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Le Te Reo, grand oublié de l’éducation en Nouvelle-Zélande

Par Sylvie Bandelier | Publié le 13/12/2018 à 04:11 | Mis à jour le 09/03/2019 à 12:31
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Les enseignants néo-zélandais manifestent depuis quelques jours pour de meilleures conditions de travail et plus de personnel. Et oui, la Nouvelle-Zélande recherche activement de nouveaux enseignants, même en dehors du pays : il manquerait plus de 2000 profs rien qu’à Auckland.

Ce n’est pas une situation facile, encore moins pour les enseignants de Te Reo, la langue Māori. Deux problèmes se posent : (1) le Te Reo n’est pas obligatoire et seulement quelques établissement l'enseignent. (2) Il n’y a pas assez de locuteurs compétents pour enseigner cette langue.

Résultat, le nombre d’élèves n’est pas très élevé et par conséquent, la langue peine à s’étendre dans le pays. En 2018, 3% de la population néo-zélandaise parle le Te Reo Māori d’après educationcounts.govt.nz et seulement 20 personnes apprennent la langue plus de 3 heures par semaine, soit 2,5% des étudiants. Qui plus est, la plupart des étudiants n’apprennent que les bases simples, le « Taha Māori » qui consistent principalement à apprendre des « greetings » (coutumes de salutations) ou des chansons.

Reconnue comme une langue officielle, il semble pourtant naturel qu’elle soit enseignée partout. La première ministre Jacinda Arden et son gouvernement souhaitent que la Nouvelle-Zélande soit bilingue et donc que le Te Reo Māori puisse être enseigné dans toutes les écoles d’ici 2025.

 

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Sylvie Bandelier

D'origine Suisse, Sylvie effectue un travail de recherche sur l’attitude envers la langue Māori (Te Reo) en Nouvelle-Zélande dans le cadre de son mémoire de master en linguistique anglaise.
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