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Idée week-end : à la découverte de Copenhague et de ses lumières d’hiver

Par Guillaume Tarde | Publié le 13/12/2021 à 23:00 | Mis à jour le 13/12/2021 à 23:00
Photo : © LPJ_Berlin - Guillaume Tardé
Nyhavn, maisons colorées et bateaux

Le temps d’un week-end, Copenhague accueille les visiteurs sur les bords de ses lacs, au cœur de ses marchés de Noël, ou dans le quartier de Christiania, véritable ville dans la ville.

 

La terre plate s’éparpille en morceaux givrés sur la toile bleue de la Baltique. Chaque pli de l’eau se fait plus précis à mesure que l’avion descend. Par le hublot, on distingue une route qui jaillit des profondeurs et crache des voitures sur un tapis de goudron qui s’élève ensuite dans les airs. Pour rallier la Suède par cette voie, il faut en effet emprunter un tunnel qui devient pont. À la sortie de l’aéroport, quelques minutes de métro suffisent pour gagner le centre-ville encore figé par les gelées matinales.

 

Les maisons de Nyhavn

Pour accéder au canal de Nyhavn, il reste à traverser la grande place de Kongens Nytorv. L’endroit, qui a pour modèle la place Vendôme à Paris, est cerné de divers bâtiments, imposants pour certains, discrets pour d’autres. L’Ambassade de France s’est fait une place aux côtés de la façade scintillante du Magasin Du Nord. À l’approche des fêtes, chaque fenêtre est parée d’un collier de lumière qui se prolonge sur les arêtes des murs et grimpe finalement jusqu’à la pointe de l’édifice.

 

À l’est de Kongens Nytorv, le canal de Nyhavn s’ouvre timidement. L’eau est un miroir sur lequel des voiliers à la coque de bois sont délicatement posés. Les vents marins qui s’engouffrent dans la ville font grincer les amarres séchées par le sel. Sur les bords du canal, des maisons aux toits en pointe se serrent en enfilades colorées sur les deux rives. Aux pieds des façades, des bars et restaurants invitent les passants à s’asseoir sur des peaux de moutons qui recouvrent les sièges. Les allées bordées de guirlandes baignent dans une lumière orangée lorsque le soleil termine sa courte parade au milieu de l’après-midi.

 

Nyhavn, maisons colorées et bateaux
© LPJ_Berlin - Guillaume Tardé

 

Balade autour des lacs

Copenhague est une ville d’eau qui offre plusieurs balades le long de la mer mais aussi sur les berges de ses cinq lacs. Au milieu de la ville, les plans d’eau se suivent en longueur, seulement séparés par des ponts. Quelques coureurs allongent les foulées sur la grève peuplée de cygnes et de canards et luttent contre les courants d’air qui fusent sur les nappes aux reflets bleus-gris. Des îlots de branches servent de refuge aux oiseaux qui font étape dans la capitale danoise. Parfois, des tables servent de refuge aux promeneurs engourdis par le froid, qui profitent de la vue dégagée un verre à la main.

 

L’hiver, lorsque le soleil émerge de l’horizon seulement pour une poignée d’heures et que le froid enserre la ville, alors le temps se fige sous une couche de glace. La pellicule de givre, à mesure qu’elle grossit, sépare le calme du fond du tumulte de la ville. Les plus téméraires des habitants chaussent alors leurs patins et dessinent sur la plaque de verre les traces de leur ballet lancinant. Lorsque le froid desserre son étreinte, que le clapot résonne à nouveau, des barques se laissent bercer par le léger ressac.  

 

Pour prolonger les balades, on remonte vers le nord, à la recherche de la petite sirène. La représentation du personnage créé par Hans Christian Andersen trône sur un rocher à proximité de la rive. Comme le Manneken-Pis, la sculpture de bronze est un symbole de la ville et une attraction touristique majeure.

 

Tivoli, le parc des lumières

Pour les amateurs de parc d’attractions et les autres, Tivoli constitue un passage obligé à Copenhague. Souvent considéré comme le premier parc à thème du monde, ce lieu ouvert en 1843 est un voyage à lui seul.

