Mardi 4 août 2020
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Juliette de Casabianca, de la graphothérapie à l’écriture

Par Catherine Zaccaria | Publié le 06/07/2020 à 14:30 | Mis à jour le 06/07/2020 à 14:30
Juliette de casabianca écrivain

Arrivée à Singapour en août 2018 de Johannesburg où elle a passé les 4 dernières années, Juliette a une transition difficile en arrivant ici. La tête toujours en Afrique alors que ses pieds sont en Asie, il lui faut un an pour trouver ses marques et enfin entamer l’écriture de son deuxième livre.

Graphothérapeute-GGRE de formation, Juliette désire exercer rapidement son métier et rejoint le cabinet Dynamics en mars 2019, où elle partage son temps entre ses petits patients et une activité d’écriture qui lui tient à cœur. Elle pratique l’écriture sur le fond et sur la forme ! Lepetitjournal.com a rencontré Juliette afin d’en savoir plus sur ses deux facettes.

Qu’est-ce que la graphothérapie ?

Le métier de graphothérapeute rééduque le geste graphique. Il s’adresse plutôt à des enfants (primaire) et des adolescents (collège/lycée) qui ont une dysgraphie (trouble de l'écriture, qui se traduit notamment par de l’illisibilité, de la lenteur, de la crispation). Cette altération de l’écriture ne s’accompagne pas forcement d’un trouble neurologique mais peut être accompagnée d’autres dysfonctionnement.

« Ça peut être juste le geste ou la manière de tenir son crayon pour les plus jeunes, mais l’écriture est un tout, son geste est symbolique. »

Parfois l’écriture n’est qu’un des symptômes et il peut y avoir plusieurs raisons pour lesquelles un enfant ou un adolescent est bloqué face à l’écriture. Elle peut représenter la contrainte, la règle, ça peut être stressant. L’écriture demande de mettre en place des coordinations motrices qui peuvent être difficiles pour certains enfants. Cette dysgraphie peut également s’accompagner d’un manque de confiance en soi, d’estime de soi. Pour réparer ceci, la graphothérapeute passe par l’écriture comme intermédiaire.

Ce métier est souvent confondu avec celui de graphologue. Juliette a été formée pour les deux pratiques bien qu’actuellement c’est celle de graphothérapie qu’elle exerce depuis plusieurs années. Elle a suivi la formation du GGRE (Groupement des Graphothérapeutes-Rééducateurs de l’Écriture), la seule reconnue par le rectorat de Paris.

« Le graphologue analyse l’écriture et la personnalité dynamique du scripteur alors que le graphothérapeute apporte une aide spécifique de rééducation du geste graphique altéré. »

 

Un deuxième roman

Après un premier roman « Au creux du souvenir » (en format numérique uniquement) sorti en 2018 en quittant Johannesburg, Juliette vient de sortir un deuxième roman inspiré de son séjour africain. (22 juin 2020)

 

au creux du souvenir

 

Juliette a préalablement écrit sous divers formats (articles, poésies, booklet…) mais ce premier livre est très personnel et c’est l’écriture de ce roman qui l’a fait basculer dans l’activité d’écrivaine. Bien qu’inspiré de son vécu, elle mélange savamment dans son roman le personnel et la fiction et laisse ainsi le lecteur dans ce jeu de l’écriture où tout se mêle.

« Au creux du souvenir est la quête initiatique d’une jeune femme qui remonte minutieusement le fil de ses souvenirs et de ses blessures pour tenter d’achever un deuil impossible. Un livre sur les non-dits familiaux et les ravages du silence, toujours actuels dans la société du XXIe siècle. » (Amazon)

Son dernier roman « No Momentum » est beaucoup plus léger, c’est une véritable fiction.

C’est l’histoire d’une femme, zimbabwéenne, née dans un petit village au fin fond du Zimbabwe et qui devient très connue dans le monde de la couture. Elle est la seule accessoiriste noire dans ce milieu et le lecteur la suit à travers son parcours atypique, au gré d’une intrigue familiale. La mort de Mugabe, ancien président du Zimbabwe, décédé à Singapour en 2019 à l’hôpital Gleneagles, a motivé Juliette dans l’idée de finaliser l’écriture déjà amorcée de son roman, le lien entre l’Afrique et l’Asie était tout trouvé.

 

no momentum

 

« Découvrez l’histoire poignante d’une Zimbabwéenne brillante dans No Momentum, un roman sur les liens du sang qui vous mènera aux confins de l’Afrique du Sud et du Zimbabwe. » (Amazon)

Juliette aimerait bien écrire sur l’Asie l’année prochaine. Elle voudrait pouvoir apporter une vision de Singapour en explorant les différentes facettes de cette ville. Exprimer ce que la communauté étrangère a pu ressentir ces derniers temps. Entre oppression, lourdeur versus liberté et espace qu’elle avait en Afrique.

Le livre en format papier n’est pour le moment disponible qu’en France mais la version numérique est téléchargeable sur toutes les plateformes de lecture.

 

 

lepetitjournal.com

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Catherine Zaccaria

Éducatrice et enseignante, Catherine réoriente ses activités au fil des années. Elle est aujourd'hui Rédactrice en chef.
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