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Au pair à Londres : le Brexit a-t-il fermé la porte aux jeunes Français ?

Partir quelques mois à Londres, vivre dans une famille britannique et progresser en anglais au quotidien. Ce discours, on l’a déjà entendu plein de fois, notamment chez tous ceux restés dans la capitale britannique plus d’un an, puisque le séjour au pair a longtemps été l’option numéro 1 des jeunes Français. Mais depuis le Brexit, le rêve britannique est devenu beaucoup plus difficile à concrétiser : pas de visa dédié, des règles de travail strictes et un coût de la vie…très élevé. En 2026, trouver une famille ne suffit plus pour pouvoir partir. Alors, peut-on encore être au pair à Londres ?

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Depuis le Brexit, le rêve britannique est devenu beaucoup plus difficile à concrétiser : pas de visa dédié, des règles de travail strictes et un coût de la vie…très élevé.
Écrit par Ewan Petris
Publié le 30 octobre 2026, mis à jour le 1 novembre 2026

Vivre à Londres sans payer de loyer, apprendre l’anglais au quotidien et découvrir la culture britannique de l’intérieur : un scénario qui a longtemps fait rêver les jeunes Français, dont peut-être même vous, chers lecteurs… Mais derrière cette expérience séduisante, la réalité a changé. Depuis le Brexit, partir au Royaume-Uni est devenu un véritable parcours d’obstacles, à commencer par une question : a-t-on encore simplement le droit d’y travailler comme au pair ?

 

 

Depuis le Brexit, les jeunes Français ne peuvent plus compter sur leur seule nationalité européenne pour venir travailler au Royaume-Uni et cette première difficulté en entraîne d’autres : quel statut choisir, comment être rémunéré et comment éviter de se retrouver dans une situation compliquée une fois sur place ?

 

Pour Au Pair Connect, qui analyse l’évolution du séjour au pair dans 19 pays, le cas britannique illustre un tournant: avant même de parler de budget ou de famille d’accueil, il faut désormais vérifier si le projet est légalement possible.

 

Brexit : peut-on encore partir au pair à Londres quand on est Français ?

 

La réponse dépend de la situation du candidat. Mais pour un jeune Français qui souhaite venir spécialement à Londres pour effectuer un séjour au pair, les possibilités sont très limitées. Le Royaume-Uni ne propose pas de visa spécifiquement destiné aux séjours au pair. Le visa de visiteur ne permet pas, non plus, d’occuper un emploi. Quant au Youth Mobility Scheme, qui autorise certains jeunes étrangers à vivre et à travailler au Royaume-Uni pendant une période limitée, il n’est pas ouvert aux Français sur la seule base de leur nationalité. 

 

Certaines personnes disposent néanmoins d’un autre statut de résidence ou d’une autorisation de travail qui leur permet d’envisager ce type d’emploi, mais la situation doit donc être vérifiée au cas par cas. Concrètement, “à Londres, le premier obstacle n’est plus seulement de trouver une famille. C’est d’avoir le droit de travailler sur place.”

 

Un candidat peut consacrer du temps à chercher une famille, organiser son départ et prévoir ses dépenses avant de découvrir que le statut envisagé ne lui permet pas de travailler légalement. Le bon réflexe est donc simple : vérifier les conditions officielles avant de payer un billet, de s’engager auprès d’une famille ou de prévoir une date d’arrivée.

 

Au pair à Londres : pourquoi la question du salaire change aussi la donne ?

 

Maintenant, imaginons qu’un candidat dispose du droit de travailler au Royaume-Uni. Le séjour au pair, lui-même, ne fonctionne pas nécessairement comme dans les pays qui possèdent un statut spécifique.

 

Le principe traditionnel est connu : la famille fournit généralement une chambre et les repas, tandis que le jeune participe à la vie familiale et à la garde des enfants en échange d’argent de poche. Les autorités britanniques précisent que les personnes employées comme au pair ont droit au salaire minimum applicable. Depuis le 1er avril 2026, celui-ci s’élève à 12,71 £ de l’heure pour les personnes âgées de 21 ans et plus, et à 10,85 £ pour les 18-20 ans.

La rémunération doit être examinée au regard des heures réellement travaillées et des règles applicables. Le logement fourni par la famille peut être pris en compte dans certaines limites, mais il ne remplace pas automatiquement le salaire dû.

 

GOV.UK - règles applicables à l’emploi des au pair.

 

Pour les familles, cela change le coût de l’accueil et pour les jeunes, cela signifie qu’il faut regarder au-delà du montant d’argent de poche annoncé car être logé et nourri ne signifie pas que l’on peut travailler sans être rémunéré selon les règles en vigueur.

 

À Londres, le budget ne s’arrête pas à l’argent de poche

 

L’un des grands avantages du séjour au pair, c’est de pouvoir vivre dans une famille sans avoir à payer un loyer. À Londres, où se loger coûte cher, cet aspect compte forcément dans le calcul. Mais il ne suffit pas à rendre le séjour accessible à tous les budgets. Entre les transports, le téléphone, les sorties et les dépenses personnelles, les frais s’accumulent vite. Et si la famille habite loin du centre, les trajets peuvent prendre une bonne partie du temps libre.

 

Le conseil d’Au Pair Connect : ne pas s’arrêter au montant de l’argent de poche. Ce qui compte, c’est ce qu’il reste réellement une fois les dépenses payées, mais aussi la possibilité de faire face à un imprévu.

 

Apprendre l’anglais : l’Irlande peut-elle remplacer le Royaume-Uni ?

 

Pour les jeunes qui veulent avant tout progresser en anglais, le Royaume-Uni n’est plus la seule piste. L’Irlande peut offrir une expérience différente mais surtout avec un avantage administratif important pour les Français : en tant que citoyens de l’Union européenne, ils peuvent s’y rendre sans visa, au titre de la libre circulation.

 

En Irlande, les personnes employées comme au pair peuvent relever du droit du travail ordinaire et avoir droit au salaire minimum applicable à leur situation. Depuis le 1er janvier 2026, celui-ci s’élève à 14,15 € brut de l’heure pour les salariés de 20 ans et plus, avec des taux inférieurs pour les plus jeunes. Le logement et les repas fournis ne dispensent pas automatiquement la famille de ses obligations.

 

Les données compilées par Au Pair Connect montrent également une hausse des recherches autour de la requête “au pair Ireland”. L’Irlande peut donc être une option à explorer pour celles et ceux qui veulent vivre en anglais, sans se heurter aux mêmes règles d’entrée qu’au Royaume-Uni. 

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