

Après son adoption à l'Assemblée nationale le 22 décembre, les sénateurs français examinent aujourd'hui une proposition de loi UMP punissant d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende ceux qui ?contestent ou minimisent de façon outrancière l'existence d'un ou plusieurs crimes de génocide reconnus comme tels par la loi?, dont le génocide arménien, reconnu en 2001 au Parlement français. La Turquie, qui réfute ce terme, menace Paris de sanctions dans divers domaines de coopération si la loi entre en vigueur, issue probable dans la mesure où le texte est soutenu tant par l'UMP que par le Parti socialiste. Lepetitjournal.com d'Istanbul a demandé à des lecteurs, Français de Turquie et Turcs francophones, de livrer leur opinion sur la proposition de loi et ses conséquences en cas d'adoption
Frédérique Guégan, vit et travaille en Turquie depuis quatre ans et demi :
?Cette proposition pose selon moi beaucoup plus de problèmes qu'elle n'en résout? Connaissant le ressenti des Turcs, je vois combien ils sont choqués et combien ceux qui étaient plutôt neutres sur la question jusqu'à présent bloquent désormais. Cela ne me semble pas être une bonne façon d'agir de la part de la France, qui décide dans la rapidité, seule, d'agiter cet étendard car cela se retourne contre son image ici en Turquie, un pays avec lequel elle doit au contraire continuer de développer ses relations?

Photo crédit personnel








































