La Currywurst et le Döner Kebab sont des incontournables berlinois. Mais elles ne représentent pas à elles seules le répertoire culinaire de la capitale allemande. Voici 5 plats berlinois moins connus qui font partie de la culture berlinoise.


La culture, qu’il s’agisse d’un pays, d’une région ou simplement d’une ville, se retrouve aussi dans sa cuisine. Ce sont parfois les spécialités culinaires qui distinguent le plus nettement une ville d’une autre. La gastronomie reflète l’Histoire, les goûts et les usages d’une population. On en apprend parfois bien plus par les habitudes gustatives d’une ville qu’à travers une étude sociologique classique.
Berlin connaît ses incontournables : la capitale allemande est mondialement connue pour la currywurst et son Döner Kebab. Mais la cuisine berlinoise ne se limite pas à deux plats. Voici les autres spécialités traditionnelles qui font partie du quotidien berlinois.
Die Bulette
Ce plat emblématique porte un nom d'origine française. Le lien est évident, car le nom provient du terme français « boulette » qui veut dire petite boule. La date, en revanche, est encore floue. On pense que c'est après la défaite prussienne de 1806, où Berlin est occupée par les troupes napoléoniennes jusqu’en 1808. C’est à cette période que le terme « Bulette », dérivé du français « boulette », aurait commencé à s’imposer à Berlin. Mais on ne peut pas établir avec certitude que l’occupation française a « renforcé » un usage préexistant.
Mais si son origine historique reste à confirmer, sa popularité auprès des Allemands, elle, est largement vérifiée. Elle est aujourd’hui une icône de la culture culinaire berlinoise. Stands, pubs, restaurants, cette spécialité se retrouve partout en ville !

Leber Berliner Art
Ce plat se retrouve dans les restaurants typiques allemands. Une cuisine qui représente le pays, et qui trouve son origine à Berlin. Même si là encore, l’origine n’est pas claire, il s’impose comme un plat populaire pour les Berlinois au XIXe siècle.
Durant cette période de croissance urbaine, les citoyens de la capitale avaient besoin de cuisiner les abats, car ils étaient nettement moins chers que les « beaux » morceaux de viande. La recette associe alors le foie de veau aux pommes et aux oignons, avec une purée de pommes de terre en accompagnement. Un plat harmonieux qui plaît encore aujourd’hui.

Hoppelpoppel
Voilà un autre plat berlinois qui s’est popularisé dans tout le pays. Et il s’agit tout simplement d’un « plat de restes ». Apparu au XIXe siècle en Prusse, son nom pourrait être formé à partir de “hoppeln” et du terme régional “bobbeln”, qui désigne quelque chose de mélangé, selon le Duden.
La recette associe généralement des pommes de terre, des œufs, des oignons et des restes de viande, auxquels peuvent s’ajouter différents ingrédients selon les recettes. Le tout préparé dans une poêle et l’affaire est classée.

Pfannkuchen (Berliner)
Ils sont partout : dans les boulangeries, les supermarchés, les grandes enseignes, les marchés… c’est l’un des desserts emblématiques de Berlin (à Berlin, on l’appelle Pfannkuchen, tandis que Berliner, Krapfen ou Kreppel sont employés selon les régions allemandes).
« Ich bin ein Berliner... ». S'il est rare qu'un dessert entre en politique, celui-là en est une exception. C’est le 26 juin 1963 que le président américain John Fitzgerald Kennedy prononça ces mots. Par cette phrase, Kennedy exprimait sa solidarité avec les habitants de Berlin-Ouest. Mais une légende veut que cette phrase ait été comprise comme “Je suis un Berliner”, c’est-à-dire le beignet. Cette interprétation est toutefois fausse : Kennedy exprimait bien sa solidarité avec les Berlinois.
Pour son origine, une légende raconte l’histoire d'un pâtissier qui aurait créé le Berliner en 1756 pour les soldats de Frédéric II. Déclaré inapte au service de canonnier pour l’armée, il rendit tout de même hommage à l’artillerie en façonnant une pâte en forme de boulets de canon, avant de la faire frire.
Aujourd’hui encore, elle reste profondément ancrée dans la culture berlinoise et se retrouve partout en ville.

Kalter Hund
Recette populaire en Allemagne, le Kalter Hund (« chien froid », ndlr) est une préparation qui ne nécessite pas de cuisson, d’où son nom « froid ». La recette du gâteau sans cuisson apparaît sous une forme proche dans les années 1920, lorsque Bahlsen publie une recette de gâteau au chocolat à base de biscuits Leibniz. Ce gâteau est ensuite devenu un symbole culinaire en RDA (Allemagne de l'Est, ndlr), où il est notamment devenu un classique des fêtes d’enfants.
Une autre hypothèse associe le nom au terme “Hunt”, qui désigne un chariot minier dont la forme serait similaire à celle du gâteau. C’est avant tout une pâtisserie qui associe biscuits et chocolat, pour un dessert particulièrement sucré, très apprécié en Allemagne.

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