Vous envisagez de lancer votre activité ou vous l’avez déjà créée, mais vous ressentez parfois un manque d’échanges, de soutien ou de visibilité ? C’est ce qui a poussé Myriam Bouvet à créer une communauté d’entraide à Singapour pour partager, collaborer et s’encourager entre solopreneurs. Objectif : passer de l’aventure individuelle à la force du collectif.


Démarches administratives, manque de visibilité et solitude : le trio qui freine à Singapour
Quand elle arrive à Singapour, Myriam est frappée par le dynamisme de la ville. Ici, tout semble possible. Après sept ans à son compte aux États-Unis, elle envisage très vite de poursuivre son activité de naturopathe et sophrologue. Elle se retrouve alors confrontée à la problématique des visas, qu’elle n’avait pas anticipée. Heureusement, elle trouve des ressources auprès de Singapro, le pôle pro d’Accueil Singapour, et de Ruxandra Riccardi d’Exelio Consulting qui lui permettent de créer son entreprise, My4Me, spécialisée dans le bien-être et les soins énergétiques.
Un deuxième obstacle ne tarde pas à apparaître : même si elle a rencontré beaucoup de monde depuis qu’elle est arrivée, comment trouver des clients? En échangeant avec d’autres créateurs d’entreprise, à la fois expatriés et locaux, elle fait alors un constat simple : « Le manque de visibilité, c’est une problématique commune. » Selon elle, il n’y a rien de mieux que le bouche-à-oreille et le réseau pour se faire connaître.
Naît ainsi l’idée de créer une communauté dont l’ambition est de rassembler des personnes intéressées par l’auto-entrepreneuriat (ou solopreneurship) : des personnes qui envisagent de créer leur entreprise, qui l’ont créée, ou qui souhaitent soutenir les solopreneurs de Singapour.
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Donner et recevoir : l’Adn du collectif
« Être au service des autres m’a toujours animée. J’aime donner et recevoir », indique Myriam Bouvet. Ce principe guide le groupe : ici les solopreneurs peuvent poser leurs questions, partager leur expérience, proposer des ressources. Le lundi, les membres peuvent présenter leur actualité, ce qui canalise l’auto-promotion. En un mois d’existence, la communauté grossit vite et atteint bientôt 170 membres, à la fois expatriés et locaux. « Ce groupe répond donc à un vrai besoin », confirme Myriam Bouvet.
Et les membres sont ceux qui en parlent le mieux : « Je suis en début de projet. (...) Je ne suis pas encore véritablement une Solopreneur mais je suis contente d’utiliser le groupe pour trouver des contacts de coach vocal par exemple ou d’autres petits tips dont chacun a besoin quand on cherche à monter son entreprise », illustre Marie-Laure.
« Monter et développer son activité seul peut être exigeant et parfois déroutant ; disposer d’une communauté d’entraide fait toute la différence », ajoute Estelle, membre active de Singapro (Accueil Singapour) et présente dans le groupe pour soutenir les solopreneurs.
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Du virtuel aux rencontres : cafés, soirées networking, entraide immédiate
Sur le groupe, des initiatives naissent : conférences en ligne pour répondre aux problématiques administratives, tableau récapitulatif des participants pour favoriser les connexions, entraide technique, idées de pop-up pour présenter ses produits… Et la dynamique se poursuit dans le réel : « Tous les mois on va proposer une soirée networking et tous les mois à 15 jours d’intervalle on fait un café-rencontre. »

Entreprises et partenaires : ouvrir des portes locales
Myriam Bouvet aimerait aller plus loin. Elle imagine des passerelles simples pour soutenir les solopreneurs : prêt de salles, communication dans les newsletters des entreprises des conjoints, recours prioritaire à des prestataires du groupe pour des besoins ponctuels (traiteur, fleurs, animation). Une solidarité pratique, à coût maîtrisé, qui donne de la visibilité et crée des opportunités. Des collaborations avec d’autres groupes de femmes entrepreneures ont aussi vu le jour. Des services se proposent de façon spontanée. Myriam Bouvet est ouverte à toute proposition de co-animation et de co-création pour faire vivre et grossir ce groupe.
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Quand on l’interroge sur l’avenir de ce groupe, Myriam est une fois de plus pleine d’idées et enthousiaste : « J’aimerais qu’il fasse partie des ressources pour les nouveaux arrivants, et qu’il s’ouvre encore plus à la communauté internationale » en collaborant par exemple avec les associations d’accueil existantes et les ambassades. « L’union fait la force, nous n’en sommes qu’au tout début », conclut-elle.
Rejoindre le groupe
• Pour qui ? Solopreneurs à Singapour (toutes nationalités) ou en devenir ; personnes prêtes à soutenir l’entrepreneuriat local.
• Rythme : au fil de l’eau, 1 soirée de networking / mois + 1 café / mois.
• Codes : entraide avant tout, auto-promo cadrée avec respect du lundi pour partager son actualité
• Comment le rejoindre? cliquez ici
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