 

L’entrée principale est une arche dont les courbes sont soulignées par un nombre infini d’ampoules et d’illuminations. Deux immenses figurines gardent l’accès à l’allée principale, illuminée elle aussi. Les visiteurs marchent sous une voûte de lumières, faite d’imposants cœurs rouges qui laissent sur les visages des reflets pourpres. Tivoli est avant tout une balade, un voyage, entre les décorations. Pour ceux que les attractions n’attirent pas, des billets autorisent l’accès pour seulement se balader et profiter de la féerie de l’endroit.

 

Par ailleurs, dans les jardins, il est possible d’assister à de nombreux évènements comme des concerts. Le parc possède, en effet, un orchestre attitré qui se produit régulièrement. D’autres rendez-vous ponctuent la vie du lieu à l’image des feux d’artifices du samedi. Les lumières du parc semblent alors s’envoler vers le ciel zébré d’éclairs colorés. Les photons éclatent dans un tonnerre qui répond à la rumeur émerveillée qui monte des allées combles.

 

Pour les sensations fortes, quatre montagnes russes et d’autres attractions sont dispersées dans Tivoli. Les visiteurs peuvent également découvrir des parcours scéniques ou déjeuner à bord d’un voilier pirate en escale permanente sur le lac du parc.

 

Tivoli
© LPJ_Berlin - Guillaume Tardé

 

Christiania, une ville dans la ville

Deux poteaux de bois sculpté portent, sur une planche rouge, l’inscription « Christiania ». Les téléphones portables bien enfouis dans les poches car il est interdit de prendre des photos, on entre alors dans une « autre ville ».

 

Créée en 1971 par des squatters et des hippies, Christiania est une « ville libre » autoproclamée. Peuplée un temps par près de 1000 personnes, l’endroit fonctionnait en autarcie avec sa propre monnaie, son école, sa boulangerie et ses activités culturelles. Après de nombreuses années d’un combat juridique avec la ville de Copenhague, Christiania perd son statut spécial en 2013 et doit donc se soumettre aux règles extérieures.

 

Si le statut du lieu a changé sur le papier, Christiania reste en réalité un endroit alternatif toujours sujet aux controverses. Le cannabis s’y vend en effet librement quand il est formellement interdit dans les autres parties de la ville. Cependant, l’essentiel de ce quartier est ailleurs. Après 40 ans, cette expérience sociale et politique se visite pour découvrir des lieux atypiques. Les rues sont bordées de constructions artisanales au charme certain. Les maisons colorées répondent aux habitations à l’architecture peu banale, des boutiques invitent les passants à admirer leurs objets et les murs recouverts de street-art finissent de faire de Christiania un lieu à l’atmosphère particulière.

 

Des idées d’activités

Skier à Copenhague

Sur le toit d’une usine d’incinération de déchets, ce sont plus de 500 mètres de pente que l’on peut dévaler skis aux pieds. Un revêtement spécial permet de glisser comme sur de la neige et d’améliorer son « planté de bâton » au cœur de la ville.

 

Saunas en bord de mer

À Copenhague, il est possible de louer des saunas au bord de la mer. Pour rester fidèle à la tradition, il convient de se jeter dans l’eau froide après chaque session de sauna.

 

La relève de la garde

Tous les jours à midi, le spectacle de la relève de la Garde Royale à Amelienborg vaut le détour. Les gardes traversent la place au pas. Les fusils appuyés sur les épaules oscillent comme les métronomes d’une chorégraphie parfaitement orchestrée.

 

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Portrait Guillaume Tarde

Guillaume Tarde

Guillaume a rejoint l’équipe de la rédaction de Berlin en septembre 2021. Il est diplômé d’un master de marketing et communication. Passionné de voyages et de vélo, il aime tenir des carnets sur ses aventures.
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Emma Granier

Rédactrice en chef de l'édition Berlin.

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