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INFO-PARTENAIRE - L'histoire de Dior avec les fleurs du pays grassois

Par Conseils beauté avec Dior | Publié le 13/08/2018 à 00:00 | Mis à jour le 13/08/2018 à 07:32
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La longue histoire de Dior avec les fleurs d’exception du pays grassois, du Château de La Colle Noire jusqu’au Domaine de Manon et au Clos de Callian

 

 

Depuis toujours, la Rose de Mai et le Jasmin de Grasse sont chères à Dior.
Ces fleurs d’exception nourrissent un idéal : la rencontre de fleurs uniques avec des fragrances d’exception.

1951 Christian Dior vient d’acquérir le château de Le Château Colle Noire à Montauroux, en plein terroir grassois. Son rêve provençal s’accomplit : il décore avec soin l’imposante demeure, compose un jardin sublime et, plus surprenant, entreprend d’ambitieuses plantations sur les hectares qui entourent sa propriété.
A sa mort en 1957, un véritable domaine agricole est né où des champs entiers de fleurs à parfums s’épanouissent…

2016, la Maison de Parfums Dior réinvestit la Colle Noire et lui redonne toute sa splendeur passée en répliquant la décoration imaginée par Christian Dior et en recréant son jardin, mais aussi en replantant des Roses de Mai et du Jasmin de Grasse.

Aujourd’hui, la maison de Parfums Dior orchestre un retour aux sources qui souligne l’attachement profond du couturier-parfumeur à un terroir qui lui a inspiré ses parfums fondateurs.
De fait, l’ancrage provençal désormais renforcé des parfums Dior conclut avec éclat une démarche entreprise depuis plusieurs années dans ce terroir.
En effet, non loin de là, en plein cœur du terroir grassois, le « Domaine de Manon » et le « Clos de Callian » réservent déjà depuis plusieurs saisons la totalité de leurs récoltes de Roses de Mai et de Jasmin aux parfums  Dior.


Autant de liens qui ont incités la maison Dior à retrouver ses racines dans le pays des fleurs d’exception. En acquérant la Colle Noire, c’est une propriété riche de souvenirs qui est investie, mais aussi pleine de projets futurs.

Aujourd’hui, plus que jamais, Dior est à Grasse.
Pour sa mémoire comme pour son avenir.

 


1 / Le terroir grassois, une terre d’élection pour la famille Dior

Lorsque Christian Dior devient propriétaire de la Colle Noire en  1951, il revient dans une région d’ores et déjà chère à son cœur.
En effet, après la crise de 1929 qui l’avait ruinée, sa famille s’était installée dans l’arrière pays varois. Plus tard, pendant l’Occupation, Christian Dior s’y réfugie à son tour et cultive déjà des légumes afin de survivre avec ses proches en ces temps de disette.
Lorsqu’au sortir de la guerre il devient un couturier de légende, le souvenir du Sud, et plus particulièrement de Grasse, est ancré en lui.
Terre du refuge et de la douceur, il connaît l’authenticité des gens du terroir et la beauté sauvage des paysages.  Cet amour est d’ailleurs partagé par sa sœur adorée,  la courageuse Catherine rescapée des camps, qui s’y est également installée et a choisi de cultiver des fleurs à parfums.

La boucle est bouclée. De Granville à Grasse, la famille Dior, éminemment normande, se fait provençale.
Une terre accueillante, certes, mais aussi un territoire élu par Christian Dior qui  veut y cultiver, au sens propre comme au figuré, son amour des fleurs.

 


2/ Le Château de La Colle Noire, un domaine dédié aux fleurs à parfums

A défaut de l’avoir écrit, l’ambition de Christian Dior de transformer Le Château de La Colle Noire en une propriété dotée de plantations d’envergure est une évidence.
Croquis retrouvés et témoignages l’attestent aujourd’hui : du jour où Christian Dior a acquis ce château et les hectares de terre cultivables qui l’entouraient, il n’a eu de cesse que de planter des centaines d’amandiers, plus d’une trentaine de cerisiers, des rangées de vigne nouvelle (qui allaient lui donner le vin de « la Colle Noire ») mais aussi des champs entiers d’oliviers et d’arbres fruitiers.
Mais plus que tout, le couturier-parfumeur de l’avenue Montaigne tenait à  y perpétuer la tradition séculaire des fleurs à parfums. Sa première préoccupation fut ainsi d’acheminer l’eau depuis le village de Montauroux afin de cultiver le Jasmin Grandiflorum et la Rose de Mai mais aussi le Lavandin planté dans des parcelles de terrains plus rocailleux.

