Inditex, Mercadona et le Grupo Social ONCE conservent leur place au sommet du classement Merco 2026 des entreprises les plus réputées d'Espagne. Un palmarès marqué par une grande stabilité, qui révèle les marques et les groupes ayant réussi à transformer leur réussite économique en un capital de confiance durable auprès de l'opinion.


Pour la deuxième année consécutive, Inditex conserve sa couronne. Le groupe galicien, propriétaire notamment de Zara, arrive en tête du classement Merco 2026 avec le score maximal de 10.000 points. Un résultat qui confirme la capacité du géant de la mode à maintenir, au-delà de ses performances économiques, un important capital de confiance auprès de l'opinion.
Derrière lui, peu de mouvements. Mercadona conserve la deuxième place, tandis que le Grupo Social ONCE complète un podium inchangé. Repsol et Iberdrola suivent aux quatrième et cinquième rangs. Au sommet du classement, les positions bougent peu, comme si la réputation, à la différence des marchés, se construisait davantage dans la durée que dans l'instant. Cette stabilité constitue d'ailleurs l'un des principaux enseignements de l'édition 2026. Les cinq premières entreprises étaient déjà les mêmes l'an dernier.
Le reste du top 10 reflète les grands piliers de l'économie espagnole. CaixaBank gagne deux places et s'installe au sixième rang, devant BBVA, Mapfre et Banco Santander. Coca-Cola ferme le classement des dix premières entreprises après avoir perdu quatre positions en un an. Distribution, banque, assurance et énergie continuent ainsi de concentrer l'essentiel du capital réputationnel du pays.

Les entreprises qui inspirent le plus confiance en Espagne
Au-delà des premières places, le classement offre un instantané assez révélateur de l'économie espagnole et des marques qui inspirent confiance. On y retrouve aussi bien des acteurs historiques comme Mahou San Miguel, Telefónica ou El Corte Inglés que des groupes internationaux solidement installés dans le paysage espagnol, à l'image d'Ikea, Nestlé, Leroy Merlin ou Heineken. Tous figurent parmi les vingt entreprises les mieux perçues du pays.
En poursuivant la lecture du palmarès, apparaissent des enseignes familières pour des millions d'Espagnols : Decathlon, Mango, Sanitas, Samsung, Seat, Naturgy, Apple, Toyota, Google, Lidl ou encore Aena.
Le classement reflète ainsi une évolution plus large. La confiance accordée à une entreprise dépend de plus en plus de critères difficiles à mesurer dans un bilan comptable : qualité du service, engagement social, cohérence du discours, attractivité comme employeur ou encore capacité à maintenir une relation crédible avec ses différents publics.
Cette année, plusieurs entreprises font leur entrée dans le classement des 200 sociétés les plus réputées d'Espagne. C'est notamment le cas de Desigual, Lence, Ebro Foods, Fluidra, Merck, Ecoener, Takeda, Coren, EDP et Agrolimen. Dans le top 100, Merco souligne également l'arrivée de Barceló Hotel Group, Grifols, ISDIN, Volkswagen Group, Nike, Ahorramás et Antolín, signe que la réputation reste un capital en mouvement, même dans un palmarès dominé par de grands noms bien installés.
Juan Roig continue de dominer le classement Merco
Le classement Merco ne s'intéresse pas seulement aux entreprises. Il mesure aussi la réputation de celles et ceux qui les dirigent. Et, là encore, les équilibres bougent peu.
Pour la huitième année consécutive, Juan Roig conserve la première place du classement des dirigeants les plus réputés d'Espagne. À travers Mercadona, l'entrepreneur valencien a construit bien plus qu'une chaîne de supermarchés : une marque devenue l'une des références de l'économie espagnole. Le président de Mercadona devance ainsi Ana Botín, à la tête de Banco Santander, et Amancio Ortega, fondateur d'Inditex.
Marta Ortega se maintient en quatrième position, devant Ignacio Sánchez Galán, président d'Iberdrola. Le reste du top 10 est composé de Josu Jon Imaz (Repsol), Pablo Isla, Isidre Fainé (Fondation La Caixa), Gonzalo Gortázar (CaixaBank) et Antonio Huertas (Mapfre). Florentino Pérez, qui occupait encore la sixième place l'an dernier, sort quant à lui des dix premières positions.

