

La crevette tueuse du Danube, l'écrevisse de Californie ou encore le vison américain, ces animaux venu d'ailleurs prolifèrent en Grande Bretagne et font des ravages. Déjà pointés du doigt, dix espèces animales ou végétales qui représentent un risque pour l'environnement sont désormais "blacklistées"
(La pêche à la crevette / AFP)
L'agence de l'environnement britannique a publié la semaine dernière une liste noire qui comporte les animaux ou plantes "exotiques" qui comportent un risque pour l'écosystème "indigène" c'est-à-dire anglais. Les différentes espèces qui figurent sur cette liste noire causent d'immenses dégâts, coûtent une fortune à l' Etat et bien plus.
Des envahisseurs nocifs
Dix espèces de plantes et animaux importés d'autres pays sont sur le banc des accusés. Elles sont coupables de créer un déséquilibre dans des milieux naturels. Elles mettent par exemple en danger la faune locale en colonisant l'habitat naturel d'espèces vivant dans les campagnes britanniques, parfois même en les tuant. En tête de liste se trouve la crevette tueuse (de son vrai nom Dikerogammarus villosus), cette gammare provient de l'est de l'Europe par le Danube, le Rhin et les canaux. Le petit animal qui pourrait sembler inoffensif est la cause d'énormes dégâts partout où il se déplace. Le crustacé est notamment nocif pour les jeunes poissons ainsi que pour les autres espèces de crevettes. L'écrevisse de Californie ou encore le vison américain sont eux aussi non-grata.
Du côté des plantes, l'onagre d'eau (Ludwigia hexapetala) est la bête noire dans la campagne britannique. Le végétal recouvre de nombreuses voies d'eau en Angleterre ainsi qu'au Pays de Galles, empêchant les bateaux de circuler. La Renouée du Japon ou la Balsamine de l'Himalaya font aussi partie de la liste de ces envahisseurs redoutés.
1,7 milliard de livres par an
Ces invasions d'espèces exotiques ont un coût, en matière de nettoyage des rivages et autres moyens pour combattre leurs propagations. La facture s'élève pour l' Etat britannique à 1,7 milliard de livres par an, autant dire un immense gouffre financier.
La liste devrait coûter plus que de l'argent à la Grande-Bretagne. Le pays pourrait notamment ne pas atteindre les buts fixé par l'Union Européenne sur l'état de ses lacs et rivières.
De plus, ces dix espèces représentent un danger pour les êtres humains. Par exemple, la berce du Caucase utilisée d'abord comme plante ornementale dans des jardins botaniques s'est révélée toxique. La sève de cette mauvaise herbe brûle la peau, elle peut causer des cloques et des cicatrices.
Fatna Messaoudia (www.lepetitjournal.com/londres) mercredi 24 août 2011
Pour la liste complète des 10 espèces : http://www.environment-agency.gov.uk/static/documents/Invasive_species_top_10_hit_list.pdf
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