Pour entretenir ce domaine imposant, Christian Dior avait constitué une équipe composée d’ouvriers agricoles experts, venus de la région.
Parmi ceux qui peuvent encore en témoigner, tous louent son attachement sincère à cette terre et soulignent l’ampleur de son ambition : ils ne manquait aucune vendange, s’enquérait depuis Paris des floraisons, multipliait les visites pour surveiller le développement de son domaine :
«  Il y avait des fleurs partout, c’était d’une beauté !! »


Christian Dior l’affirmait, il voulait que ses parfums soient aussi exceptionnels que ses robes. Autant de fleurs à parfums, plantées par milliers à La Colle Noire, n’étaient sans aucun doute ni une lubie de jardinier, ni une simple déclaration d’amour à la nature…
Gageons que Christian Dior, en immense visionnaire, aurait voulu doter ses fragrances d’essences et d’absolus de fleurs issus de ses terres.
Des fleurs Dior pour des parfums Dior…

 


3/ Le Domaine de Manon et Le Clos de Callian : le renouveau grassois en partenariat avec Dior

Lorsque Christian  Dior investit Le Château de La Colle Noire au début des années 50, le pays grassois est encore en pleine lumière grâce à des cultures de plantes à fleurs prospères.
Aujourd’hui, la région de Grasse ne compte quelques cultivateurs de Jasmin Grandiflorum et guère qu’une vingtaine de cultivateurs de Rose Centifolia …
Mais si la suprématie économique de Grasse a été mise à mal, la qualité de son terroir perdure. Ses fleurs sont toujours les plus belles et la maison de parfums Dior le sait…

Une association, « Les Fleurs d’exception du Pays de Grasse »,  orchestre depuis plus de 10 ans un véritable renouveau en regroupant des passionnés qui se consacrent, corps et âme, à la production de fleurs d’exception.
Sensible à ce dynamisme, en tant que Parfumeur-Créateur Dior mais aussi en tant qu’« enfant du pays»,  François Demachy a choisi de nouer deux partenariats d’exclusivité avec « Le Domaine de Manon » et « Le Clos de Callian ».

Une volonté de soutien du savoir-faire grassois mais aussi la possibilité, pour lui, de parachever la volonté de Christian Dior : offrir aux parfums Dior les plus belles fleurs en signature.

 

Le « Domaine de Manon » de Carole Biancalana

Blonde solaire et tempérament opiniâtre, Carole Biancalana est l’héritière du « Domaine de Manon » où l’on cultive des fleurs à parfums depuis plus de trois générations. Figure de proue de ce nouveau collectif de cultivateurs, le terroir grassois est une région et un savoir-faire qu’elle porte à bout de bras. Dernière action en date, elle vient de déposer un dossier, avec quelques autres cultivateurs, pour que le berceau des fleurs à parfums soit classé par l’Unesco au rang de « Patrimoine de l’Humanité ».

C’est au détour d’une conférence sur les fleurs qu’elle rencontre François Demachy en 2006. Ils parlent le même langage et partagent une même passion pour leur terroir et ses floraux d’exception.
« Une rencontre vraie, humaine » se souvient-elle.  « Moi qui avait déjà été approchée par d’autres maisons sans que je donne suite, j’ai eu cette fois-ci la conviction de rencontrer un véritable créateur. Et de m’engager avec une véritable maison de parfums dont les exigences correspondent aux miennes. »

