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11 000 élèves en moins dans la province de Séville : la natalité inquiète

Comme la France, l'Espagne fait face depuis plusieurs années à une baisse de la natalité. À Séville, le phénomène commence désormais à se voir concrètement dans les écoles : la province recense lors de cette rentrée, 11 000 élèves de moins que l'an dernier. Une baisse démographique qui pose déjà la question de l'avenir des établissements et, plus largement, de l'adaptation du territoire.

Vista de una de las actividades de 'Ciencia al Fresquito' celebradas este año.Vista de una de las actividades de 'Ciencia al Fresquito' celebradas este año.
Une activité de 'Ciencia al Fresquito' (juntadeandalucia.es)
Écrit par Sami LAHMAM
Publié le 16 septembre 2026

11 000 élèves en moins : Séville face au défi démographique

La rentrée scolaire 2026-2027 donne un aperçu très préoccupant d'un phénomène qui touche aussi la France : la baisse de la natalité. Dans la province de Séville, le verdict des chiffres est sans appel : 11 000 élèves de moins sont attendus cette année dans les classes d'Infantil, de primaire et de secondaire par rapport à l'an dernier. Une chute qui en fait la plus forte diminution enregistrée depuis près de huit ans. Au total, 409.082 élèves ont repris le chemin de l'école dans les 564 établissements de la province.

Cette baisse des effectifs scolaires n'est pas un phénomène isolé, mais le reflet d'une tendance démographique qui touche l'ensemble de l'Espagne. Le pays connaît depuis plusieurs années un recul important du nombre de naissances. En 2024, l'Espagne n'a enregistré que 318 005 naissances, soit 25,6 % de moins qu'en 2014, tandis que le nombre moyen d'enfants par femme est tombé à 1,10.

 

La natalité en Espagne reste historiquement basse malgré un léger rebond

 

De l'autre côté des Pyrénées, la France connaît elle aussi une baisse marquée de la natalité. 645 000 naissances y ont été enregistrées en 2025, soit une diminution de 2,1 % en un an.


Pourquoi les enfants sont-ils de moins en moins nombreux ?

Derrière ces chiffres se dessine un changement profond de la sociétale andalouse avec un constat qui est sans appel : les Espagnoles deviennent mères de plus en plus tard. Aujourd'hui, l’âge moyen à la maternité atteind désormais 32,6 ans. Dans le même temps, le nombre d'enfants par femme continue de diminuer. À Séville comme en France, cette évolution peut s'expliquer par plusieurs facteurs : l'accès au logement, la stabilité professionnelle, le coût de la vie et la difficulté à concilier vie familiale et professionnelle. Autant de raisons qui peuvent conduire les couples à repousser leur projet d'enfant ou à en avoir moins que prévu.

 

 

Mais les répercussions de ce déclin démographique sur le système éducatif andalou s’annoncent massives. Selon les projections actuelles, la province pourrait perdre jusqu’à 54 000 élèves dans ses collèges et lycées au cours de la prochaine décennie. Pour les établissements scolaires, le défi sera donc de s'adapter à des générations moins nombreuses.

 

À l'image de la France, la province de Séville doit désormais composer avec une transformation démographique qui ne concerne plus seulement les statistiques de naissance, mais commence à modifier concrètement le quotidien des familles et l'organisation de ses services publics.

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