Samedi 26 septembre 2020

Exposition de raku par une Française de Rome dans le Monti

Par Élio Bono | Publié le 14/01/2020 à 19:49 | Mis à jour le 14/01/2020 à 19:54
Capture d’écran, le 2020-01-14 à 19.53.09

Au milieu de la splendeur des innombrables musées romains, on retrouvera ce week-end un petit parfum de France.

En effet, la Galleria Incinque Open Art de Monti accueillera vendredi et samedi l’exposition « Terres et Têtes », regroupant des œuvres réalisées par Christine Bonbon.

Française expatriée à Rome depuis deux ans, cette artiste peut être qualifiée de pluridisciplinaire. En plus d’une formation de plasticienne et d’historienne de l’art, elle s’adonne également à la sculpture, à la céramique et au raku. « Il s’agit d’une technique de céramique japonaise que j’ai appris lorsque j’habitais au Liban, explique Christine Bonbon. Elle met en lien la terre, le feu et l’eau. On cuit une première fois l’objet, puis une seconde fois en l’émaillant, et on le met en contact avec des cendres et de la suie de bois, qui font prendre l’objet en feu. On le trempe ensuite dans l’eau, afin de former une réaction chimique et de voir apparaître des irritations ou des craquelures ».

Japon

Très en vogue au Japon, le raku n’est cependant pas vraiment développé en Italie. « Il y a beaucoup de céramistes ici. Même si le raku devient connu mondialement avec l’intérêt pour l’Asie, il n’y a pas beaucoup de personnes qui en font ». Les contraintes, liées à l’enfumage et donc à le nécessité de se trouver en extérieur, expliquent peut-être les difficultés du raku à s’exporter dans la Botte.

Inspirée par l’art asiatique après avoir vécu en Chine, l’artiste s’est laissé séduire par le raku. Malgré une technique compliquée et une inspiration lointaine, les œuvres exposées ce week-end rappellent des moments du quotidien des romains. « Quand je suis arrivée à Rome, j’allais beaucoup au musée. J’ai été très touchée par la sculpture et l’art statuaire, et j’ai fait plein de têtes qui représentent les touristes que je vois et leurs émotions », explique Christine Bonbon.

L’exposition, dans laquelle seront exposées une vingtaine de statues, se tiendra à partir du vendredi 17 janvier et toute la journée du samedi 18. L’entrée y est gratuite.

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Élio Bono

Originaire du Sud-Ouest de la France, Elio est étudiant à Rome pour l’année scolaire 2019-2020. Il est passionné par l’Italie, le sport, la politique et le monde hispanophone.
1 Commentaire (s)Réagir
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Sabine dim 16/02/2020 - 10:42

Bonjour, c'est dommage que vous laissiez sur votre site des propositions de visite ou d'expos sur l'onglet "que faire à Rome" dont les dates sont expirées depuis plusieurs semaines...exemple Altaroma, expo Raku etc...

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