De cette rencontre va naître un partenariat exclusif à la maison Dior qui réserve désormais la totalité des récoltes des 3 hectares de Roses Centifolia et de Jasmin Grandiflorum du Domaine de Manon.
Car son domaine s’enorgueillit d’une situation géographique unique entre mer et montagne. Des influences géologiques et climatiques qui donnent à ses fleurs des qualités absolument uniques.
Ses plantations de Roses de Mai, merveilles « à la fois subtiles et miellées », sont jeunes et très productives grâce à la technique héritée de ses aïeux qui élimine les pieds « fatigués » au bout de 12 à 15 années et laisse la terre en jachère bio pendant deux ans.
Puis, des rosiers sauvages y sont plantés pendant une année suite à laquelle un rosier Centifolia sera greffé. Cette manipulation naturelle donne ainsi à ses Roses de Mai une meilleure résistance aux maladies et aux aléas climatiques.
Récoltée de mai à juin tous les jours, elles nécessitent d’être transportées immédiatement vers les spécialistes qui les transforment, en Absolu afin de ne pas macérer et gâter leurs qualités olfactives.

Tout aussi exceptionnel,  son Jasmin Grandiflorum exhale un parfum unique d‘équilibre et de sensualité. « Un arôme floral intense mais qui n’est pas entêtant. Plein de caractère mais plus facetté que toutes les autres variétés de Jasmin au monde ».
De plus en plus rare à Grasse, il fleurit de juillet à fin octobre. Les champs s’illuminent alors de milliers de minuscules clochettes blanches qu’il faut cueillir dès l’aube après qu’elles se soient épanouies durant la nuit.

Carole Biancalana le sait, son activité est un sacerdoce. Une véritable communion avec la nature qui abolit toute frontière entre vie privée et vie professionnelle.
La saisonnalité rythmant sa vie dédiée aux fleurs est la première des notions qu’elle inculque à ceux qui veulent suivre sa voie : «  Cultiver des fleurs d’exception, c’est le règne du temps long et l’acceptation d’une part d’imprévu permanente. »
Des fleurs qu’il faut aimer, même lorsque les récoltes sont décevantes.
Des fleurs qui racontent une aventure humaine avant tout…

 

Le « Clos de Callian » d’Armelle Janody

De ses terres, elle peut voir le village de Callian où est enterré Christian Dior…
Un destin prédestiné pour Armelle Janody  qui est actuellement à la tête d’une plantation de Roses Centifolia dédiées exclusivement à Dior.
Littéraire convertie à la culture de fleurs d’exception, celle qui affirme avoir toujours fait « pousser des jardins » et aimé le « vivant » ne savait pas que Christian Dior veillait déjà sur elle lorsqu’elle a décidé d’acquérir ce domaine.
Le couturier-parfumeur semble en effet avoir guidé ses pas vers ces 3 hectares protégés par la barrière de l’Esterel. Là, elle se consacre au projet de faire pousser 20 000 pieds de Roses de Mai. Elle connaît déjà les vertus du temps long et la nécessité de patienter malgré les hivers inhabituellement froids ou la pluie qui vient gorger la terre…

Formée à la culture des fleurs par Carole Biancalana, elle rencontre François Demachy alors qu’elle participe à la cueillette des roses du Domaine de Manon. Là encore, la rencontre est décisive pour celle qui s’est lancée dans l’aventure des jeunes cultivateurs ralliés à l’association des « Fleurs d’exception du Pays de Grasse ».
Décision est prise, elle sera le deuxième partenariat exclusif de la maison Dior dans la région. Elle aussi se sent en phase avec une maison qui connaît l’importance du geste et du savoir-faire et qui n’envisage ses fragrances que maîtrisées d’un bout à l’autre de la chaîne.

« J’ai choisi de cultiver des fleurs d’exception car je voulais être  maître de ce que l’on fait. C’est un projet à hauteur d’homme… »

Dynamique et entourée, elle jouit de la  solidarité des jeunes agriculteurs qui font fi de la tradition du « secret » inhérente aux savoir-faire ancestraux. Désormais, tous mutualisent leurs expériences, s’entraident et se conseillent.
Armelle Janody va ainsi chercher chez les « anciens » du pays des bulbes de fleurs oubliées et rêve de champs reconquis par la Tubéreuse et le Lys de la Madone ainsi que bien d’autres fleurs emblématiques du terroir grassois.
Certifié bio, son terrain est  un ancien fief de culture de roses plus préservé des influences marines que celui du Domaine de Manon. Plus chaud en été et plus froid en hiver, l’éco-système ambiant est plus « stressant » pour les fleurs ce qui donne des facettes différentes à l’arôme de ses roses.
Ecologiste convaincue, elle développe une culture radicalement biologique aux accents expérimentaux.
Plutôt que de travailler sa terre traditionnellement, elle choisit par exemple de planter du trèfle qui, tel un engrais vert, vient fertiliser à la saison froide les sols qui accueillent ses plants.

