Mujeres Avenir dénonce le manque d'égalité des chances dans les carrières STEM

Par lepetitjournal.com Madrid | Publié le 04/04/2022 à 14:30 | Mis à jour le 04/04/2022 à 14:30
Photo : Photo de famille de la commission Jeunes de Mujeres Avenir /DR
photo de famille de la commission Jeunes de Mujeres Avenir

La commission jeunes de l'Association Mujeres Avenir  s'est penchée sur le rôle des jeunes femmes dans le domaine scientifique, suite à la récente célébration de la Journée internationale des femmes dans la science.

 

 

L'événement a eu lieu au Club Financiero Génova, sous le titre "Valoriser : le talent féminin dans les sciences" et a mis en lumière les facteurs qui influencent la persistance d'une inégalité marquée entre les sexes dans les carrières STEM (disciplines scientifiques, technologiques, techniques et mathématiques).

 

Pour ce faire, les organisateurs de la Commission jeunes de Mujeres Avenir ont compté sur cinq intervenants d'exception : María Blasco, directrice du CNIO, qui a ouvert l'événement ; Maite Pérez Cidoncha, docteur en biologie moléculaire et auteur du blog @eresciencia ; Laura Bravo, ingénieure biomédicale et doctorante à l'université de Birmingham ; et Celia González Sánchez, physicienne et doctorante à l'université autonome de Madrid. En outre, Zoe Seoane, PDG de ZoeTech et présidente de #NoMoreMatildas, était présente en tant que modératrice.

L'écart entre les STEM ne se réduit pas

Teresa Castillo, présidente de la Commission jeunes de Mujeres Avenir, a ouvert l'événement par une réflexion importante. Depuis la création de la première université en Espagne en 1212 à Salamanque, les femmes ont dû attendre 660 ans pour pouvoir s'inscrire. Depuis qu'Elena Maseras est devenue la première étudiante universitaire du pays en 1872, le nombre d'étudiantes a augmenté de manière exponentielle, les femmes représentant aujourd'hui 58 % des inscrits.

 

Une des intervenantes de la commission Jeunes de Mujeres Avenir

 

Moins de 12% de filles font des études STEM

Il semble donc logique que ce ne soit qu'une question de temps avant que les femmes n'accroissent leur présence dans toutes les disciplines universitaires et tous les domaines professionnels. Cependant, comme Teresa l'a souligné, ce n'est pas le cas, en particulier dans les carrières STEM. Moins de 4% des filles de 15 ans veulent devenir scientifiques, et moins de 12% finissent par faire des études dans ce domaine.

 

Différentes études arrivent à la même conclusion : les préjugés sexistes, fondés sur les stéréotypes, restent le principal obstacle à l'augmentation de la présence des femmes dans les disciplines scientifiques, technologiques, techniques et mathématiques (STEM). L'image du secteur est encore très masculinisée, ce qui entrave le rôle important des femmes dans le développement technologique et économique de nos sociétés.

Briser les stéréotypes sur les STEM

Au cours du débat, les membres ont souligné la nécessité d'un changement culturel, basé sur une éducation aux valeurs, en travaillant avec les filles et les garçons dès l'enfance, pour générer un changement culturel qui brise les stéréotypes sur la relation entre les femmes et les carrières STEM. En même temps, elles ont voulu insister sur le problème du manque de modèles, qui peut être résolu en rendant visible le travail que de nombreuses femmes accomplissent déjà dans ce domaine. Elles ont toutes conclu que leur inclusion dans les ouvrages universitaires est une première étape importante, étroitement liée au premier point concernant la nécessité de revoir notre éducation.

Peu de femmes scientifiques aux postes de décision

Enfin, le manque de femmes scientifiques aux postes de décision dans le secteur lui-même a également été souligné comme un autre problème majeur. L'octroi de subventions, de postes de confiance, etc., reste principalement le fait des hommes, puisque ce sont également eux qui sont en mesure de choisir les candidats.

 

En résumé, le chemin à parcourir est encore long, mais les jeunes femmes ont réussi à faire comprendre par ce débat que le talent féminin existe et qu'il est très important de le promouvoir et de supprimer les barrières actuelles auxquelles il est confronté afin d'avancer vers les objectifs de développement durable fixés par l'ONU.

 

Maria Luisa de Contes, présidente de Mujeres Avenir, pendant son intervention
Maria Luisa de Contes, présidente de Mujeres Avenir, pendant son intervention /DR

Loi sur les quotas en France

María Luisa de Contes, présidente de Mujeres Avenir, a clôturé la journée en soulignant que les femmes ne sont pas prêtes à attendre 200 ans pour obtenir l'espace pour lequel elles travaillent si dur. Elle a rappelé qu'il existe déjà des mesures dans d'autres pays, comme la loi sur les quotas en France, qui donnent déjà de très bons résultats non seulement en termes d'égalité, mais aussi sur le plan économique et socio-environnemental.

 

Selon elle, nous devons insister sur l'adoption de lois comme celle-ci, qui garantissent l'inclusion des femmes dans les comités de gestion de tous les organismes scientifiques, économiques et politiques. C'est la seule façon d'obtenir une représentation équilibrée. En conclusion, la présidente de Mujeres Avenir a souligné que le changement de génération sera également essentiel pour réduire le fossé entre les STEM.

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