Londres est rouge et blanc. Cette fois, Arsenal a tenu jusqu’au bout. Au terme d’une saison intense, longtemps disputée avec Manchester City et Liverpool, les Gunners sont champions d’Angleterre. Un titre attendu depuis 2004 et la génération des Invincibles.


Le coup de sifflet final, du côté de Bournemouth, a libéré tout un club… et toute une ville. Dans le nord de Londres, les supporters d’Arsenal ont rapidement envahi les abords de Holloway Road pendant que les joueurs célébraient un sacre attendu depuis plus de vingt ans.

Alors qu’il reste encore une journée de championnat, Arsenal compte 82 points et ne peut plus être rejoint en tête de la Premier League. L’équipe de Mikel Arteta a construit son titre sur une impressionnante solidité défensive, meilleure défense du championnat, mais aussi sur une maîtrise collective longtemps absente dans les moments décisifs ces dernières saisons.
Un duel à distance avec Manchester City
Pendant des mois, le duel avec Manchester City a rythmé la saison anglaise. Mais contrairement aux exercices précédents, Arsenal n’a pas craqué au printemps. Les Gunners ont enchaîné les résultats dans le sprint final, portés par un effectif plus mature et plus complet.
Au cœur du sacre, plusieurs cadres ont confirmé leur importance. Le Britannique Declan Rice a apporté son équilibre au milieu de terrain, le Norvégien Martin Ødegaard a dirigé le jeu avec constance, tandis que Bukayo Saka s’est montré décisif offensivement. Derrière, la charnière franco-brésilienne William Saliba-Gabriel s’est imposée comme l’une des plus solides d’Europe. Arrivé sur le banc en 2019, Mikel Arteta décroche le premier titre de champion d’Angleterre de sa carrière d’entraîneur. Longtemps soutenu malgré les critiques, l’Espagnol voit enfin son projet récompensé.
Une célébration jusque dans la matinée
La fête a rapidement gagné tout le nord de Londres. Des milliers de supporters d’Arsenal ont rejoint les alentours de l’Emirates Stadium dans la soirée, certains encore en pyjama, tandis que Holloway Road, Highbury Corner, Finsbury Park et les pubs d’Islington se transformaient en immense marée rouge jusqu’au petit matin. Très vite, la circulation a été paralysée autour du stade. Des fumigènes rouges illuminaient les avenues pendant que les chants résonnaient dans tout le quartier : “We’ve won the league”, “North London forever” ou encore des chansons à la gloire de Mikel Arteta et Bukayo Saka ont tourné pendant des heures.
Familles, anciens supporters, étudiants, touristes : tout le monde semblait vouloir prolonger un moment attendu depuis 2004. Au lever du jour, plusieurs centaines de supporters étaient encore présents devant l’Emirates. Et la fête ne s’est pas arrêtée là. Dans la matinée du 20 mai, plusieurs joueurs d’Arsenal ont rejoint spontanément les supporters dans les rues du nord de Londres pour partager les célébrations, sous les chants et les applaudissements d’une foule encore euphorique.
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