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Comment la maîtrise de l'anglais joue sur la confiance en soi de l'expat’

Par Marie Benhalassa-Bury | Publié le 13/09/2021 à 19:28 | Mis à jour le 14/09/2021 à 10:24
Photo : Volkan Olmen - Unsplash
Live English expatrié anglais

L’expatriation est un moment à part dans une vie, presque hors du temps. Absolument tout change à vos yeux, mais aussi à vos oreilles : la langue n’est plus la même, il faut composer avec nombre de différences, et, parfois, avec une certaine timidité de l’expatrié.

Comment améliorer sa pratique avant et pendant le grand départ, et quel impact cet effort aura-t-il sur votre confiance en vous ? Fort de son expérience auprès des francophones de l’étranger, Live-English nous parle de ces enjeux de la maîtrise de l’anglais, indissociables d’une expatriation faite dans les règles de l’art.

 

Est-il essentiel de posséder un bon niveau d’anglais avant de s’expatrier ? Serait-il envisageable, selon vous, de pouvoir évoluer en toute quiétude dans un pays anglophone en faisant l’impasse sur un véritable apprentissage de la langue?

De façon globale, il est important de bien préparer son expatriation. Une certaine maîtrise de la langue avant le départ fait partie intégrante de cette préparation en amont, et permettra d’éviter beaucoup de pépins, notamment pour la recherche de logement, d’emploi, mais aussi pour se rendre dans les différentes administrations.

Dans un second temps, le séjour en pays anglophone doit permettre de monter en niveau. L’expatrié ne peut pas envisager de rester durablement dans un pays anglophone sans en maîtriser la langue, et il raterait surtout une partie importante du charme de l’expatriation.

 

Qu’est-ce qu’une maîtrise de l’anglais peut concrètement apporter au quotidien ?

La bonne pratique de l’anglais permet l’autonomie : nul besoin de demander à quelqu’un de parler au téléphone pour nous, par exemple. Qui plus est, elle permet d’éviter l’erreur de rester dans un cercle franco-français, ce qui nuirait à une expérience optimale. Un bon niveau d’anglais permet aussi l’accès à des postes plus intéressants pour travailler sur place.

 

L’immersion suffit-elle à cet apprentissage ?

L’immersion aide grandement, rien de tel en effet pour apprendre l’anglais… mais à condition de partir avec un niveau d’aisance minimum, afin que la progression se fasse naturellement. Cet apprentissage sur place dépendra aussi des rencontres : la capacité à se faire des amis anglophones qui auront la patience de parler anglais avec vous, vous permettra de parfaire votre maîtrise en un rien de temps.

 

Le fait d’être bilingue permet-il de mieux apprécier et discerner les différences culturelles ?

Bien sûr, vous pourrez alors aisément fréquenter des anglophones, apprécier les subtilités de leur langue, s'imprégner de leur culture, comprendre leurs conversations et même leur humour… L’expatriation est un tout, et le fait de s’exprimer couramment en anglais aide à discerner au mieux toutes les composantes culturelles de ce tout.

 

Quelles solutions pour les plus timides d’entre nous?

Il faut se jeter à l’eau ! Se faire aider d’un professeur particulier, qui vous donnera les clefs pour être à votre aise, constitue une solution de choix pour accélérer cette prise de confiance en soi. Une pratique régulière en 1-on-1 offre un environnement bienveillant et protégé, avant l’immersion dans des situations concrètes.

 

Disposez-vous de cas d’expatriés à l’égard desquels l’apprentissage de l’anglais aurait impacté leur confiance en eux, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel ?

Nous avons aidé des centaines voire des milliers de personnes avant leur expatriation ou au tout début de leur expatriation. Ils sont parvenus à améliorer leur anglais, prenant confiance en eux lorsqu’ils conversent avec des anglophones et s’assurant ainsi un voyage dans les meilleures conditions possibles. Nous leur communiquons également les différences culturelles auxquelles ils doivent faire attention dans le pays : spécificités des entretiens d’embauche, des conversations téléphoniques, différences dans le cadre d’une présentation (académique, professionnelle…) donnée en anglais…

 

Quel niveau de progression puis-je espérer après une expatriation de quelques semaines, mois, d’un an… ?

Les progrès sont très variables selon que l’expatrié se situe en véritable immersion ou pas. En général, sur place, la compréhension orale s’améliore le plus. Il comprend instinctivement et rapidement mieux les anglophones, en apprenant vite les expressions locales. Être exposé à l’anglais, et ce même quelques semaines, pourra grandement faciliter le processus. Mais il faudra compter sur des mois, voire des années pour être complètement à l’aise et parler couramment.

 

Progresser en anglais nous fait-il oublier la fameuse « honte de son accent », bien connue des Français ?

La honte de son accent est à proscrire, or il s’agit souvent de ce sur quoi on se focalise, à tort. À partir du moment où vous êtes compris des autres, vous avez parcouru l’essentiel du chemin. Il est si dommage d’avoir honte de parler à cause de son accent, d’autant plus qu’au fur et à mesure de la pratique de l’anglais, celui-ci se transforme instinctivement, par mimétisme. La seule chose à retenir, progressivement, sont les différences importantes d’intonations entre les deux langues. On essayera donc, au fil de l’expatriation, de changer d’intonation sur les syllabes adéquates. Enfin, rappelez-vous que l’accent français est très prisé à l’étranger et que les natifs n’en seront donc pas incommodés !

 

Pour améliorer votre anglais et ne plus vous faire avoir par de telles confusions, la plateforme de Live-English.net vous est accessible sur internet, offrant un large choix d’enseignants et de méthodes de travail.

Marie Benhalassa - Journaliste Londres

Marie Benhalassa-Bury

Etudiante à Sciences Po Aix, curieuse de tout, ancienne expatriée à Brighton avant de rejoindre l'équipe de rédaction de Londres
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