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Mercedes Mira, une experte des démarches consulaires candidate à Los Angeles

En vue des élections consulaires, le 30 mai 2026, Le Petit Journal dresse le portrait des neuf candidats et candidates têtes de liste dans la circonscription de Los Angeles. Notre huitième article est consacré à Mercedes Mira. Chargée des affaires sociales pendant 35 ans au Consulat de Los Angeles, elle se présente comme la candidate de la « proximité », à la tête d'une liste indépendante.

Mercedes MiraMercedes Mira
Mercedes Mira se présente aux élections consulaires de la circonscription de Los Angeles comme la "candidate de la proximité".
Écrit par Agnès Chareton
Publié le 26 avril 2026

 

À l’approche des élections consulaires, le 30 mai 2026, Le Petit Journal dresse le portrait des neuf candidats et candidates têtes de liste dans la circonscription de Los Angeles. Ces articles seront publiés tout au long du mois d’avril, dans l’ordre du tirage au sort effectué le 27 mars par le Consulat général de France à Los Angeles : Sylvie Almeri, Charles Speidel, Karim Sahli, Christophe Jouin, Julien Senac, Stanislas Orand, Cynthia Hajjar, Mercedes Mira et Bruno Lopez. Le 7 mai, Le Petit Journal organisera un débat entre les candidats, ouvert au public, au Lumiere Cinema de Beverly Hills. Il sera filmé et disponible en replay sur Internet. Pour comprendre ces élections aussi essentielles que méconnues, vous pouvez lire notre article. Le détail des neuf listes se trouve ici.

 

Déjà parus : 

1. Sylvie Almeri mène une liste « apolitique et indépendante » aux élections consulaires de Los Angeles

2. Charles Speidel, candidat des « patriotes » aux élections consulaires de LA

3. Karim Sahli, à la tête d'une liste de « gauche solidaire et écologiste »

4. Christophe Jouin, le candidat de « Renaissance » aux élections consulaires de LA

5. Julien Senac, le candidat des Républicains aux élections consulaires de Los Angeles

6. Stanislas Orand, le président sortant du conseil consulaire plaide la continuité

7. Cynthia Hajjar : « Au service de tous, dans une neutralité politique assumée »

8. Mercedes Mira, une experte des démarches consulaires candidate à Los Angeles

 

Elle n’est pas soutenue par un parti politique, mais elle connaît par cœur les rouages des démarches administratives des Français à l’étranger, et bénéficie d’une certaine popularité dans la communauté de LA. C’est, en résumé, la ligne que met en avant Mercedes Mira, candidate pour la première fois aux élections consulaires, après avoir travaillé aux affaires sociales du Consulat de LA pendant 35 ans.

Arrivée aux États-Unis en 1988, Mercedes Mira débute sa carrière au Consulat général de France à New York, avant de rejoindre la mission économique puis les Nations Unies, comme traductrice. Un an plus tard, elle s’installe à Los Angeles, où elle fera l’essentiel de sa carrière, au service social du consulat. « J’aidais les Français dans leurs démarches, souvent dans des situations complexes. Les conseillers consulaires donnaient régulièrement mon numéro aux personnes en difficulté », explique-t-elle.

 

Le prolongement de 35 ans au service de la communauté française de LA

 

Un poste doublé d’un engagement comme représentante du personnel « pour l’ensemble du personnel diplomatique aux États-Unis » qui lui a donné « une expérience de représentation et de dialogue ». Après avoir mis un terme à sa carrière pour s’occuper de ses fils de 15 et 17 ans - dont l’un pratique le Wing Foil en compétition - sa candidature est la suite naturelle de 35 ans au service des Français de LA, souligne-t-elle. Un engagement qu’elle n’avait jusqu’ici pas concrétisé pour éviter d’éventuels « conflits d’intérêts » liés à son poste au consulat.

Sa liste, « Votez pour vous », rassemble « des piliers de la communauté française de Los Angeles » et se veut indépendante. On y trouve ainsi le chef d’entreprise Thierry Leduc ou encore Pierre Leloup, ancien directeur du Théâtre Raymond Kabbaz du Lycée français. « Je voulais me présenter sans étiquette politique, pour ne pas avoir de comptes à rendre à qui que ce soit, insiste Mercedes Mira. Pour moi, ce n’est pas un tremplin politique. Je ne veux pas faire de politique, mais du service. Mon engagement n’est pas idéologique, mais humain et concret.» 

 

Elle multiplie les rencontres à travers la circonscription

 

Pour qui votera-t-elle aux élections sénatoriales de septembre prochain si elle est élue ? « Je ne sais pas, botte-t-elle en touche. La droite ou la gauche, je n’y crois plus. Je préfère avancer tout droit. » Elle se dit surprise par le nombre inhabituellement élevé de 9 listes candidates aux élections consulaires cette année. « Peut-être parce qu’il va y avoir les Jeux olympiques, ou parce que des personnes veulent se présenter comme tremplin politique pour les élections de 2027 » lâche-t-elle.

Mercedes Mira multiplie les rencontres à travers la circonscription, de Santa Barbara à Las Vegas en passant par Los Angeles, Phoenix, Denver et San Diego, cultivant son image de « candidate de la proximité. » « Cela fait 35 ans que je suis en contact direct avec les Français, dit-elle. Je les appelle quotidiennement. J’ai un peu un fan club, je connais des familles, des étudiants, des retraités, des personnes en difficulté… J’ai tissé des relations, et je mise là-dessus.» 

Ces déplacements sont l’occasion de prendre le pouls du terrain. « Les gens me font remonter des préoccupations concernant la scolarité, avec la problématique des bourses scolaires, les retraites - avec la difficulté pour les aînés à faire établir un certificat de vie -, mais aussi des problèmes avec un livret de famille, un enfant majeur qui veut devenir Français, un enfant né hors mariage, ou les naissances par GPA » énumère-t-elle.

 

« Les caisses de l’État sont vides »

 

Concernant les bourses scolaires, Mercedes Mira se montre lucide sur les limites du système : « Les caisses de l’État sont vides. Aujourd’hui, même si on octroie une bourse à 100%, il reste une charge pour la famille. Je pense que la solution, et c’est ce que met en place le consulat, c’est de trouver des partenariats avec des écoles publiques, comme Richland ou Glendale, pour l’enseignement du français » (lire notre article sur Richland). 

Elle propose d’améliorer l’organisation des tournées consulaires, cruciales dans les États éloignés comme l’Arizona, le Colorado et le Nouveau-Mexique, ou encore de développer des permanences juridiques mensuelles, au Consulat ou sur Zoom, inspirées de ce qui existe à New York. Dernier cheval de bataille : la disponibilité. Face à un consulat jugé parfois difficilement joignable, elle promet d’être accessible directement : « Les gens auront mon numéro. Ils pourront me contacter à tout moment. »

 

Vous pouvez suivre la campagne de Mercredes Mira : sur son compte Instagram. Vous pouvez vous inscrire à ses prochaines rencontres à travers la circonscription ici

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