Samedi 18 septembre 2021

Charles Lepelletier, Le Garrick «oui, nous sommes prêts pour lundi !»

Par Laurent Colin | Publié le 16/05/2021 à 12:21 | Mis à jour le 16/05/2021 à 12:37
Le propriétaire du restaurant le Garrick à Londres

Le 17 mai est attendu par les nombreux consommateurs que nous sommes, mais encore plus par les professionnels de la restauration, à même de pouvoir rouvrir l’intérieur de leurs établissements.

 

En soutien à cette corporation largement touchée par la crise, LePetitJournal.com lance une série d’interviews pour mettre en lumière les restaurateurs français de Londres et appeler le public à réinvestir des lieux festifs trop longtemps délaissés. « AUX TABLES CITOYENS ! »

 

C’est Charles Lepelletier, propriétaire du restaurant français Le Garrick à Covent Garden, qui ouvre le bal

Que dire de cet entretien téléphonique de quelques minutes, sinon qu’il redonne complètement le moral et le sourire. Plus qu’enthousiaste, Charles exulte. « Je suis ravi de pouvoir à nouveau exercer mon métier » précise-t-il « même si je sais que la reprise va être difficile et que nous ne devrions pas revenir à une activité presque normale avant septembre, en souhaitant ne pas voir arriver une nouvelle vague ». Il espère comme chacun de nous que le plus gros de la crise sanitaire est passé. Il mentionne également que son restaurant n’atteignait que 25 % de son chiffre d’affaires habituel en septembre dernier et 40 % en octobre avant fermeture.

La majorité des bureaux est encore fermée et les théâtres ne rouvriront que fin juillet, voire fin août pour certains. Aussi les clients habituels du Garrick ont déserté le centre de Londres. Comme les touristes qui représentent 25 % des clients du restaurant l’été. « Nous ne les accueillerons pas cette année c’est certain, mais nous pouvons nous réjouir car nous avons déjà de nombreuses réservations pour le week-end prochain. Les Londoniens ont envie de ressortir et sont aussi ravis de revenir nous voir ! Nous sommes complets vendredi prochain, sur des créneaux différents d’avant avec des tables réservées de 17h30 à 21h, heure où nous prenons les dernières commandes. Le samedi est aussi complet toute la journée.

A l’heure où plane l’ombre du variant indien qui se développe dans le nord du pays et dans certains quartiers de Londres, le restaurateur se veut néanmoins mesuré. « Nous avons tous survécu et nous avons tous gardé le sourire, mais nous sommes aussi tous au bord du gouffre. Un nouveau confinement nous serait certainement fatal ». Heureux dans son malheur, Charles Lepelletier précise que le propriétaire des murs a été très conciliant. « Il nous a bien arrangés pour les loyers, précise-t-il avant d’ajouter que « la crise montre qu’il existe encore des gens bien et de la solidarité. »

 

Dans le quartier, l’ambiance est plus que contrastée

A Soho, avec les terrasses qui se sont étendues dans la rue, certains restaurants réalisent un vrai carton. « Certains collègues m’ont confié faire plus d’argent maintenant entre 17h et 22h qu’avant Covid » confie Charles Lepelletier. Mais pour d’autres la tendance est inverse. Pour une célèbre enseigne de sandwichs et de produits prêts à consommer, le point de vente implanté à Leicester Square ne réalise que 45 % des recettes qu’il réalisait il y a deux ans. Même constat pour une enseigne de fast food emblématique qui atteint péniblement 35 % de son chiffre d’affaires.

 

Le Garrick va nous régaler avec une vraie rentrée gastronomique

Ce dont Charles Lepelletier est certain, c’est l’appétit des consommateurs à se faire vraiment plaisir et à choisir des mets et des vins plus fins. Il a donc bien pris soin d’ajouter quelques nouveautés à sa carte comme de magnifiques queues de homard de 250 g en plat principal. Les amateurs de viande se jetteront sûrement sur les entrecôtes et côtes de bœuf. Nous retenons aussi les carpaccios de bœuf ou de thon, ou encore le café gourmand accompagné d’une mousse au chocolat maison, de fraises, d’une crème brûlée et du ‘so british’ cake à la fraise.

Avouons aussi que nous reviendrons tous au Garrick pour ses grands classiques comme les escargots, les calamars aux piments d’Espelette, le cassoulet de Toulouse, le bœuf bourguignon ou le confit de canard. Bon appétit !

Pour faire descendre tout cela, le sommelier nous propose sa sélection. Les Meursault et Gevrey Chambertin signés Vallet Frères, deux adorables Bourgogne de 2015. Un Bordeaux St-Julien Château Lalande 2014 et un vin de saison qui appelle le soleil, le Côtes de Provence rosé Château la Vivonne.

 

LePetitJournal.com au service de tous les restaurateurs français de Londres

Si vous avez un restaurant français à Londres, n’hésitez pas à nous contacter pour nous faire part de votre état d’esprit du moment et de vos aspirations. Nous serons heureux de nous en faire l’écho dans nos colonnes et sur nos réseaux sociaux et également de mentionner les pépites figurant sur votre carte. Ecrivez-nous simplement ici en nous communicant vos coordonnées et nous vous rappelleront très vite : londres@lepetitjournal.com

 

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