Réunies à la Comédie de Montréal, plusieurs associations françaises et francophones ont profité de la traditionnelle galette des rois pour présenter leurs temps forts 2026, échanger avec le public et rappeler le rôle essentiel du tissu associatif dans la vie montréalaise.


Ce dimanche, dès 15 h, à la Comédie de Montréal, les associations françaises et francophones de Montréal se retrouvaient pour un moment qui dépasse largement la tradition gourmande. Deux heures durant, prises de parole, annonces, sourires et échanges ont dessiné le portrait d’un paysage associatif vivant, structuré, et résolument tourné vers 2026.
Dans la salle, un public mêlé : nouveaux arrivants, familles installées de longue date, bénévoles chevronnés, curieux de passage. Sur scène, une même volonté : faire lien.

Bretagne, Normandie, Alsace : les territoires en partage
Premiers temps forts de l’après-midi, les annonces culturelles ont donné le ton.
La présidente des Bretons du Québec, Morgane Filleau, a dévoilé une année placée sous le signe de la Bretagne vécue par les arts : musique vivante avec la venue de musiciens bretons au printemps, cinéma avec un partenariat noué avec le festival du film court de Dinan, et bien sûr convivialité autour des apéros et des crêpes — autre manière, tout aussi sérieuse, de faire culture.
Dans la continuité, Noëlline Abauzit a présenté la création récente du groupe Normands du Québec, une nouvelle structure associative à Montréal. Le groupe prévoit l’organisation de rencontres régulières, notamment des 5 à 7, ainsi qu’un événement à l’automne consacré à la Normandie et à ses traditions culinaires.

Accueillir, accompagner, durer
Moment particulièrement écouté, l’intervention de la présidente de Montréal Accueil, Béatrice Daudin, qui a rappelé le rôle structurant de l’accueil dans le parcours d’intégration. Avec près de cinquante activités par mois et une communauté intergénérationnelle, l’association s’apprête à célébrer ses 40 ans en mars 2026, dans un lieu emblématique : le Théâtre Rialto. Une date déjà notée par nombre de participants.
Dans le même esprit de continuité, Marianne Lépinoit, nouvelle présidente de l’Alliance Française de Montréal, a esquissé les grandes lignes d’une année charnière. Au programme : l’ouverture d’un nouvel espace culturel, une semaine dédiée à la Francophonie en mars, puis, en avril, une création théâtrale avec Un barrage contre le Pacifique, adaptation du roman de Marguerite Duras. Autant de jalons qui rappellent combien la langue française se vit aussi sur scène.

Fédérer les amoureux de la France
Au cœur de l’après-midi, Québec-France Montréal a rappelé sa vocation première : créer des espaces de rencontre et de dialogue entre la France et le Québec. Son président, Julien Dancause, a présenté les prochains temps forts de l’association, notamment une conférence prévue au printemps autour de l’histoire de la Nouvelle-France. Une manière, pour l’association, de nourrir le lien franco-québécois par la réflexion, la transmission et le débat d’idées.
Dans le prolongement de cette volonté de fédérer, Fabien Kuntzmann, président des Alsaciens de Montréal, est revenu sur l’origine même de cette galette partagée. Initiée par l’association il y a plusieurs années, la rencontre est devenue un rendez-vous attendu du calendrier associatif montréalais. Forte de ses quarante ans d’existence et rattachée à l’Union internationale des Alsaciens, l’association a également évoqué ses temps forts à venir, des rencontres régulières au marché de Noël, ainsi qu’un grand rendez-vous festif en 2026, placé sous le signe du bretzel. Autant d’occasions de faire vivre une identité régionale par la convivialité et l’engagement bénévole.
Les Alsaciens de Montréal : une communauté vivante et dynamique

Un lieu, un esprit
Dernière prise de parole, mais non la moindre : celle de Jamin Chtouki, directeur de la Comédie de Montréal, qui a rappelé l’esprit du lieu et annoncé les 10 ans du théâtre en 2026. Un anniversaire qui entre en résonance avec la vitalité associative célébrée tout au long de l’après-midi.
La photo, puis la galette
Avant que les galettes ne soient distribuées, un moment suspendu : l’invitation faite à tous de rejoindre la scène pour une photo collective. Bras levés, sourires larges, enfants et anciens mêlés. L’image d’une communauté qui, le temps d’un après-midi d’hiver, a choisi de se montrer telle qu’elle est : plurielle, chaleureuse, et bien vivante.
Puis sont venus les fèves, les couronnes, les conversations prolongées. L’après-midi tirait à sa fin, lorsque la salle a commencé à se vider, lentement. La galette était partagée. Le lien, lui, renforcé.
Quand le lien associatif tient chaud
Dans une ville où l’hiver resserre les distances, ces deux heures ont rappelé une évidence : ce sont souvent les associations qui tiennent chaud le plus longtemps.
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