Un cadre lié au groupe Prince Holding

Le suspect principal a été identifié comme un cadre de Prince Holding Group. D’après le département du Trésor américain, cette organisation a son siège à Phnom Penh et aurait mis en place d’importants complexes dédiés à des activités frauduleuses.

En 2025, les États-Unis ont inscrit Prince Holding Group ainsi que son président, Chen Zhi, ressortissant cambodgien d’origine chinoise, sur la liste des personnes et entités sanctionnées (Specially Designated Nationals).

Le groupe est soupçonné d’attirer des individus de plusieurs pays via de fausses offres d’emploi promettant des salaires élevés, avant de les retenir et de les contraindre à participer à des fraudes transfrontalières et à d’autres activités illégales.

Pour en savoir plus : Le Cambodge expulse un chef de réseau criminel vers la Chine

Des identités multiples et des contestations

Hu Shi, également connu sous d’autres identités dont Chen Xiaoer, est présenté comme un ressortissant chypriote d’origine chinoise âgé de 44 ans. Il a été interpellé le 14 juin.

Les deux autres suspects, Li Yinhong, employé chinois de 31 ans, et Hao Fengzhi, une ressortissante chinoise âgée de 36 ans, contestent les accusations.

Selon les sources citées, Hu Shi aurait déclaré aux enquêteurs avoir transféré son enregistrement de résidence à Tokyo dans le but d’obtenir un statut de résident permanent, en confiant les démarches à un intermédiaire.

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