Aujourd’hui, c’est elle qui s’occupe du nouveau champ de Roses de Grasse planté au Château de La Colle Noire. Un héritage symbolique précieux qui perpétue la mémoire de Christian Dior mais, aussi, laisse espérer un avenir pour les fleurs à parfums dans ce domaine.

 

En s’engageant avec ces cultivatrices, la maison Dior est non seulement devenue un acteur dynamique du renouveau grassois mais elle s’est offert le luxe de fleurs d’exception.
C’est main dans la main avec elles que François Demachy façonne une Rose de Mai et un Jasmin Grandiflorum « sur-mesure » pour les fragrances Dior, accomplissant ainsi le but ultime de Christian Dior. Le rêve d’un couturirer devenu parfumeur et exigeant des matières premières incomparables et façonnées à sa main.

 

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LA ROSE DE MAI

La Rose de Mai, ou Rose Centifolia est nommée ainsi en référence à sa période de floraison ainsi qu’en raison du très grand nombre de pétales qui la composent.
Sûrement créée en Hollande au XVIIème siècle, elle est la fleur emblématique du pays de Grasse.
En termes de note olfactive, son parfum subtil et puissant, floral et miellé est inégalé.
Elle se présente sous la forme d’un buisson pouvant atteindre 1,5m à 2m de hauteur.

Les plants sont généralement espacés de 0,5 m sur la ligne, avec un inter-rang de 2 m.
La taille se pratique de décembre à fin janvier et les pousses de l’année sont « pincées » après la récolte afin de favoriser les ramifications.

La récolte se pratique de mai à début juin à partir de la 3ème année de culture.
Très fragile, la Rose de Mai est inutilisable si elle n’est pas récoltée le jour de son éclosion.
La cueilleuse casse la fleur sous le calice et la dépose dans un sac. Elle peut récolter de 10 à 20 kg de fleurs par jour.
Les fleurs cueillies doivent être acheminées dans les première heures vers l’usine qui va les transformer (distillation, création de l’Absolu).

 

LE JASMIN GRANDIFLORUM

Le Jasmin Royal de Grasse ou jasmin « à grandes fleurs » se récolte de la mi-juillet jusqu’à environ mi- octobre.

Si la floraison peut perdurer jusqu’aux premières gelées en janvier, la fleur ne contient cependant plus assez de parfum à partir du mois d’octobre.
Le parfum unique du Jasmin de Grasse est exceptionnel.
Extrêmement floral, il est moins animal que le Jasmin Sambac d’Inde et propose des notes olfactives uniques de subtilité.

La cueillette est pratiquée tous les jours à l’aube jusqu’à dix heures après que les clochettes blanches se soient épanouies pendant la nuit.

 

 

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Dior
Maison de Parfums

 

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Conseils beauté avec Dior

Christian Dior a changé les codes de l'élégance mondiale dès sa première collection de 1947. Cette vision se transmet aujourd'hui avec audace et inventivité.
1 Commentaire (s)Réagir
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Florilège mer 05/09/2018 - 12:57

Dommage de ne pas faire référence aux nombreux paysans de l'arrière pays niçois qui eux aussi dans les années 50 faisaient de la rose pour Grasse Ma grand- mère vencoise en faisaient partie. Cueilette des roses, abritee sous son grand chapeau de paille, On remontait a Vence, de grands sacs de jute pleins de pétales avec notre petit âne, puis les roses étaient pesées sur de grandes balances en cuivre au ras du sol, avant de partir pour Grasse Épuisée, ma grand mère est morte à 66 ans. Mais sans être célèbre, elle reste la plus lumineuse des roses de l'arrière pays.

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