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Santa Claus et tutti quanti : l’origine des décorations de Noël

Par Houda Belabd | Publié le 16/12/2020 à 14:37 | Mis à jour le 16/12/2020 à 22:41
Décorations de Noël

Cette année, à New York comme un peu partout aux États-Unis, le climat sanitaire maussade n’a pas pu détrôner la sacro-sainte décoration de Noël. Une occasion, parmi d’autres, de s’interroger sur l’histoire et les origines de cette sempiternelle tradition.

Nous sommes en plein mi-décembre : les venelles, raidillons, artères et intérieurs respirent un air bon-enfant aux couleurs de l’espoir, de l’amour et de la neige. Les grands et les petits chantonnent et dansant allégrement au rythme de Jingle Bells. Les guirlandes, les boules dorées ou argentées, quant à elles, s’accaparent la place publique au même titre que les sapins, tantôt verdoyants tantôt polychromes.

Majestueuse et auguste, la décoration de Noël interpelle, titille, plaît ou même déplaît. En d’autres termes, elle ne laisse personne sans avis. Vieille comme le monde, cette tradition haute en notes et en couleurs consiste à accrocher des présents et des calendriers de l’avent sur un arbrisseau, un sapin en l’occurrence, en attendant le jour-J : celui de la grande fête. Ses origines restent mitigées mais la plupart des versions s’accordent à dire qu’elle nous vient tout droit des contrées enneigées celtes, britanniques et irlandaises. Hymne à la vie naissante et à l’épiphanie (aux sens liturgique et philosophique du terme) ses vœux se font au moment opportun : celui du solstice d'hiver. Ainsi, accueillir le renouveau se fait dans la joie, dans la sérénité et surtout, dans l’embellissement et la parure.

 

Des décors d’ici et d’ailleurs

Ses origines, partagées, seraient aussi germaniques. En effet, la fête de Yule qui avait lieu peu ou prou à la même date que Noël consistait, elle aussi, à arborer de gracieux arbrisseaux généreusement nimbés, aux couleurs de l’hiver, du vin et de la nature. De même, l’on y dégustait des mets tout au moins exquis la semaine précédant le solstice d’hiver et offrait des présents aux adultes et chérubins.

Aussi, en Afrique du Nord, l’historien, explorateur et voyageur Ibn Battuta rapportait-il dans ses récits qu’avant la venue de l’Islam, les Maghrébins décoraient leurs intérieurs de verdures à cette période de l’année ; un symbole païen de joie et de prospérité financière.

 

La French Touch

Des récits alsaciens rapportent que la toute première mention écrite d’un arbre de Noël fait partie d’un registre municipal de la ville de Sélestat (Alsace). Une mention qui remonte à l’an 1521, pourrait-on lire. Toujours selon la même source, quelques années plus tard, une grande sécheresse s’empara des fruits des Vosges du Nord et de la Moselle, privant les arbres de Noël de leurs décorations. De ce fait, un artisan verrier de Goetzenbruck (Moselle) fabriquera, à son tour, des boules en verre pour faire face à cette catastrophe inattendue.

 

Célébrer la nativité

Les versions sur les origines et symboles se multiplient mais la réalité reste la même : au-delà de son côté religieux célébrant la naissance de Jésus de Nazareth, Noël est surtout, une fête commerciale qui fait les businessmen se frotter les mains devant le marché juteux qu’elle leur offre. Car bien que largement propagée par la christianisation ascendante de par le globe, la «fête de la Nativité» est, depuis bien des décennies, synonyme de poupons gonflables à l’effigie du Père Noël. Appelé aussi Father Christmas en Grande Bretagne, Santa Claus en l’Amérique du Nord ou Sinterklaas au Pays-bas, nous ne le verrons jamais assez en peluche, en caoutchouc, en porcelaine, en porte-clés, grandeur nature ou en miniatures. L’on pense tout autant des sapins de toutes les tailles et de tout ce qui pourrait les accessoiriser, à l’instar des guirlandes en papier, en plastique ou en rideaux électriques ponctués d'ampoules ou de diodes. Nonobstant, l’ironie du sort demeure de loin les «Papa Noël » en guise de tirelires.

 

 

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Houda belabd

Houda Belabd

Après avoir poursuivi ses études supérieures en journalisme et communication à Rabat et affûté sa plume dans diverses rédactions françaises et européennes, Houda Belabd souhaite se spécialiser dans la préservation culturelle du patrimoine des châteaux
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