Lundi 25 octobre 2021
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Le Festival Cinema Jove met à l'honneur les dessins animés japonais

Par Paula Etcheverry | Publié le 06/05/2021 à 11:17 | Mis à jour le 10/05/2021 à 22:04
Princesse Mononoke

Pour sa 36ème édition, le Festival Cinema Jove proposera du 18 au 26 juin la seconde partie du cycle consacré aux dessins animés japonais (la première partie avait eu lieu en 2019). Cette année, le Festival International du Film de Valence, organisé par l’Institut Valencià de Cultura, a sélectionné 19 œuvres qui posent un regard riche et pluriel sur ces productions artistiques modernes. Les projections auront lieu à la Cinémathèque, espace qui offre une plus grande capacité d'accueil pour les amateurs de dessins animés ou les simples curieux.

 

"Notre ambition est de réaliser une grande photographie du dessin animé depuis ses débuts jusqu’à ses productions les plus récentes, qui couvre plusieurs décennies, et vise à montrer que le dessin animé ne se limite pas à un style d’animation homogène, mais englobe d’autres types de dessins, de rythmes et de personnalités", précise Carlos Madrid, le directeur du Festival Cinema Jove.

 

Des animés d'Hayao Miyazaki et d'autres réalisateurs seront projetés

Ainsi, la sélection parallèle du Festival fait le pari de la variété. On retrouvera des réalisateurs connus tels que Makoto Shinkai, dont le film “Les Enfants du temps” a été choisi par le Japon pour représenter le pays aux Oscars, ou encore la projection de “Goshu le violoncelliste” (1982) de Isao Takahata, un film de jeunesse, antérieur à la création du studio Ghibli avec Hayao Miyazaki. Deux films cultes du célèbre réalisateur seront aussi programmés : la “Princesse mononoké” (1997) et la biographie du créateur de l’avion de combat Mitsubishi A6M Zero, 'le vent se lève' (2013). En plus de ces réalisateurs primés et reconnus, le Festival a voulu mettre en lumière des œuvres plus confidentielles, dont certaines sont considérées comme des classiques du genre. 

 

À cet égard, citons le court métrage remasterisé “The Spider and the Tulip” (Kenzo Masaoka, 1943), réalisé en pleine Seconde Guerre mondiale, et l’oeuvre érotique “Les Mille et Une Nuits” (Eiichi Yamamoto, 1969), une perle des années soixante qui forme avec “'Kureopatora”(1970) et 'Belladonna of Sadness' (1973) la trilogie “Animerama”, produite par l’emblématique Osamu Tezuka.

 

Le thème de l'adolescence mis en avant 


L’adolescence sera également très présente lors de ce nouveau cycle consacré aux dessins animés japonais. Mentionnons des titres comme 'Le cas de Hana et Alice' (2015), préquelle d’un film d’action réel réalisé en animation rotoscopique avec des fonds d’aquarelle ; “Je peux écouter la mer” (Tomomi Mochizuki, 1993) un triangle amoureux développé par la nouvelle carrière du studio Ghibli, “Classmates” (Shoko Nakamura, 2016), appartenant au genre 'Yaoi', qui traite de la romance homosexuelle, “La fille qui sautait à travers le temps”, oeuvre dans laquelle l’univers adolescent s'entremêle avec la science-fiction ; et “Liz et l’oiseau bleu” (Naoko Yamada, 2016), un récit qui se déroule dans l’orchestre d’un lycée féminin qui est un spin-off' de la série télévisée “Hibike! Euphonium”.

 

Une autre thématique importante est celle de l’accompagnement des enfants dans leur passage à l’âge adulte : “L’enfant et la bête” (Mamoru Hosoda, 2015) une aventure se déroulant au milieu d’animaux anthropomorphiques qui fut le premier film d’animation à être sélectionné pour la Coquille d’Or à Saint-Sébastien ; “Machia, une histoire d’amour immortel” (Mari Okada, 2015) une intrigue mettant en scène une jeune fille qui ne vieillit pas et l’enfant qu’elle adopte ; et “L’épée de l’étranger” (Masahiro And?, 2007), qui raconte l’histoire d’un enfant qui, dans sa fuite d’une tribu de guerriers, rencontre un “ronin”, un samouraï sans maître, qui accepte de le protéger.

 

Enfin, la sélection comprend d’autres thématiques à contenu social comme l’acceptation du deuil dans “L’amour est dans l’eau” (Masaaki Yuasa, 2019), meilleur film d’animation à Sitges, et “Dans ce coin du monde” (Sunao Katabuchi, 2016) sur la vie à Hiroshima pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

 


lepetitjournal.com/valence


 

Paula Etcheverry

Paula Etcheverry

Argentine d’origine mais Française de cœur, Paula est une expatriée enthousiaste. Ses passions : famille, langues, culture, communication, théâtre et relations publiques.
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