Lundi 10 août 2020

New York City : Les bars et restaurants restent fermés

Par Rachel Brunet | Publié le 01/07/2020 à 18:13 | Mis à jour le 01/07/2020 à 18:31
Restaurants New York covid

Alors que New York était en route pour entamer la phase 3 de déconfinement lundi 6 juillet, le gouverneur Andrew Cuomo a annoncé, lors de sa conférence de presse de ce premier jour de juillet, que les restaurants de la ville de New York ne rouvriront pas lundi, comme prévu. Ils peuvent toutefois continuer à servir en extérieur, en respectant les consignes de sécurité.

 

Restaurants new york

 

Le gouverneur ne veut pas prendre de risques

« Nous avons un problème à New York City, les citoyens se relâchent » a précisé le Gouverneur Cuomo ce midi. Et de rajouter « Il y a toujours un nuage au dessus de nous ». À Brooklyn, dans l’East Village, le West Village, et ailleurs à Manhattan ou dans le Bronx, les New-Yorkais portent moins le masque, font moins attention aux distances de sécurité. Et c’est parce que la contamination est plus forte en lieu clos, que le Gouverneur Cuomo vient d’annoncer que les restaurants et bars ne sont pas autorisés à accueillir leurs clients en intérieur, à compter du lundi 6 juillet, comme prévu initialement.

La réouverture de ces lieux de vie et de partage est reportée à une date ultérieure, sans que cette dernière ne soit pour l’instant énoncée. C’est quand les restaurateurs pourront accueillir leurs clients en toute sécurité que la réouverture sera prononcée. Pour l’instant, les restaurateurs doivent prendre leur mal en patience et malheureusement, s’attendre à affronter d’autres jours, peut-être semaines, sans clients. Un véritable coup dur même si la restauration en extérieur reste cependant permise.

« On se base sur la science, pas sur la politique » aime-t-il à préciser. Et c’est bien à l’avis des scientifiques et autres experts que le gouverneur démocrate préfère se référer. « L'expérience des États du Sud s'est révélée problématique » a indiqué Andrew Cuomo, faisant référence aux États de Floride et du Texas notamment, obligés de faire machine arrière dans leurs processus de déconfinement, amorcé sans doute trop tôt.

Renforçant le contraste avec le Sud rouvert, les théâtres de Broadway ont annoncé lundi qu'ils resteraient fermés jusqu'en janvier.

 

 

À New York, la crainte d’une récontamination

L’Empire State est un des rares États américains à avoir contenu la pandémie. Chaque jour, tant le nombre de nouvelles contamination, que celui d’hospitalisation ou encore, plus dramatique, celui des décès dus à la nouvelle maladie baisse. La semaine dernière, pour la première fois depuis le début de la pandémie, le nombre d’hospitalisations dans l’État de New York est passé sous la barre des mille patients. Alors qu’au pic de la pandémie, à la mi-avril, l’État de New York déplorait quotidiennement 800 morts, hier, 8 personnes y sont décédées des suites du Covid-19.

Selon Andrew Cuomo, ce sont les quelque 3 millions de voyageurs en provenance d’Europe, entre janvier et mars, qui ont transporté la maladie dans l’État de New York et dans la ville de New York, beaucoup plus dramatiquement. Aujourd’hui, la menace ne vient plus d’Europe, où la pandémie est sous contrôle mais d’autres États du pays où la courbe n’a finalement jamais été aplatie.

S’il propose son aide pour accompagner d’autres États dans la gestion de la pandémie, il ne cesse de pointer du doigt la responsabilité du locataire de la Maison Blanche dans sa mauvaise gestion de la crise et surtout dans son déni de la gravité de cette dernière.

Les responsables sanitaires américains ont reconnu, mardi 30 juin, ne pas contrôler « totalement » la pandémie et redouter une explosion du nombre de cas aux Etats-Unis. De 40 000 nouveaux cas détectés par jour, la pandémie pourrait bondir à 100 000 si « on ne renverse pas la tendance », a averti Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses.

« La Maison Blanche est en déni sur le coronavirus depuis le début », a accusé, en amont, Andrew Cuomo .

 

 

Le port du masque, un geste politique ?

Alors que plus de la moitié du pays, largement dans le Sud et l'Ouest, voit la courbe des contaminations monter plutôt que descendre, le nombre de décès quotidiens continue de décliner, ce dont se sert le gouvernement de Donald Trump pour minimiser la nouvelle flambée. Mais le nombre de cas nouvellement détectés chaque jour aux États-Unis est plus élevé qu'à aucun moment depuis l'apparition du Sars-Cov-2 (plus de 40.000), et les admissions en réanimation augmentent dans plusieurs villes comme Houston au Texas et Phoenix, en Arizona, laissant craindre le pire quant au nombre de décès dans les prochaines semaines.

Des États comme la Californie, le Nevada, la Caroline du Nord ou l’ État de Washington - tous gouvernés par des démocrates - ont répondu à la flambée en rendant obligatoire le port du masque en public ces deux dernières semaines.

Mais dans d'autres États déplorant des foyers très actifs du nouveau coronavirus, comme le Texas, la Floride et l'Arizona, dirigés par des gouverneurs républicains, et alliés de Donald Trump, se contentent d'en recommander le port. Le Texas et Floride ont seulement fermé les bars ou fortement restreint leurs activités.

Le masque est devenu une affaire partisane : refusé par Donald Trump, mais porté par tout responsable démocrate, à commencer par son adversaire pour la Maison Blanche, Joe Biden. « Il faut que Donald Trump ordonne le port du masque » a exulté le gouverneur Cuomo. Force est de constater que le port du masque, au-delà, d’un geste sanitaire et de prévention, est aussi un geste politique : les trois-quarts des démocrates disent porter régulièrement un masque dans les commerces, contre une moitié des républicains, selon un sondage Pew.

 

Rachel Brunet

Rachel Brunet

Après être passée par la presse économique et la presse spécialisée, Rachel Brunet est la directrice et la rédactrice en chef de l’édition New York du Petit Journal.
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