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PEQ : à la CAQ, Bernard Drainville rouvre le débat sur les droits acquis

La démission de François Legault a ouvert une course à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ). En se déclarant candidat, Bernard Drainville esquisse une rupture de méthode qui pourrait avoir des effets concrets sur le PEQ.

Bernard DrainvilleBernard Drainville
Bernard Drainville, entouré de ses partisans, lors du lancement officiel de sa campagne à la direction de la CAQ, dimanche à Lévis. Photo Facebook
Écrit par Bertrand de Petigny
Publié le 3 février 2026

 

 

Une course à la direction du parti aux conséquences immédiates

La démission de François Legault a déclenché une course interne à la direction de la Coalition Avenir Québec (CAQ). Le processus est déterminant : le chef élu par les membres du parti deviendra automatiquement premier ministre du Québec.

Ce mandat s’exercera jusqu’aux prochaines élections législatives, prévues le 5 octobre si le calendrier électoral est respecté. Autrement dit, la course à la chefferie” ne relève pas d’un simple débat interne, mais engage directement l’action gouvernementale à court terme.


 

PEQ : après la démission de François Legault, l’urgence politique demeure


 

Les déclarations de Lévis

C’est à Lévis, dimanche, que Bernard Drainville a lancé officiellement sa campagne à la direction de la CAQ. Devant ses partisans, il a pris ses distances avec la méthode de gouvernance de l’ère Legault, plaidant pour des décisions plus cohérentes et prévisibles.

Cette prise de position s’inscrit dans une volonté affichée de rompre avec des changements de cap jugés abrupts, et remet en filigrane la question du respect des parcours engagés, notamment en matière d’immigration.

 

 

Les droits acquis, une position explicitement revendiquée

Sur le terrain de l’immigration, Bernard Drainville se démarque clairement de la ligne défendue jusqu’ici par le gouvernement. À 24:50 dans la vidéo ci-dessus, il affirme vouloir reconnaître des droits acquis aux travailleurs étrangers temporaires déjà présents au Québec depuis deux ans, intégrés et actifs dans des secteurs jugés prioritaires.

Cette reconnaissance viserait notamment la santé, l’éducation incluant les services de garde, la construction et certains métiers spécialisés du secteur manufacturier. Une orientation qui tranche avec la fin abrupte du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), décidée sans clause dite « grand-père ».


 

Qui vote / et qui peut voter / pour élire le chef de la CAQ

Le chef de la CAQ est élu exclusivement par les membres du parti. Ce sont donc eux, et eux seuls, qui trancheront lors de cette course.

Mais l’adhésion à la CAQ est ouverte à toute personne résidant au Québec. La citoyenneté canadienne n’est pas requise : un résident temporaire ou permanent peut devenir membre et participer au vote. Un élément peu mis de l’avant, mais central dans un débat qui touche directement des populations non électrices aux élections générales.

 

Une rupture interne qui pourrait changer la donne

En pleine course à la chefferie, Bernard Drainville esquisse une rupture de méthode qui remet la notion de droits acquis au centre du débat. Reste à savoir si cette inflexion survivra à l’épreuve du pouvoir et si elle se traduira, rapidement, par des décisions opposables pour les personnes laissées en marge du PEQ.

 

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