Dans le cadre de la campagne des élections consulaires 2026, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la 1ère circonscription des Français établis hors de France en Allemagne. Samuel Brule se présente pour la liste Debout ! La sociale-écologie à votre service et à votre écoute vers la transition écologique de nos sociétés, dans le respect de toutes et tous. Liste soutenue par le mouvement Debout ! et la Gauche Républicaine et Socialiste.


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Samuel Brule (Sam), 40 ans, professionnel de la supply chain depuis 20 années, basé en Allemagne, où j’évolue dans un environnement international exigeant.
J’occupe un rôle de management chez HelloFresh avec une responsabilité globale, ce qui m’amène à travailler au quotidien avec des équipes multiculturelles et à gérer des problématiques concrètes liées à la logistique, à l’innovation et à la performance.
Installé à Berlin depuis 2014, j’ai auparavant habité en Chine (5 ans), au Canada (1 an) et en Belgique (2 ans), je suis donc bien au fait des enjeux et besoins des Français expatriés.
Sur un plan personnel, je suis un père comblé d’un petit garçon de 6 ans, issu d’une famille recomposée, modeste avec des membres de la communauté LGBTQA+, mais aussi issu de l’immigration. Toutes ces expériences ont créé au fil des années, la personne que je suis devenue : tolérante, aimante, avide de partage et de solidarité.
Mes principaux intérêts en politique sont : la géopolitique, les combats d'égalité, et l’anti discrimination.
Dans mon temps libre, j’aime passer du temps avec mon fils, faire du sport et participer à des événements à dimensions politiques (Festivals, awareness team de certains clubs).
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
Pour moi, la mission de conseiller des Français de l’étranger repose sur trois piliers essentiels : représenter, accompagner et agir concrètement.
Représenter, d’abord, signifie porter fidèlement la voix des Français de la circonscription auprès des autorités consulaires et des institutions françaises. Il ne s’agit pas simplement d’un rôle symbolique, mais d’un engagement à faire remonter les réalités du terrain, parfois très éloignées des perceptions administratives. Vivre à l’étranger implique des défis spécifiques, et ils doivent être entendus avec justesse.
Accompagner, ensuite, est une dimension centrale. Beaucoup de Français à l’étranger se retrouvent confrontés à des démarches complexes, à un manque d’information ou à des situations personnelles délicates. Le conseiller doit être un point de contact accessible, capable d’orienter, d’expliquer et de faciliter l’accès aux dispositifs existants, qu’il s’agisse d’éducation, d’aide sociale ou de questions administratives.
Enfin, agir concrètement, c’est ce qui fait la différence. Cela passe par une implication active dans les conseils consulaires, par des propositions pragmatiques, mais aussi par une présence sur le terrain, avec les associations locales. Mon approche est clairement orientée vers des solutions : identifier les irritants du quotidien, simplifier ce qui peut l’être, et améliorer de manière tangible l’expérience des Français à l’étranger.
Dans un environnement international en constante évolution, ce rôle demande à la fois de la rigueur, de l’écoute et une capacité à transformer des constats en actions utiles. C’est cette approche, à la fois engagée et pragmatique, que je souhaite incarner.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
Très honnêtement, nous sommes partis tard. Nous souhaitions sincèrement intégrer d’autres listes de gauche afin de recréer si cela était possible la dynamique du NFP que François Ruffin avait lancé en 2024 après la dissolution d’Emmanuel Macron. Nous sommes en 2026 et il semble que cette aventure collective a rencontré ses limites à Berlin. Ni les insoumis, ni les écologistes n’ont souhaité nous ouvrir leur liste afin de faire une liste d’union. Le PS étant associé au gouvernement du 1er ministre Lecornu, il était impossible pour nous de les rejoindre. Nous en avons pris acte et avons décidé de proposer la sociale-écologie de François Ruffin et de son mouvement Debout ! au vote citoyen. La constitution de la liste s’est effectuée très rapidement grâce au fort engouement pour la figure et les idées de François Ruffin.
