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À San Diego avec Manu Payet, entre rires, intimité et nostalgie

Billet- Ce mercredi 22 avril, à la French American School of San Diego, il y avait comme un parfum de retrouvailles quand l’humoriste est monté sur scène… Et pas seulement pour le public. Je vous raconte ma soirée californienne avec Manu Payet.

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Manu Payet s'est produit à l'American School de San Diego le 22 avril. Franck Pedretti était aux premières loges. © DR
Écrit par La Rédaction
Publié le 25 avril 2026

 

Billet écrit par Franck Pedretti

« Quelques heures avant le show, on s’est offert, Manu Payet et moi - qui nous connaissons depuis plus de vingt ans -, une parenthèse au Mont Soledad, afin de respirer un peu et de profiter de cette vue à 360° sur San Diego, de la côte vers Los Angeles jusqu’aux frontières du Mexique avec en arrière-plan le massif de Big Bear et Snow Summit. Un moment simple, suspendu, presque nécessaire avant qu’il ne monte sur scène dans cette ville mythique, celle de Top Gun, qui a bercé son imaginaire.

Et puis le soir tombe. 200 personnes, une salle pleine, dans un lieu habituellement dédié aux talents des enfants. Un contraste presque improbable… Et pourtant parfait pour ce qui allait suivre.

Dès les premières minutes, le ton est donné. Manu observe, capte, improvise. Les expats en prennent gentiment pour leur grade : “Ça va les gars, il est 19h30… Je sais que c’est l’heure d’aller se coucher, demain yoga à 6h. Nous, à Paris, on s’appelle pour savoir sur quelle terrasse on se retrouve pour l’apéro…” Rires immédiats. Connection instantanée.

Il prend le temps de parler avec le public, de comprendre qui nous sommes, pourquoi on est là. Puis le spectacle commence vraiment. Et là… Bascule. Parce que Manu n’est pas venu seulement pour faire rire. Il est venu raconter. Se raconter. Il nous embarque dans son intimité, son enfance, dans son rapport au temps qui passe, à la paternité, à ce moment précis de la vie où l’on réalise qu’on est devenu “le père”. Celui qu’on regardait avant.

Entre souvenirs de La Réunion, éducation “à l’ancienne” et regard tendre sur ses parents, il dresse le portrait d’un homme entre deux époques. Loin des concepts modernes, mais profondément humain.

Le rire est là, constant. Mais il y a autre chose. Une émotion qui s’installe doucement. Manu est aujourd’hui quinqua. Lui, longtemps le “jeune cool”, devient celui qui transmet. Sa vulnérabilité touche. Sa nostalgie du temps qui passe est contagieuse. Et puis ce moment suspendu où il entonne : « Il faudra leur dire » de Francis Cabrel. Toute la salle suit. Une seule voix, un seul instant. Frissons.

Touchdown ! Les expats de San Diego comme ceux de Los Angeles ont été conquis. Merci à French Talent pour ce moment rare, presque intime, qui s’est prolongé autour du meet & greet avec un public ravi, heureux d’avoir vécu bien plus qu’un simple spectacle : un vrai moment de partage.»

 

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