

Dans le cadre du 12ème festival Croisements en Chine, Shanghai a eu l'honneur d'accueillir Isabelle Huppert, actrice française au talent multi-récompensé et aussi très appréciée en Chine. Le temps d'un week-end, Mademoiselle Huppert a pu échanger avec le cinéaste renommé Jia Zhangke, lors d'une discussion très riche, et donner une lecture inédite de L'Amant de Marguerite Duras. Retour sur ces instants de magie et de performance de haut vol?
Rencontre au sommet de deux grands noms du cinéma

Jia Zhangke, réalisateur, mais aussi producteur et acteur chinois, né dans les années 70, est considéré comme une figure emblématique du mouvement cinématographique chinois Sixth Generation. Après quelques premiers films plutôt underground, il a évolué et a commencé à se faire connaître grâce à son long-métrage The World (2004). Depuis le début des années 2000, ses films sont souvent nommés lors des festivals internationaux comme Cannes ou Venise ? il a d'ailleurs reçu un Lion d'Or au festival de Venise pour Still Life (2006) ? et de nombreux professionnels disent même que Jia Zhangke figure parmi les réalisateurs majeurs aujourd'hui. Son dernier film, Mountains may depart, est sorti en 2015.

Lorsque cette grande dame du cinéma arrive devant l'assistance, un bruissement se fait entendre. Petite femme d'apparence frêle, avec son teint diaphane et un sourire presque timide, Isabelle Huppert pose sur le public son regard assuré et profond, avant de lancer un hésitant, mais courageux, "Nihao !" et de saluer Jia Zhangke. Le dialogue peut alors démarrer.
Très vite, le réalisateur lui demande si elle travaille différemment ses rôles au théâtre et au cinéma. La comédienne répond qu'elle appréhende ses personnages de la même façon quelle que soit la scène. Le cinéma l'oblige à se confronter à elle-même et certains metteurs en scène aident à apporter encore plus d'épaisseur aux rôles. Mais avant tout, quand elle joue devant une caméra ou sur les planches, Isabelle Huppert se dit être aussi spectatrice de sa propre performance. "Je joue mais j'ai besoin de me regarder jouer, comme si j'étais à la fois dedans et dehors". >> Lire la suite sur notre édition de Shanghai
























