

Avorter chez soi sans avoir besoin de se rendre dans une clinique ou un hôpital, c'est possible? En tout cas, c'est ce que demande une organisation de charité britannique, la BPAS, qui veut modifier la loi de 1967 obligeant les femmes à se rendre dans un l'hôpital pour recevoir les pilules abortives
[IMAGE : © Wendy Hope /Corbis]
Début janvier, l'autorité de régulation des médicaments au Royaume-Uni [Medecines and Healthcare Products Regulatory Agency] a révélé que 584 femmes britanniques sont tombées enceintes contre leur gré entre 1999 et 2010, alors qu'elles s'étaient fait poser un implant contraceptif "Implanon". Ce petit bâtonnet long de 4 centimètres et d'une épaisseur de 2 millimètres est censé libérer continuellement pendant trois ans un progestatif. Cette polémique ravive la question des grossesses non désirées en Grande-Bretagne, où la régulation des avortements pourrait bien changer dans les prochains mois.
24 semaines, délai trop long pour les Anglais?
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Au Royaume-Uni, l'Abortion Act de 1967 légalise l'avortement sous un délai maximum de 24 semaines. Ce laps de temps est le plus long d'Europe et peut être prolongé sous indication médicale. Fixé en 1990, plusieurs hommes politiques ont tenté de le raccourcir sans succès, tel David Cameron qui avait réaffirmé un mois avant d'être nommé Premier ministre sa volonté d'abaisser la limite. Il avait alors déclaré " Je pense que la façon dont les sciences médicales et les technologies se sont développées dans les dix dernières années implique qu'une limite maximum de 20 ou 22 semaines serait plus judicieuse ". Quoiqu'il en soit, la dernière fois que les parlementaires ont été confrontés à un vote sur la question, ils ont refusé majoritairement de raccourcir ces 24 semaines.
Des pilules abortives à domicile
La pilule utilisée pour les avortements est la RU 486 ou mifépristone. Elle est vendue sur le marché
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Justine Martin (www.lepetitjournal.com/londres) vendredi 28 janvier 2011
Plus d'infos:
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