

Le 13 septembre dernier, le maire de Londres a dévoilé son programme concernant les taxis circulant dans la capitale britannique. Sadiq Khan entend favoriser le développement et la circulation des « Black Cabs » qui incarnent, comme les « red bus », le patrimoine londonien, au détriment des compagnies comme Uber, bientôt soumises à de nouvelles contraintes.
La sauvegarde des Black Cabs et du patrimoine londonien
Les très célèbres taxis noirs sont apparus à Londres au tout début du XXème siècle et sont emblématiques de la ville, comme Big Ben, les bus à impériale ou encore les cabines téléphoniques rouge vif. Un patrimoine que le maire souhaite protéger.

La compagnie Uber s'indigne
La firme américaine Uber, présente grâce à son application dans 400 villes au monde, se voit freinée dans son expansion. Les chauffeurs indépendants, qui conduisent leur propre véhicule crient d'ailleurs au scandale, car non seulement les Black Cabs sont favorisés, mais en plus d'autres mesures sont prévues pour leur mettre des bâtons dans les roues. En effet, les chauffeurs devront maintenant passer une épreuve d'anglais, ainsi qu'un test de conduite avancé, et seront obligés de souscrire à une assurance complète et payante à l'année. Une bataille des taxis qui part sur les chapeaux de roues !
Chiffres clés :

> Les conducteurs de black cabs possèdent une excellente mémoire. Lors de l'examen, ils doivent connaître 25 000 rues dans un périmètre de 10 km autour de la gare de Charing Cross.
> Les chauffeurs Uber, qui eux roulent guidés par leur GPS, sont au nombre de 25 000. Pour 40 % d'entre eux, c'est une activité complémentaire.
> Chaque semaine, 30 000 nouvelles personnes téléchargent l'application Uber sur leur téléphone mobile.
Auriane Duroure et Laurent Colin (www.lepetitjournal.com/londres), le 19 septembre 2016.



















