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Tabac au Royaume-Uni, une nouvelle loi entrée en vigueur

C’est un tournant historique pour le Royaume-Uni. Le Parlement britannique a adopté une loi qui vise à interdire la vente de cigarettes à vie à toutes les personnes nées après 2008. Le Royaume-Uni devient l’un des pays les plus restrictifs au monde contre le tabac.

Cigarette Cigarette
Le tabac est la première cause de décès évitable au Royaume-Uni
Écrit par Tranchand Lina
Publié le 22 avril 2026

Le Parlement a définitivement adopté la loi "Tobacco and Vapes Bill" qui interdit la vente de cigarettes à toute personne qui a 18 ans cette année. L’objectif est de faire du Royaume-Uni un pays “sans fumée” et protéger les futures générations des maladies liées au tabac.

 

Une interdiction définitive pour les Britanniques

 

La plupart des lois fixent un âge limite précis, comme 18 ans. Ici, chaque année, l'âge légal pour acheter du tabac augmentera d'un an. L'objectif est de rendre l'achat de cigarettes impossible pour les jeunes de 15 ans aujourd'hui, peu importe leur âge futur. Le tabac ne sera pas interdit pour ceux qui ont déjà le droit d'en acheter, mais il disparaîtra des habitudes des plus jeunes.

Au Royaume-Uni, le tabac tue environ 80 000 personnes par an, c'est la première cause de décès évitables. Pour le système de santé britannique (NHS), qui a déjà énormément de patients, le coût des soins liés au tabac est estimé à plusieurs milliards de livres par an.

 

Vapotage et “puffs” dans le viseur

 

Les cigarettes traditionnelles ne sont pas les seules visées. Le vapotage chez les jeunes a énormément augmenté ces dernières années donc le texte prévoit des restrictions sur les cigarettes électroniques jetables les “puffs”. Leur présentation en magasin devra aussi être plus sobre, comme c'est déjà le cas pour les paquets de cigarettes, car les saveurs fruitées et les emballages colorés sont jugés trop attractifs.

Si la mesure est soutenue par les associations médicales et une majorité de l’opinion publique, elle ne fait pas l'unanimité chez certains élus conservateurs. Certains députés dénoncent une dérive de “l'État nounou” (nanny state) et s'inquiètent d'une atteinte aux libertés individuelles.

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