Comme prévu, le Royaume-Uni va réintégrer le programme Erasmus+ dès la rentrée 2027. Si la nouvelle est positive pour les échanges entre la France et Londres, plusieurs obstacles financiers et administratifs persistent pour les étudiants.


Le 17 décembre dernier, un accord avait été trouvé entre Londres et la Commission européenne. Sous l'impulsion de Keir Starmer, le Royaume-Uni a validé le retour du pays dans le dispositif Erasmus+.
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Le gouvernement a accepté de débourser £570 millions pour réintégrer le dispositif de la mobilité européenne. Mais attention, tout ne redeviendra pas comme avant le Brexit, pour la capitale britannique, qui n'a jamais été aussi sélective entre les frais de scolarité, les justificatifs financiers ou encore les nouveaux visas.
Un changement pour les apprentis et les stagiaires
Le nouvel accord Erasmus+, qui débutera pour l'année scolaire 2027-2028, ne concerne pas seulement les universités. La grande nouveauté est que le programme sera aussi accessible aux apprentis et aux élèves de l'enseignement professionnel.
C’est un changement important car le programme britannique “Turing”, qui avait remplacé Erasmus, ne finançait que les départs des Britanniques. Avec un budget réduit à 73,6 millions de livres cette année, Erasmus+ permettra à nouveau de financer les échanges dans les deux sens. Il sera plus simple pour les entreprises londoniennes d’avoir des stagiaires avec un soutien financier.
Des frais de scolarité importants au Royaume-Uni
Malgré ce retour dans Erasmus+, un problème reste inchangé : le prix des études. Depuis le Brexit, les étudiants de l'UE sont considérés comme des étudiants internationaux. Pour ceux qui veulent s'inscrire dans une université britannique pour un cursus complet (bachelor ou master), les tarifs restent ceux des étudiants internationaux.
Dans les grandes universités londoniennes, les frais de scolarité peuvent dépasser les 25.000£ par an. Malgré les discussions diplomatiques, Londres n'a pas prévu de baisser ces prix pour les Européens. Erasmus+ permet d'éviter ces frais uniquement dans le cadre d'un échange temporaire entre deux établissements partenaires. Pour beaucoup de familles françaises, le rêve britannique se transforme alors en un investissement trop important, souvent hors de portée sans bourses ou soutiens privés.
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Visa et coût de la vie
Partir à Londres en 2026, engendre déjà un budget et des démarches administratives stricts. Tout d’abord, il y a les preuves de fonds. Pour obtenir le visa étudiant, le Home Office exige désormais de prouver que vous disposez de 1,529£ par mois pour vivre à Londres. C’est une condition obligatoire pour valider votre dossier.
Ensuite, depuis le déploiement complet du système en février dernier, les vignettes physiques ont disparu. Tout est désormais numérique via le compte UKVI. Ce dispositif demande une rigueur absolue lors de la demande en ligne.
Un visa différent pour les 18-32 ans ?
En parallèle d'Erasmus+, des discussions sont toujours en cours pour créer un “Youth Mobility Scheme”. Ce projet, activement discuté en ce moment, permettrait aux jeunes de venir travailler et vivre au Royaume-Uni pendant deux ans sans les contraintes d'un visa de travail classique.
En attendant 2027, la mobilité étudiante entame sa reconstruction. Étudier à Londres en 2026 reste une ambition qui se prépare, surtout financièrement.
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