

A l'occasion d'un programme organisé le 28 octobre à Ankara par la Fondation turque pour la recherche sociale, économique et politique (TÜSES), le chef du Parti républicain du peuple (CHP, opposition) Kemal Kılıçdaroğlu a appelé le pouvoir à organiser des élections anticipées, tout en critiquant l’état actuel de la justice et de la démocratie en Turquie. “Selon le gouvernement, tout le monde devrait garder le silence. Lui seul [le président turc Recep Tayyip Erdoğan] devrait parler. [...] Mais nous allons démolir cette culture”. Un discours critiqué le jour-même à Konya par le chef de l’État, pour lequel des élections anticipées ne peuvent avoir lieu que "s’il y a une impasse au sein du Parti de la justice et du développement (AKP)".
Recep Tayyip Erdoğan a donc démenti les rumeurs d'élections anticipées, alors que son Parti de la justice et du développement (AKP) connaît ces dernières semaines une vague sans précédent de démissions de ses maires. Des maires “licenciés ou forcés de démissionner”, a fustigé le leader du CHP, tandis que Recep Tayyip Erdoğan a jugé “nécessaire un changement interne au sein du parti” en vue des prochaines échéances électorales. Des élections municipales sont prévues pour mars 2019. Elle seront suivies par une présidentielle et des législatives en novembre de la même année.
Aylin Doğan (www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 31 octobre 2017
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