

Arrivée à Londres il y a cinq ans, Laurence Azzéna-Gougeon a été élue conseillère à l'AFE lors des élections de 2006. Elle retrouve ainsi l'animation politique interrompue pendant son expatriation aux Bahamas où elle avait suivi son mari et eu deux enfants.
Al'origine, Laurence Azzéna-Gougeon était attachée parlementaire à l'Assemblée Nationale où elle a notamment contribué à la campagne de Chirac en 95, et à celle de Philippe Séguin à la tête du RPR (ex-UMP).
Malgré ses 4 années d'exil insulaire, le parti ne l'avait pourtant pas oubliée puisqu'il lui a demandé de monter la délégation UMP d'Angleterre. On était en juin 2005, les prochaines présidentielles s'annonçaient.
Laurence Azzéna-Gougeon a dit oui. Elle savait qu'elle raffolait de ce genre de challenge, pas dans une optique carriériste, mais en souvenir de la passion mise dans ses anciennes fonction. Parce que, dit-elle : "la politique est ce qui aide les gens à tenir debout. Parce que la civilisation, c'est quand quelqu'un prend la peine d'aller à un meeting, plutôt qu'en regarder un compte-rendu à la télévision. "
Sarkoziste et humaniste
Alors elle a organisé l'unique meeting de Sarkozy à l'étranger pendant la campagne présidentielle, en drivant une équipe de 10 bénévoles pour tout monter en 13 jours et trouver une salle en moins de 48h. Son énergie a porté ses fruits puisqu'au bout du compte, ce soir de janvier 2007, il y a eu 1.500 invités dedans, et 1.000 autres à l'extérieur. A Londres ! Qui offre tant de possibilités de sorties différentes, que réunir 100 personnes au même moment relève presque du miracle.
C'est un joli fait d'armes pour Laurence Azzéna-Gougeon pour qui "la politique doit aider les gens à se structurer, à leur donner du sens hors des données commerciales". Aussi est-elle par philosophie, et par hasard de la vie aussi, une fervente politicienne.
Totalement ancrée dans la droite sarkozienne mais lucide : "Les Français de Londres doivent se confronter à une vraie fausse proximité avec les Anglais. A tel point qu'on ne fait plus d'effort pour se souvenir qu'on n'est pas complètement pareil. Et que les conflits au travail sont bien souvent liés à un référentiel différent. En France, quand un chef dit que c'est pas mal, le salarié est tout content. Ici, si le chef ne dit pas que c'est outstanding, l'employé pense que c'est un blâme."
Laurence Azzéna-Gougeon pose un regard très lucide et très féminin sur l'interculturalité du monde du travail. Très politique aussi, car c'est ce qui la motive.
Betty Ruby (www.lepetitjournal.com) jeudi 18 décembre 2008
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