Lancé par l’émission Poésie par mots et par vaux sur les ondes de CISM 89,3 FM, en collaboration avec le Cercle des solidarités francophones Québec, le Concours québécois de poésie 2026 invite les jeunes plumes de la province à écrire le Québec à hauteur de lieu, de mémoire et d’émotion. Intitulée Mes paysages, mes amours rattachées, cette première édition s’inscrit dans une démarche culturelle au long cours, où la poésie devient un vecteur de territoire, d’identité et de transmission.


« La poésie est avant tout une invitation, une constructrice de lieux, imaginaires ou réels. »
Cette phrase, placée au cœur du projet, en résume l’ambition. Avec Mes paysages, mes amours rattachées, le concours ne cherche pas seulement à distinguer des textes, mais à faire émerger une cartographie sensible du Québec, racontée par celles et ceux qui l’habitent.
Chaque poème devient ainsi une porte d’entrée vers une région : un fleuve, un village, une gastronomie, une mémoire collective, une histoire intime. Loin de l’exercice scolaire, le concours revendique une écriture incarnée, ancrée, capable de dire le lien profond entre un individu et son territoire.
Un projet né de la radio, ancré dans la durée
Le concours s’inscrit dans le prolongement de Poésie par mots et par vaux, émission diffusée sur CISM 89,3 FM, la radio de l’Université de Montréal. Née d’abord comme atelier d’écriture, puis devenue émission radiophonique en 2024, cette initiative a déjà donné lieu à plus de soixante émissions, dont une large part consacrée aux lieux identitaires du Québec.
Au fil des années, poètes reconnus, voix émergentes, universitaires et acteurs culturels ont contribué à faire de ce projet un véritable pont poétique entre les régions. Le concours marque aujourd’hui une nouvelle étape : celle de l’ouverture aux jeunes générations, étudiantes et étudiants des cégeps, universités et écoles francophones du Québec.
Un concours ouvert, gratuit et provincial
Le Concours québécois de poésie 2026 est ouvert aux élèves finissants du secondaire, aux cégépiennes et cégépiens ainsi qu’aux étudiantes et étudiants universitaires. La participation est gratuite et s’adresse exclusivement à des auteurs amateurs, dans une logique de découverte et de transmission.
Les participantes et participants sont invités à soumettre un poème inédit en français, d’une longueur comprise entre 250 et 350 mots, autour du thème Mes paysages, mes amours rattachées. L’écriture peut être libre dans sa forme, mais elle doit proposer une véritable expérience poétique du lieu : décrire, suggérer, inviter, faire ressentir.
Les textes sont évalués de façon anonyme par des lecteurs, puis par un jury composé de personnalités du milieu littéraire. La qualité de la langue, l’originalité du regard et la force du lien au territoire constituent les principaux critères d’évaluation.

Un calendrier rythmé, jusqu’à la Saint-Jean
Lancé officiellement le 2 février 2026, le concours se déploiera sur près de quatre mois. Les textes devront être soumis au plus tard le 2 mars 2026. Les différentes phases de sélection seront rendues publiques au printemps, avant une remise des prix le 22 juin 2026, dans le cadre des célébrations de la Saint-Jean-Baptiste.
Cette première édition donnera lieu à l’attribution de plus de 2 500 dollars en prix, accompagnés d’ouvrages littéraires. L’ensemble des poèmes reçus sera par ailleurs réuni dans un recueil collectif, dont la publication est prévue à l’hiver 2026, afin de mettre en valeur la diversité des territoires québécois.
Une démarche culturelle et collective
Soutenu par un large réseau de partenaires culturels, institutionnels et éducatifs, le concours s’inscrit dans une vision plus large : redonner une place centrale à la poésie dans l’espace public, notamment auprès des jeunes, et rappeler que les mots peuvent encore dire le monde, le relier, le transmettre.
À travers ce projet, la poésie cesse d’être un genre marginal pour redevenir ce qu’elle a toujours été : un outil de récit, de mémoire et de projection collective.
Ce qui nous relie encore aux lieux
À l’heure où les territoires se transforment et où les repères se recomposent, Mes paysages, mes amours rattachées pose une question simple et essentielle : qu’est-ce qui nous relie encore à un lieu ? Les réponses, cette fois, viendront en poèmes.












