Édition internationale

Allemagne–Italie : un nouvel axe européen ?

Ce 23 janvier 2026, à Rome, un plan d’action italo-Allemand a été signé par le chancelier allemand Friedrich Merz et la présidente du conseil italien Giorgia Meloni. Ensemble, ils ont scellé un partenariat stratégique en matière d’industrie, de défense et d’énergie, sur fond de désaccords répétés avec Paris.

Drapeau de l'Union européenneDrapeau de l'Union européenne
© Dušan Cvetanović - Pexels
Écrit par Alicia Faure
Publié le 28 janvier 2026

À l’occasion d’une visite à Rome, le chancelier allemand, Friedrich Merz, et la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, ont signé un "plan d’action" comprenant plusieurs accords qui marquent un net resserrement des liens entre les deux pays. Ils mettent en avant la volonté des deux grandes puissances industrielles de l’UE de coordonner leurs positions pour relancer la compétitivité européenne et alléger certaines règles jugées trop contraignantes, notamment celles liées au Green Deal. 

Sur le plan économique, Berlin et Rome affichent une convergence assumée sur le commerce international, en soutenant par exemple l’accord de libre‑échange avec le Mercosur et de nouveaux traités avec la zone indo‑pacifique, là où Paris plaide davantage pour la protection des agriculteurs européens.

Cette unité de vue germano‑italienne vise à éviter une guerre commerciale avec les États‑Unis et à défendre un modèle fortement tourné vers l’export. 

La coopération se renforce aussi dans le domaine de la défense : les deux gouvernements veulent intensifier les programmes communs dans les armements, les systèmes navals, la défense aérienne, les drones, ainsi que dans le domaine des technologies. Ils affirment ainsi leur volonté de travailler conjointement comme moteur d’une base industrielle de défense européenne plutôt que d’y contribuer séparément. 

En arrière-plan, les relations entre Berlin et Paris se sont tendues sur plusieurs dossiers, des négociations commerciales vis-à-vis des avoirs russes gelés, en passant par les grands projets d’armement. Le rapprochement avec Rome est interprété par certains observateurs comme une forme de rééquilibrage, voire comme un signal adressé à la France. Ce que Friedrich Merz a fermement nié “Il n’y a pas de hiérarchie dans les relations, en Allemagne” de même que Giorgia Meloni, qui a affirmé ne vouloir “prendre la place de personne”.  

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