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VOILE - L’aventure au large de la Vendée

Le Vendée Globe s'est élancé dimanche des Sables-d'Olonne. Après à peine trois jours de course, la mer et les conditions météo ont déjà fait honneur à la réputation d'Everest de la mer donnée à l'épreuve

Les monocoques, ici Yann Elies (Generali), ont dû affronter la tempête dès les premiers jours de course (photo AFP)

Pour qualifier les skippers, les plus lyriques évoquent souvent les derniers aventuriers modernes. Les 30 concurrents qui se sont élancés, dimanche des Sables-d'Olonne pour disputer le sixième Vendée Globe, font définitivement partie de cette catégorie. Après à peine 3 jours de course, les dégâts sont déjà considérables. Sur les trente concurrents en lice, on dénombre déjà deux abandons officiels (Thiercelin, De Pavant), deux probables (Thomson, Betsaven) et cinq retours au port dont deux (Desjoyaux et Wavre) sont déjà repartis. Bref, une hécatombe qui semblait prévisible tant les conditions de mer sont difficiles.

Une course créée en 1989 par Philippe Jeantot
Mais c'est le lot du Vendée Globe expliquent les organisateurs, Philippe de Villiers en tête. Ce tour du monde en solitaire sans assistance et sans escale, parfois surnommé Everest de la mer, demeure l'une des courses au large les plus difficiles.
Né en 1989 de l'imagination de Philippe Jeantot qui venait de remporter deux fois le BOC Challenge (course autour du monde en solitaire avec escales), le Vendée Globe a forgé sa légende au fil de ses éditions. Ses vainqueurs (Lamuazou, Gautier, Auguin, Desjoyaux et Riou) ont déjà inscrit leur nom dans l'histoire du sport marin. Car finir un Vendée Globe est déjà un exploit, alors le gagner !

Desjoyeaux favori retardé
Au programme de ces forçats de l'Océan, le Pot au Noir, le Cap de Bonne Espérance, le Cap Leewin et le Cap Horn avant une remontée de l'Océan Atlantique vers les Sables-d'Olonne après à peu près 90 jours de course.
Au départ de l'édition 2008, les favoris se nomment Michel Desjoyeaux (Foncia), Vincent Riou (PRB), Loïck Peyron (Gitana Eighty) ou encore Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), Mike Golding (Ecover) et Alex Thomson (Hugo Boss). Mais la course a déjà fait des dégâts, et le vainqueur pourrait être un outsider comme Jean-Pierre Dick (Paprec-Vibrac) ou Roland Jourdain (Veolia Environnement). Toutefois, il faut se rappeler qu'en 1992 le podium à l'arrivée du Vendée Globe était composé de deux bateaux qui avaient dû revenir aux Sables peu après le départ. Car la course sera longue : le record détenu par Vincent Riou est de 87 jours d'épopée.
Rino MONFLIER. (www.lepetitjournal.com) mercredi 12 novembre 2008

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