

Accoucher à la maison, le retour d'une vieille pratique (photo Astrid Janoray)
Si pour les accouchements à domicile, les taux diffèrent selon les villes et aussi selon les quartiers - ils frôlent les 7% dans le Sud-Ouest de Londres ? ils restent très nettement supérieurs à la France.On ne peut pas encore véritablement parler de boom, mais ces chiffres en hausse constante sont bel et bien le signe d'une prise de conscience de la population féminine, des sages-femmes, des acteurs de la santé et des hommes politiques qui s'opposent à une médicalisation à outrance.
En 1993 en Angleterre le rapport ministériel "Changing childbirth"a d'ailleurs fait grand cas. Il prônait un retour à la physiologie de la naissance et dénonçait déjà les risques d'une médicalisation systématique et non justifiée.
Profession sage-femme
De plus en plus de femmes ont recours au home birth, en raison des bénéfices reconnus de l'accouchement à domicile : moindre coût pour le service public, moins de morbidité maternelle et infantile, satisfaction des femmes et des bébés, moins d'instrumentalisation des accouchements et moins de césariennes donc moins de risques de suites pathologiques.
A noter toutefois que ces accouchements sont réservés à des femmes présentant des grossesses à faible risque.
D'ailleurs, si au départ les "home births"étaient principalement assurés par des sages-femmes indépendantes, certains hôpitaux londoniens s'y sont aussi mis, en créant notamment des unités "home from home". Le retour d'une pratique ancestrale peut paraître étonnant. Or le concept updaté reste innovant.
Raphaëlle CHOËL. (www.lepetitjournal.com-Londres) vendredi 6 mars 2009





