Banque, énergie, tourisme : les champions de chaque secteur
Merco publie aussi un classement sectoriel permettant d'identifier les entreprises les mieux réputées dans leur domaine d'activité.
Dans la banque, CaixaBank arrive en tête devant BBVA et Banco Santander. Dans l'énergie, Repsol devance Iberdrola et Endesa. Mercadona domine la distribution généraliste devant Lidl et Eroski, tandis qu'Inditex conserve son leadership dans la mode devant Mango et Nike.
Le tourisme place Meliá Hotels International en première position devant Barceló Hotel Group et Iberostar. Dans les infrastructures, Aena s'impose devant Acciona et ACS. Du côté technologique, Google domine le secteur informatique et logiciel devant Microsoft et HP, tandis que Samsung arrive en tête de l'électronique grand public devant Apple.
Le classement distingue également les entreprises les mieux perçues par la population générale. Dans cette catégorie, Decathlon occupe la première place devant Samsung, El Corte Inglés, Ikea et Apple.
Dans le classement de réputation numérique, Lidl se hisse au premier rang devant le Grupo Social ONCE, Amazon, Inditex et Samsung. Quant aux équipes de communication les plus reconnues, elles sont celles de Santander, CaixaBank, Repsol, Inditex et Iberdrola.
Les entreprises les plus réputées d'Espagne par secteur
- Cabinets d'avocats : Garrigues (1er), Cuatrecasas (2e), Uría Menéndez (3e)
- Agroalimentaire : Nestlé (1er), Danone (2e), Campofrío (3e)
- Assurances : Mapfre (1er), Mutua Madrileña (2e), Línea Directa Aseguradora (3e)
- Santé : Clínica Universidad de Navarra (1re), Sanitas (2e), HM Hospitales (3e)
- Automobile : SEAT (1er), Toyota (2e), BMW (3e)
- Banque : CaixaBank (1er), BBVA (2e), Banco Santander (3e)
- Boissons : Coca-Cola (1re), Mahou San Miguel (2e), Hijos de Rivera (3e)
- Conseil : Accenture (1er), NTT DATA (2e), McKinsey & Company (3e)
- Distribution spécialisée : Decathlon (1er), MediaMarkt (2e), Pikolinos (3e)
- Grande distribution : Mercadona (1er), Lidl (2e), Eroski (3e)
- Mode et habillement : Inditex (1er), Mango (2e), Nike (3e)
- Équipement de la maison : IKEA (1er), Leroy Merlin (2e)
- Hygiène, beauté et parfumerie : Procter & Gamble (1er), L'Oréal (2e), Unilever (3e)
- Électronique grand public et électroménager : Samsung (1er), Apple (2e), BSH Hausgeräte (3e)
- Énergie, gaz et eau : Repsol (1er), Iberdrola (2e), Endesa (3e)
- Intérim et ressources humaines : The Adecco Group (1er)
- Pharmacie : Bayer (1er), Novartis (2e), Pfizer (3e)
- Enseignement supérieur et formation : Esade (1er), Esic University (2e), Iese (3e)
- Grands magasins : El Corte Inglés (1er)
- Industrie : Airbus Group (1er), Gestamp (2e), Antolín (3e)
- Informatique et logiciels : Google (1er), Microsoft (2e), HP (3e)
- Infrastructures, services et construction : Aena (1er), Acciona (2e), ACS (3e)
- Immobilier : Merlin Properties (1er)
- Matériaux de construction : Finsa (1er)
- Matériel médical : Werfen (1er)
- Médias et communication : Grupo Planeta (1er), Grupo Prisa (2e)
- Mobilité, services et technologie : Cabify (1er)
- Loisirs et divertissement : Netflix (1er), Lego (2e), The Walt Disney Company (3e)
- ONG, fondations et associations : Grupo Social ONCE (1er)
- Restauration : McDonald's (1er), Alsea (2e)
- Sécurité : Prosegur (1er), Verisure (2e)
- Services professionnels : Deloitte (1er), EY (2e), PwC (3e)
- Technologie et industrie : Siemens (1er), Indra (2e), Corporación Mondragón (3e)
- Télécommunications : Telefónica (1re), Cellnex (2e), MasOrange (3e)
- Transport de marchandises : Correos (1er), Logista (2e)
- Transport de voyageurs : Alsa (1re), IAG (2e), Metro de Madrid (3e)
- Tourisme : Meliá Hotels International (1er), Barceló Hotel Group (2e), Grupo Iberostar (3e)
Plus de 64.000 enquêtes pour mesurer la confiance
Derrière ce classement se cache une mécanique particulièrement ambitieuse. Pour établir son édition 2026, Merco s'est appuyé sur 64.764 enquêtes, sept évaluations distinctes et 29 sources d'information. Le processus a ensuite été vérifié de manière indépendante par KPMG.
L'étude croise les regards de dirigeants de grandes entreprises, d'analystes financiers, de journalistes économiques, d'universitaires, de responsables d'ONG, de syndicats, d'associations de consommateurs et de citoyens. Elle intègre aussi les résultats de ses autres observatoires dédiés à la société, aux talents et à la réputation numérique, ainsi que l'analyse de plus d'un million de mentions en ligne.
Cette année, une nouveauté fait son apparition : Merco affirme avoir commencé à intégrer des indicateurs liés à la perception des entreprises dans les environnements d'intelligence artificielle générative. Une évolution qui témoigne de l'importance croissante de ces nouveaux espaces de recommandation et d'information dans la construction de la réputation des marques.
Au fond, le classement raconte peut-être autant l'évolution des entreprises que celle des attentes de la société. À l'heure où la confiance est devenue un actif aussi précieux que les résultats financiers, les groupes les mieux placés sont souvent ceux qui parviennent à convaincre sur plusieurs fronts à la fois : performance économique, qualité de service, responsabilité sociale et crédibilité publique. Une équation complexe que les leaders du classement paraissent, pour l'instant, maîtriser mieux que les autres.
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