

Les grandes attractions touristiques de la capitale feraient presque oublier cette luxueuse marina dissimulée par les bâtiments qui l'entourent. Pour trouver les St Katharine Docks, il faut laisser de côté le Tower Bridge, marcher un peu le long de la Tamise pour échapper à la foule. Et là surprise, on découvre un port, où, au milieu des bateaux de plaisance, sont amarrés quelques vieux gréements?
Un peu d'histoire?
En 1148, un hospice nommé St Katharine by The Tower fut construit à cet endroit, en dehors de la Cité. Au fil des siècles, il accueillit des réfugiés. Des Anglais, contraints de quitter Calais en 1558, puis des Flamands et Huguenots. Il n'en reste plus rien aujourd'hui. Avec l'expansion du commerce du thé de l'Extrême-Orient à l'Europe, le site fut transformé en docks en octobre 1828. Très vite, il devint un point incontournable pour les marchands, aux côtés de Butler's Wharf, port ouvert en 1865 de l'autre côté 
Entre architecture récente et look ancien?
La 2nde guerre mondiale a détruit de nombreux bâtiments, mais de nouveaux ont vite émergé. Les St Katharine Docks n'ont pas renoncé à leur vocation de haut lieu du commerce : au nord, le Commodity Quay a d'abord abrité la London Commodity Exchange ; aujourd'hui, Reuters partage ce grand édifice vitré avec l'International Petroleum Exchange. A l'est, se dresse le World Trade Center. D'autres constructions ont une fonction résidentielle : de luxueux appartements ont été aménagés dans la Ivory House, seule à avoir résisté au blitz, qui servait dans le temps à stocker des denrées précieuses comme l'ivoire, le parfum ou le vin. La façade de l'International House, bâtisse remplie de bureaux, est une réplique de l'entrepôt originel. Enfin, la culture a pris place sur les quais de St Katharine : plusieurs galeries d'art y ont vu le jour : la New LCA pop-up gallery au sein de la Devon House et la Alexander Miles gallery dans l'Ivory House. Des activités sportives et de relaxation comme le pilates, ou le yoga sont aussi proposées : le cadre est sympa mais le prix des séances n'est pas donnée !
Tout autour des bassins, les hôtels, restaurants, bars et magasins ne manquent pas. Le Dickens Inn reste l'un des pubs les plus célèbres de Londres : de la vieille époque, on a récupéré les vestiges d'une brasserie construite avant 1820 en séquoia européen, découverts sous les briques d'une tonnellerie en ruines. Le tout fut réaménagé en ce vaste et beau bâtiment où il fait bon boire un verre, été comme hiver. Il dispose en effet d'une terrasse et d'un « beer garden » pour les beaux jours, mais aussi d'une immense et chaleureuse salle aux allures de taverne, ainsi que de deux étages, l'un réservé à une pizzeria, l'autre à un restaurant classique. Niveau restos, de nombreux pays sont représentés : Emilia's Crafted pasta proposent d'excellentes pâtes italiennes à bon prix ; Bravas Tapas vous sert des amuse-gueules gastronomiques à l'espagnole ; les plats indiens de chez Mala sont authentiques, donc piquants ; et pour un mélange de saveurs péruviennes et asiatiques, optez pour Amaru. Sinon, le café de White Mulberries est vraiment très bon, de même que le vin de Traders Wine, une sympathique cave à dégustation ! Tous les vendredis de 11h à 15h, le Marble Quay accueille le World Food Market, également tenu le samedi sur Riverside depuis quelques temps.
Qui dit docks et bassins dit bateaux !

Zoé Kummerlé (www.lepetitjournal.com/londres), le 14 mai 2017
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