Nous ne sommes donc clairement pas des professionnels de la politique (aucun de nous sur la liste n’est un conseiller sortant) et sommes en dehors des logiques d’appareil. Nous avons voulu rassembler des personnes qui vivent réellement les enjeux de l’expatriation au quotidien. Nous ressemblons aux Français de la circonscription : des profils variés, avec des parcours différents, et une compréhension concrète des problématiques locales. Ce n’est peut-être pas la liste la plus “formatée”, mais c’est une liste qui, selon nous, est plus proche du terrain et des besoins réels de nos compatriotes.
C’est cette fraîcheur qui pour nous est une force. Cet œil neuf qui va nous permettre de remettre à plat les pratiques, de questionner des logiques historiques et pourquoi pas de les remettre en cause pour plus d’efficacité, de solidarité et d’entraide.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Aujourd’hui, ces élections souffrent clairement d’un manque de visibilité, et c’est vraiment dommage. Beaucoup de Français de l’étranger ne savent pas à quoi elles servent, alors qu’elles ont en réalité un impact bien plus important qu’on ne le pense.
D’abord, les conseillers des Français de l’étranger ne sont pas seulement des élus de proximité : ils deviennent aussi des grands électeurs pour les élections sénatoriales et sont des parrains et marraines pour les candidats à l’élection présidentielle. Cela leur donne un rôle clé dans la représentation des Français de l’étranger au niveau national. Autrement dit, voter à ces élections, c’est aussi influencer indirectement des décisions politiques plus larges.
Mais au-delà de cet aspect institutionnel, il y a surtout le rôle de terrain. Les conseillers sont souvent les premiers interlocuteurs des Français à l’étranger, ceux qui peuvent aider, orienter et faire remonter les difficultés concrètes du quotidien. Ce lien de proximité est essentiel, notamment quand on vit loin de l’administration française.
Ne pas voter, c’est laisser ce rôle à d’autres sans s’exprimer. À l’inverse, participer, c’est choisir des représentants qui comprennent réellement vos enjeux et qui seront capables de les défendre et les accompagner.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
L’un des principaux défis reste l’accès clair, simple et équitable aux services administratifs et aux dispositifs d’accompagnement. Trop souvent, les Français de l’étranger ont le sentiment d’être éloignés des institutions, avec des démarches perçues comme complexes, parfois opaques, et une information qui circule mal. Cela peut rapidement créer de la frustration, voire un sentiment d’abandon.
Mais ce n’est qu’une partie du problème. Derrière cela, il y a des enjeux très concrets du quotidien. Le coût de la vie dans certaines zones peut peser lourdement, notamment pour les familles et certains peuvent penser à revenir en France. Et bien même là, le retour en France est administrativement compliqué (sécurité sociale et carence, obtention de minima sociaux, reconnaissance de diplômes, cotisations retraites, accès au logement social…).
La question de l’éducation est également centrale : accès aux établissements, frais de scolarité et bourses scolaires de moins en moins attribuées, continuité avec le système français (admission aux universités, reconnaissance de niveau scolaire…).
À cela s’ajoutent des sujets souvent mal anticipés ou mal connus, comme l’accès à une information claire sur la retraite — droits acquis, coordination entre pays, démarches à effectuer — ou encore la question du calcul de la retraite française qui discrimine grandement les carrières effectuées dans plusieurs pays. Ces sujets sont essentiels, mais restent encore trop peu lisibles pour beaucoup.
Enfin, l’intégration professionnelle reste un défi majeur, que ce soit pour trouver un emploi, faire reconnaître ses compétences ou évoluer dans un environnement différent.
Ce qui ressort surtout, c’est un besoin de lisibilité et de solutions concrètes. Les Français de l’étranger n’attendent pas forcément plus de dispositifs, mais des dispositifs plus accessibles, mieux expliqués et réellement adaptés à leurs situations.
C’est là que le rôle des conseillers prend tout son sens : recréer du lien, simplifier l’accès à l’information, et faire en sorte que les problématiques du terrain soient réellement prises en compte
Pour recevoir gratuitement notre newsletter du lundi au vendredi, inscrivez-vous !
Pour nous suivre sur Facebook, Twitter, LinkedIn et Instagram.


































































