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HARRODS - le TOP 10 inédit et excentrique du temple du luxe depuis 158 ans !

Écrit par Lepetitjournal Londres
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 15 février 2017

 

Le magasin Harrods est, au même titre que le British Museum, une excursion incontournable pour quiconque visite la capitale britannique. Nous en connaissons les décors incroyables, le merveilleux Food Hall et les péripéties entre Al Fayed et la Royauté britannique.  Mais il y a mieux : Cette vénérable institution a construit sa réputation sur sa devise - «?Omnia, Omnibus, Ubique?» («?tout, pour tout le monde, partout?») -, et met en effet son point d'honneur à satisfaire les désidératas les plus fous de ses clients ! Voici donc un TOP 10 des anecdotes et fantaisies qui ont participé à la renommée de ce temple du luxe.

 

1. La devise du magasin «?Omnia, Omnibus, Ubique?»n'était pas un vain mot. L'enseigne, fondée en 1849, cherchait à satisfaire la moindre fantaisie de ses clients. Le dramaturge britannique Noël Coward a ainsi acheté chez Harrods un alligator comme cadeau de Noël. Le service export du magasin expédiait aussi des articles de tout poil aux quatre coins du monde : Leka 1er, "roi des Albanais", était un grand admirateur de Ronald Reagan, à l'époque gouverneur de Californie. En 1967, il lui offrit donc Gertie, un bébé éléphant, par l'entremise de Harrods. Alfred Hitchcock, lui, préférait le poisson et se faisait livrer des harengs jusqu'à Hollywood. Mais en 1976, la législation promulguée sur les espèces menacées d'extinction interdit l'exposition des animaux sauvages, même s'il était toujours possible d'en commander. Le département animalier du magasin, qui avait fait sa gloire, a décliné et fermé en 2014.

2. En 1885, le célèbre magasin a octroyé un crédit à l'écrivain Oscar Wilde, qui faisait face à des problèmes financiers. Une première pour Harrods? et sans doute une dernière aussi !

3. En 1898, Harrods s'équipe du tout premier escalier mécanique au Royaume-Uni. Les clients sont plutôt effrayés par cette nouvelle invention, alors pour les encourager à l'emprunter, un majordome les accueillait en haut de cet escalator ? avec un verre de Brandy. Et dans la veine avant-gardiste, en 1919, Harrods fut le premier à vendre ? des avions, assortis de leçons de pilotage. Un modèle Gipsy Moth était même exposé au second étage.

4. En 1921, c'est une peluche de la marque J.K. Farnell, vendue chez Harrods, qui aurait inspiré à l'écrivain Alan Alexander Milne le personnage de Winnie l'ourson.

5. Avant 1928, Harrods s'écrivait «?Harrod's?». L'enseigne a perdu son apostrophe lors de sa fusion avec DH Evan, un autre grand magasin, situé sur Oxford Street. Une pratique de simplification courante pour les noms commerciaux (Barclays et Selfridges en sont d'autres exemples), mais dénoncée par ?. l'Apostrophe Protection Society. Ces puristes de la langue britannique protestent contre cet abandon abusif, adopté de plus en plus dans l'anglais écrit, et insistent sur l'importance de l'apostrophe.

6. En 1939, les services funéraires du magasin ont embaumé la dépouille de Sigmund Freud, fondateur de la psychanalyse. Mort ou vif, tout le monde vient chez Harrods !

7. Les uniformes des écoles les plus prestigieuses d'Angleterre comme Alton Convent, Kew Green, Kings Court, Mulberry House ou Queenswood sont vendus chez Harrods

8. Avec 330 départements pour 90.000 m2 de rayons, Harrods se décline aussi en banque et agence immobilière.

9. L'ancien Harrods Furniture Depository, entrepôt des objets trop volumineux pour être exposés dans le magasin, s'est aujourd'hui transformé en «?Harrods Village?», un ensemble de 200 appartements de luxe. Il se situe le long de la Tamise, sur la rive sud, près du Hammersmith Bridge, d'ailleurs peint vert et or, aux couleurs de la fameuse enseigne.

10. Les circonstances de la mort en 1997 de Lady Di et de son compagnon Dodi Al-Fayed, fils du PDG de Harrods, ont fait débat. Malgré les enquêtes affirmant la thèse de l'accident, Mohammed Al-Fayed est resté convaincu qu'il s'agissait d'un assassinat commandité par la famille royale britannique. S'en sont suivi de nombreux tumultes concernant le titre de fournisseur officiel du magasin («?Royal warrant holder?»), tous liens commerciaux ont été rompus : Mohammed Al-Fayed a fait enlever toutes les mentions relatives à la monarchie britannique du blason, des enveloppes, du papier à lettres, des bâtiments et même des véhicules. Aujourd'hui, chez Harrods, la monarchie britannique a cédé la place de facto à celles du Golfe.

10 bis ! Depuis 2010, le milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed n'est plus propriétaire du groupe Harrods. Il a vendu à Qatar Holding, une société gouvernementale d'investissements. Les conditions financières de l'accord n'ont pas été divulguées, mais le montant de cette vente a été estimé à 1,5 milliard de livres, soit 1,7 milliard d'euros. Al-Fayed était à la tête de la célèbre enseigne depuis 1985, il l'avait achetée pour 615 millions de livres (714 millions d'euros).

Camille Bottin et Angélica Tarnowska (www.lepetitjournal.com/londres), le 15 février 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 15 février 2017, mis à jour le 15 février 2017
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