Édition internationale

« The Testaments » : la suite de « The Handmaid’s Tale » à la hauteur de nos attentes

La suite de « The Handmaid’s Tale » arrive le 8 avril sur Hulu aux États-Unis et Disney + en France. Adaptée du roman « Les Testaments » de l'autrice canadienne Margaret Atwood, la série est portée par Chase Infiniti et offre une nouvelle perspective sur le calvaire imposé aux femmes à Gilead.

The TestamentsThe Testaments
Chase Infiniti est Hannad dans "The Testaments". © DR
Écrit par Déborah Laurent
Publié le 7 avril 2026

 

« The Handmaid’s Tale » avait profondément secoué les spectateurs lors de son lancement en 2017. L’adaptation télévisée de La Servante Écarlate, de Margaret Atwood, raconte la chute des États-Unis au profit de la théocratie totalitaire Gilead. Elle a pris fin en mai 2025 sans offrir de conclusion satisfaisante aux fans. June Osborne aura tout fait, au cours des six saisons, pour retrouver sa fille, Hannah, qu’on lui a arrachée dès le premier épisode. Sans succès. 

Hannah a été élevée dans la République de Gilead, dans l’unique but de devenir une bonne épouse et une bonne mère. Après avoir suivi le destin tragique de June, place à l’histoire d’Hannah, dans « The Testaments », diffusée à partir du 8 avril sur Disney Plus. Cette série en 10 épisodes offre le rôle principal à Chase Infiniti, qui joue la fille de Leonardo DiCaprio dans « One Battle After Another », et dont la carrière connaît une envolée fulgurante.

 

 

Hannah a été rebaptisée Agnes par ceux qui l’ont adoptée. On la découvre pieuse, sage et gentille. Agnes n’a pas de souvenir de ses parents biologiques ou de sa vie d’avant. Gilead est le seul monde qu’elle connaît. Tante Lydia et ses apôtres lui ont appris à être docile. Agnes et ses copines, qui ne savent ni lire ni écrire mais qui tiennent une maison comme personne, ne rêvent que d’une chose : avoir enfin leurs règles pour changer de statut. 

Une fois qu’elles deviennent officiellement « des femmes », on les marie avec un « Commandant », un homme âgé, puissant, qu’on choisit pour elles et qui s’empresse de leur faire un enfant. Mais alors que le moment tant attendu approche, Agnes et ses amies commencent à s’interroger sur le but de leur vie et sur leurs envies profondes. Parce qu’on peut mettre un couvercle sur une casserole, ça n’empêche pas l’eau de bouillir.

 

Une série lente qui nous laisse le temps de mesurer l’horreur quotidienne

 

« The Testaments » utilise les mêmes mécanismes que ceux de « The Handmaid’s Tale ». L’ambiance s’installe lentement, l’action arrive en fin de saison. Ça nous laisse tout le temps de mesurer l’horreur quotidienne imposée à ces jeunes filles innocentes. Elles vivent un cauchemar éveillé, privées de toute liberté de penser, mais elles ne s’en rendent pas compte parce qu’elles n’ont rien connu d’autre que cet univers aseptisé et le conte de fées qu’on leur a raconté.

« The Testaments » fait revenir ponctuellement des personnages qu’on a aimés de « The Handmaid’s Tale » et nous offre plus d’informations sur le parcours de Tante Lydia. On sait enfin comment elle est devenue ce qu’elle est devenue : autant vous prévenir, il y a une scène violente dans l’épisode 6 dont on se remet difficilement.

Si « The Handmaid’s Tale », basée sur un roman de Margaret Atwood de 1985, était présentée comme une série dystopique à son lancement, on ne peut que constater que la réalité a rapidement et dangereusement rattrapé la fiction. « The Testaments », que Margaret Atwood a publié en 2019, se déroule 15 ans plus tard, et dans cette histoire, les thèmes politiques et les visions du monde défendues par les hommes blancs au pouvoir font directement écho à l’actualité américaine. 

La série nous offre une suite à la hauteur de nos attentes et nous rappelle que la liberté est fragile et le combat pour la conserver nécessaire. A voir dès le 8 avril sur Disney + en France et Hulu aux États-Unis.

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