Alors que la mobilisation contre la suppression du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) se poursuit, notamment avec une manifestation annoncée le 7 février, une action juridique est engagée. Une réunion publique, prévue le 30 janvier à Montréal, doit en poser les bases et en expliquer les enjeux.


Une mobilisation qui ne s’est jamais interrompue
Depuis la suspension puis la suppression du PEQ, la contestation s’est structurée autour de multiples formes d’expression. Manifestations, pétitions, lettres ouvertes et prises de position d’élus municipaux et d’organisations syndicales ont marqué les derniers mois.
L’annonce d’une nouvelle manifestation le 7 février s’inscrit dans cette continuité. Pour les opposants à la réforme, il s’agit de maintenir la pression dans l’espace public et de rappeler que la suppression du PEQ reste un sujet politique non résolu.
Les rassemblements du 7 février
Une rupture administrative aux effets concrets
La fin du PEQ, intervenue sans mécanisme de transition, a mis un terme à un parcours jusque-là prévisible pour les travailleurs, diplômés et entrepreneurs concernés. Le programme constituait un repère structurant, tant pour les personnes immigrantes que pour les employeurs québécois.
Son remplacement par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), fondé sur des invitations discrétionnaires via Arrima, a profondément modifié les règles du jeu. De nombreux profils, pourtant intégrés et actifs économiquement, se sont retrouvés exclus du nouveau dispositif.
Le recours au droit comme levier supplémentaire
Face à l’absence de solution politique et à la multiplication des situations bloquées, une action juridique est désormais engagée. Elle ne se substitue pas à la mobilisation existante, mais vient s’y ajouter comme un levier complémentaire.
L’objectif est de faire examiner, sur le terrain du droit, les conséquences d’un changement de règles intervenu en cours de parcours, notamment au regard des principes de prévisibilité et de sécurité juridique.
Une cagnotte pour financer l’action juridique
En parallèle, une cagnotte est lancée afin de réunir les fonds nécessaires au financement de cette action juridique. Les sommes collectées sont destinées à couvrir les frais liés à l’analyse des dossiers, à la préparation des recours et au dépôt des premières procédures.
Le fonctionnement précis de ce dispositif, les garanties de transparence ainsi que les modalités de sélection des dossiers seront détaillés lors de la réunion publique. Les organisateurs insistent sur le caractère encadré et collectif de cette démarche.
Une réunion publique pour lancer et expliquer l’action
Dans ce contexte, une réunion publique est organisée le vendredi 30 janvier 2026 à 17 h 15, à l’Union Française (429, avenue Viger Est, Montréal). Elle vise à présenter l’action juridique en cours, ses fondements et ses modalités de financement.
La rencontre permettra également de présenter la cellule de coordination chargée de structurer la démarche, ainsi que les avocats impliqués. Le contexte de la suppression du PEQ et ses impacts concrets y seront rappelés, avant un échange avec les personnes concernées.
Réunion publique
Vendredi 30 janvier 2026 à 17 h 15,
Union Française de Montréal
429, avenue Viger Est, Montréal
Inscription à la réunion publique
Recenser les situations pour renforcer la démarche
Au-delà de l’information, cette réunion a pour objectif de recenser les personnes et entreprises souhaitant se joindre à l’action. La constitution d’un ensemble de situations documentées est présentée comme un élément déterminant pour renforcer la solidité juridique du recours engagé.
La rencontre s’adresse prioritairement aux personnes directement affectées par la fin du PEQ, qu’elles résident encore au Québec ou qu’elles aient déjà été contraintes de partir.
Une contestation désormais multiforme
Manifestation annoncée le 7 février, réunion publique le 30 janvier, lancement d’une action juridique : la contestation de la suppression du PEQ s’inscrit désormais sur plusieurs fronts simultanés.
Cette diversification des modes d’action pose une question centrale pour la suite : jusqu’où le recours au droit pourra-t-il compléter la mobilisation citoyenne et politique pour faire reconnaître les conséquences d’une réforme menée sans transition ?












