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Charles Speidel, candidat des « patriotes » aux élections consulaires de LA

En vue des élections consulaires, le 30 mai 2026, Le Petit Journal dresse le portrait des neuf candidats et candidates têtes de liste dans la circonscription de Los Angeles. Notre deuxième article est consacré à Charles Speidel. À San Diego, il porte une « liste de rassemblement des patriotes », soutenue par l’Union des Droites pour la République (UDR) - le parti d’Eric Ciotti - et par le Rassemblement national

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Charles Speidel se présente comme le candidat des "patriotes" aux élections consulaires du 30 mai 2026 dans la circonscription de Los Angeles. © DR
Écrit par Agnès Chareton
Publié le 8 avril 2026

 


 À l’approche des élections consulaires, le 30 mai 2026, Le Petit Journal dresse le portrait des neuf candidats et candidates têtes de liste dans la circonscription de Los Angeles. Ces articles seront publiés tout au long du mois d’avril, dans l’ordre du tirage au sort effectué le 27 mars par le Consulat général de France à Los Angeles : Sylvie Almeri, Charles Speidel, Karim Sahli, Christophe Jouin, Julien Senac, Stanislas Orand, Cynthia Hajjar, Mercedes Mira et Bruno Lopez. Le 7 mai, Le Petit Journal organisera un débat entre les candidats, ouvert au public, au Lumiere Cinema de Beverly Hills. Il sera filmé et disponible en replay sur Internet. Pour comprendre ces élections aussi essentielles que méconnues, vous pouvez lire notre article. Le détail des neuf listes se trouve ici.

 

Déjà parus :

1. Sylvie Almeri mène une liste « apolitique et indépendante » aux élections consulaires de Los Angeles

2. Charles Speidel, candidat des « patriotes » aux élections consulaires de Los Angeles

 

En 2021, aucune liste ne représentait la « droite nationale » aux élections consulaires dans la circonscription de Los Angeles. Les choses ont changé en 2026. Charles Speidel, 56 ans, installé à San Diego depuis 15 ans, fait campagne à la tête d’une « liste de rassemblement des patriotes » soutenue par l’Union des Droites pour la République (UDR), le parti du député Eric Ciotti - qui vient d’être élu maire de Nice - et le Rassemblement National. 

En juin 2024, Eric Ciotti, alors président du parti Les Républicains (LR), avait provoqué un séisme en annonçant une alliance avec le RN, au lendemain des élections européennes et en vue des élections législatives, après la dissolution de l’Assemblée Nationale par Emmanuel Macron. Un big-bang qui a convaincu Charles Speidel, militant de droite dans sa jeunesse, de le rejoindre, après s’être consacré à sa carrière d’expatrié pendant 20 ans chez Sony puis à son entreprise dans la tech à San Diego. 

« J’ai fait le constat que ma vie, si elle n’est pas au service de la France et de mes compatriotes, perd de sa saveur et de son intérêt (...), explique-t-il. Quand Éric Ciotti a annoncé qu’il brisait le cordon sanitaire, j’ai sauté sur l’occasion. Je pense que nous ne gagnerons qu’avec toutes les tendances de droite, le centre droit, LR, et le RN. Le but, c’est d’apporter un peu d’alternance à la France, pour la remettre en route.»

 

Les élections sénatoriales et la présidentielle en ligne de mire

 

Nommé référent de l’UDR pour la 1ʳᵉ circonscription des Français de l’étranger (États-Unis / Canada), c’est naturellement qu’il s’est porté candidat aux élections consulaires : « Autant pour servir mes concitoyens établis hors de France que pour faire gagner la « droite nationale » aux prochaines élections nationales » affirme-t-il sans détour.

« Les conseillers consulaires deviennent grands électeurs, ils ont une voix aux sénatoriales et ils peuvent aussi parrainer des candidats à la présidentielle pour les aider à obtenir 500 signatures » rappelle-t-il. Parainera-t-il Marine Le Pen ou Jordan Bardella en 2027 s’il est élu ? « Sauf si Eric Ciotti est candidat, je parrainerai le candidat de la droite nationale, quel qu’il soit ou quelle qu’elle soit, dit-il. J’espère que les LR, qui sont nos cousins, nous rejoindront. On a de plus en plus de LR qui rejoignent l’UDR » se félicite-t-il.

Au sein de l’UDR, Charles Speidel revendique la « liberté économique », la « défense de l’autorité » et la nécessité de « préserver notre identité ». Des valeurs qu’il partage avec ses dix colistiers, qui sont « des adhérents UDR/RN », des «  connaissances personnelles » ou « des personnes de la société civile qui veulent s’engager et faire changer les choses.» « Nous avons un point commun : nous aimons tous la France désespérément » plaide le Français. 

 

« J’aime le combat, j’aime convaincre »

 

Son programme, en cours d’élaboration, contiendra neuf propositions, qui porteront notamment sur l’éducation - « les bourses scolaires me semblent être un problème pour pas mal de Français » - les soins, les démarches administratives, et l’accompagnement au moment de l’arrivée aux États-Unis et du retour en France. Pour affiner ses propositions, il multiplie les coups de fil : « J’ai toujours été dans le business : une des premières choses à faire, c’est de comprendre le problème pour le résoudre de manière concrète. »

Si Charles Speidel revendique son franc-parler, il regrette que certaines listes en campagne dans la circonscription de LA n’affichent pas clairement leur étiquette politique : « Les Français ont le droit de savoir pour qui les élus consulaires vont voter. Nous, on marche à visage découvert, pour que ce soit très franc.»

Déterminé, il  croit en ses chances de victoire le 30 mai. « J’aime le combat, j’aime convaincre » martèle-t-il. Selon lui, il existe un réservoir de voix aux États-Unis pour le « camp national ». « Il y a un électorat qui est là, qui a les mêmes convictions que nous. Et si je regarde ce qui se passe en France, il y a une dynamique très claire de notre camp, et une dynamique contraire chez LR, où il y a une division profonde entre des gens qui aimeraient venir vers nous, et d’autres plus centristes, plus macronistes » observe-t-il. 

Mais avec 9 listes en lice à Los Angeles, dont une seulement clairement marquée à gauche - celle de Karim Sahli - les électeurs de droite ne risquent-ils pas l’éparpillement ? Réponse le 30 mai prochain.

 

Vous pouvez suivre la campagne de Charles Speidel sur son site Internet.

 

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