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Soirée de gala au Quai d'Orsay pour célébrer les parcours d'expatriés

Par Justine Hugues | Publié le 14/03/2018 à 18:00 | Mis à jour le 14/03/2018 à 18:00
Photo : Les lauréats et les partenaires des Trophées des Français de l'étranger
Expatriation Trophées Français de l'étranger 2018

À l'occasion de la 6e édition des Trophées des Français de l'étranger, près de 300 personnes issues de l’univers de l’expatriation se sont réunies le 13 mars au Quai d'Orsay. Entre séances photos, discours et petits fours, nos 7 lauréats ont été mis à l’honneur dans un décor majestueux, à la hauteur de leur réussite à l’étranger.

Trophées des Français de l'étranger

« Les expatriés sont de formidables ambassadeurs. Leur    réussite avive les couleurs de notre pays, un peu partout dans  le monde ». Les flashs crépitent dans le salon d’honneur du  Quai d’Orsay tandis qu’Hervé Heyraud, le fondateur du petitjournal.com, ouvre le bal. Les proches des lauréats mais aussi de nombreuses personnalités sont présentes, acteurs de la mobilité internationale, partenaires de l'évènement, et parlementaires : Frédéric Petit et Anne Genetet, députés des Français de l'étranger, mais aussi 5 sénateurs des Français résidant hors de France (Claudine Lepage, Ronan Le Gleut, Olivier Cadic, PIerre-Yves Leconte et Hélène Conway-Mouret).

Lors de la précédente édition avec Serge Betsen comme parrain, le sport était à l’honneur. En 2018, c’est Frédéric Raillard, de la célèbre agence de communication Fred & Farid, qui a accepté de prêter son nom et sa réputation à l’événement. Depuis son domicile de Los Angeles, il raconte via une vidéo « avoir compris pour la première fois en expatriation ce que voulait dire être français ». Pour celui qui incarne la réussite à l’étranger, avec sa société multipliant les créations de filiales, « l’expatriation c’est vital, comme parler anglais ou savoir utiliser un ordinateur. Ne pas être international aujourd’hui, c’est ne pas se confronter à la différence et rester sur ses acquis ».


Des lauréats chaleureusement applaudis


Sur l’estrade, les lauréats se succèdent pour prendre la parole, orchestrés par Antoine Cormery, journaliste émérite et directeur formation internationale de France 24. Les initiés de la communication côtoient les plus timides. Tous reviennent avec émotion sur la naissance d’un projet, la persévérance nécessaire à toute expatriation. « Oser c’est perdre pied momentanément, ne pas oser c’est se perdre soi même ». Michel Reverchon-Billot, directeur général du CNED, emprunte les propos de Kierkegaard pour remettre le trophée éducation à Iris Munos. Cette comédienne et metteur en scène qui promeut l’apprentissage du français par le théâtre incite l’auditoire à toujours s’accrocher à ses rêves. « Je suis très émue parce que vous récompensez des projets à contre-courant. J’ai appris en Pologne que tout était possible et qu’il ne faut pas baisser les bras. »

Des propos confirmés par Jonathan Breton, lauréat du trophée jeune espoir : « Je me disais au début qu’avec New-York, je mettais la barre trop haute. Mais à partir du moment où j’ai pris la décision de me lancer, en quelques mois, tout m’avait souri. »


Pour la deuxième fois depuis leur création, un Trophée des Ancien(ne)s élèves des lycées français du monde a été attribué par l'AEFE. Le seul trophée qui soit ouvert à d’autres nationalités a été empoché par la Camerounaise Rolande Kammogne, pour son développement de la chaîne de télévision panafricaine VoxAfrica. Pour Christophe Bouchard, directeur de l’AEFE, « la réussite de Rolande est un symbole fort de la formidable richesse de la francophonie ainsi que de l’ambition de notre institution : former des Français de cœur, même s’ils n’en ont pas la nationalité ».

La découverte de parcours inspirants force l’admiration mais aussi l’envie de s’investir. Face à Sophie Bulbulyan, chorégraphe établie en Grèce intégrant dans ses spectacles des populations fragilisées (personnes atteintes de handicap, migrants), Arnaud Aubron, président du directoire de Courrier International, s’interroge. « A côté de ces actes admirables, que fait-on ici qui ait du sens ? Mettre ces parcours en valeur, c’est la meilleure manière d’aider les gens à franchir le pas de l’expatriation ».

Autour d’un cocktail, les discussions s’éternisent. Les lauréats sont pris d’assaut par la presse et les photographes, tandis que les cuisiniers de Lenôtre s’activent aux fourneaux. 23h. Après le dîner de gala, il est l’heure de souhaiter bonne continuation aux lauréats et d’espérer que leur réussite aura germé dans l’esprit des Français du monde.

Retrouvez la présentations des lauréats dans les vidéos réalisées par notre partenaire France 24 :

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Justine Hugues

Justine Hugues

Après avoir travaillé 8 ans dans l’aide humanitaire et au développement (en Amérique Centrale, République Dominicaine et Birmanie) elle s'est reconvertie dans le journalisme avec l'ESJ Pro. Elle fait aujourd'hui partie de l'équipe de rédaction à Paris.
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