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BON A SAVOIR - La différence entre les études supérieures allemandes et françaises

Par Lepetitjournal Berlin | Publié le 21/10/2015 à 22:00 | Mis à jour le 20/10/2015 à 09:20

Tous les ans, à la sortie du baccalauréat, de nombreux élèves se dirigent vers les études supérieures. Que choisir entre la « fac », la « prépa » et une école post-bac ? Outre-Rhin, la question des études supérieures est différente, plus simplifiée mais l'admission dans les universités n'est pas aussi aisée qu'en France

Les prépas, abrégé de « classes préparatoires », marquent une vie. Deux années, ou trois selon les difficultés rencontrées, à bûcher et à faire un trait sur sa vie sociale. Deux années sans répit dans l'unique but d'intégrer une grande école. En cas d'échec, l'option de la faculté paraît la plus évidente. Outre-Rhin, il n'existe aucune classe préparatoire, aucune grande école. Le système des études supérieures, en Allemagne, est complètement différent.

 

 

Des universités et des « Fachhochschulen »
En Allemagne, il n'existe aucune grande école similaire à HEC, l'ENA, Normal Sup et consorts? Les études supérieures se divisent généralement en deux établissements différents : les universités et les « Fachhochschulen » (« Ecoles supérieures spécialisées », en français). Comme en France, les bancs des universités allemandes sont parfois bondés. Ce n'est, cependant, pas pour les mêmes raisons. A la sortie du baccalauréat, « Abitur » en allemand, les étudiants viennent y assimiler des disciplines portées sur l'apprentissage. On y étudie, en temps général, les sciences exactes, les lettres, le droit, la théologie, les sciences humaines, sociales ou encore économiques. Les « Fachhochschulen » regroupent les études-pratiques. L'informatique, l'architecture, le design, la restauration? Tout autant de matières y sont enseignées à travers la pratique et l'apprentissage.

 

 

Une admission dans les universités allemandes sous conditions particulières
Les critères de sélection varient selon les établissements. Certaines universités ou écoles sont plus difficiles à intégrer que d'autres car la demande y est beaucoup plus importante que dans d'autres. Pour ces dernières, la sélection, pour intégrer une certains cursus en licence ou en master, se réalise au moyen de numerus clausus, une note moyenne d'admission comparée donc à celles individuelles de chaque candidature sur la base d' un calcul de la moyenne des notes obtenues durant le cursus précédent. Par exemple,  La Freie Universität de Berlin (souvent abrégé en « FU ») est une des institutions les plus importantes d'Allemagne et la plus grande des quatre universités berlinoises. S'il n'y a aucun concours d'entrée, les critères de sélection y sont importants. L'administration n'accorde que quelques places par semestre : 4 300 étudiants, soit 13% des candidats ont pu intégrer la Freie Universität en 2013.
Pour intégrer un établissement allemand, il faut remplir les conditions nécessaires indiquées sur les dossiers d'inscription. Chaque établissement a ses propres règles d'admission. Outre le numerus clausus, pour les étrangers, il faut avant tout posséder des connaissances de la langue allemande et anglaises : baccalauréat section européenne, le TestDaF ou encore le DSH. La durée d'études réglementaire se divise en semestre et varie, en règle générale, entre 9 et 12 semestres. Comme en France, les frais de scolarité allemands diffèrent selon les établissements et sont en moyenne de 200 euros par semestre.

 

 

Des choix personnels
Le classement des écoles, souvent scruté par les étudiants de l'Hexagone, paraît, outre-Rhin, être une nouvelle bizarrerie française. En Allemagne, il n'existe aucune grande différence de niveau entre les universités et les Fachhochschulen. Le Centre allemand pour le développement des écoles supérieurs a établi, avec l'hebdomadaire Die Zeit, un classement des facultés et des « Fachhochschulen ». Les critères retenus sont la durée des études, les notes obtenues par les élèves, l'équipement technique et personnel. Cette étude a démontré que peu d'établissements sont bons dans toutes les disciplines.
Le choix du jeune bachelier allemand se porte, surtout, sur ses envies professionnelles et ses motivations personnelles. Il peut également se dirige vers un établissement de la Basse-Saxe pour profiter de la plage. S'il souhaite découvrir les montagnes, il optera pour une institution en Bavière ou dans la région du Wurtemberg? En France, la destination de l'étudiant se fait à partir du meilleur choix obtenu après des concours ou des remises de dossiers.

 

 

Pas de différence pour les filières artistiques
Que ce soit en Allemagne ou en France, l'admission dans une école artistique se fait à partir d'un examen. Personne ne peut convoiter les écoles allemandes des Beaux-arts et de la Musique sans un certain talent. Pour rejoindre l'une d'entre elles, il faut s'inscrire longtemps à l'avance avant d'obtenir un entretien professionnel qui concerne également les capacités du jeune artiste. Comme en France, l'admission se fait à partir du résultat de ces examens. Il existe également des écoles hautement spécialisées, que ce soit dans le domaine artistique ou autre. Par exemple, certaines écoles en Allemagne sont dédiées à la médecine vétérinaire, aux sciences administratives ou encore au catholicisme et protestantisme. Ces écoles, comme les facultés et les Fachhochschulen, proposent de longs cursus. Mais qu'importe de la durée des études, le plus important est d'obtenir le précieux sésame !

Antoine Belhassen (http://www.lepetitjournal.com/berlin) jeudi 22 octobre 2015

Savoir plus :

Le site du DAAD : http://paris.daad.de/conditions_dadmission.html

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