Jamais, depuis que les cartels existent, on avait vu un tel déferlement de violences après l’arrestation puis la mort, dimanche 22 février, d’un baron de la drogue recherché depuis plus de 10 ans. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, sait que ce succès doit encore s’accompagner d’efforts notables pour diminuer les trafics qui gangrènent le pays et surtout rassurer les touristes.


Depuis l’annonce de l’opération et la mise en place de barrages routiers spectaculaires autour de différentes villes du pays, les réseaux sociaux ont disséminé de nombreuses informations extravagantes et fausses, publiant, par exemple, des photos générées par intelligence artificielle, d’un pseudo-avion en feu sur le tarmac de l’aéroport international de Puerto Vallarta, ou des scènes de panique ailleurs. La situation est revenue au calme en début de matinée, lundi 23 février, et les commerces ont réouverts sans difficultés.
Jamais depuis 2011 les touristes n'ont été pris délibérément pour cibles
Les narcos sont repartis se cacher dans la jungle jusqu’à la prochaine intervention militaire et les activités touristiques ont repris dans l’ensemble des stations balnéaires, tant sur la côte est que sur celle de l’ouest, qui accueillent plus de 50 millions de visiteurs chaque année, plaçant le pays dans le top 10 des destinations les plus visitées au monde. On sait que le pays est dangereux dans certains endroits et les règlements de comptes entre gangs fréquents, mais jamais, depuis 2011, les touristes n’ont été pris pour cible délibérément.
Le Petit Journal a pu joindre des Francophones résidant sur place qui, conscients de possibles dangers, ont préféré se calfeutrer chez eux le temps que la colère passe, mais disent ne s’être jamais sentis en réel danger comme certains médias en ligne ont pu l’affirmer. Les photos largement publiées depuis 48 heures montrent bien des plages et restaurants bondés fréquentés par des touristes plutôt sereins.
























