Édition internationale

Les exportations italiennes exposées au conflit au Moyen-Orient

Aux Émirats arabes unis comme au Qatar et en Arabie saoudite, le « Made in Italy » est essentiel. Suite à l'attaque menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, les activités commerciales se voient particulièrement exposées à des risques importants.

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Photo de Bernd Dittrich sur Unsplash
Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 15 mars 2026

Le conflit au Moyen-Orient vient bouleverser une période de forte croissance des exportations italiennes vers la région : +7,9 % entre janvier et novembre 2025, soit le double de la moyenne mondiale (+3,1 %). En tête de liste figurent les Émirats arabes unis (9,135 millions, +18,5 %), l’Arabie saoudite (6,320 millions, +3,7 %), le Koweït (1,861 million, +57,2 %) et le Liban (971 millions, +18,5 %).

Suite à l'attaque américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, de nombreux navires sont bloqués dans les ports de Dubaï, Doha et Jubail, compromettant les opérations commerciales. Selon une analyse de Confartigianato, le conflit met en péril 27,8 milliards d'euros d'exportations manufacturières italiennes vers les marchés du Moyen-Orient, soit 1,28 du PIB italien et 4,6 % des exportations nationales totales.

Les régions italiennes les plus exposées

Au niveau régional, c'est la Lombardie qui enregistre la plus forte exposition aux marchés du Moyen-Orient en termes de valeur, avec 8.159 millions d'euros d'exportations de produits manufacturés. Viennent ensuite la Toscane (4.065 millions d'euros), l'Émilie-Romagne (3.442 millions d'euros), la Vénétie (3.338 millions d'euros).


Qu'est-ce que l'Italie exporte vers le Moyen-Orient, et en quelle quantité ?

En 2025, l'Italie a exporté des marchandises d'une valeur de plus de 28 milliards d'euros dans l'ensemble du Moyen-Orient, y compris Israël et le Liban.

Le génie mécanique est le principal secteur d'exportation de l’Italie vers les pays du Golfe, représentant environ 30 % du total. Viennent ensuite les biens de consommation personnelle (bijoux et bagages à 11 %), les transports (11 %), les produits chimiques et pharmaceutiques (11 %), l'habillement (7 %) et l'agroalimentaire et l'ameublement (4 % chacun), d’après SACE (Servizi Assicurativi del Commercio Estero), l'agence italienne de crédit à l'exportation et les chiffres de l’Istat.

A Dubaï en particulier, le secteur dominant en termes de volumes de ventes est la joaillerie, souligne Il Messaggero. Viennent ensuite la construction mécanique, la mode et la chimie. La demande d’ameublement, tirée par les hôtels de luxe, de machines de construction, de pâtes et même de café est également en hausse.

Vers le Qatar, les exportations italiennes atteignent deux milliards de dollars, la construction mécanique représentant la part la plus importante (43 % du total). La demande de produits de luxe tels que les bagages, la maroquinerie et les bijoux est également soutenue.

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